‹ Traité du microscopeChapitre 475 sur 578 · PRÉPARATION DES INFUSOIRES FLAGELLÉS · texte numérisé non relu

PRÉPARATION DES INFUSOIRES FLAGELLÉS

contractiles. Sur les uns, les deux moitiés de la cuirasse sont à peu près égales et cornues, tels sont les Ceratium (tig. 239^ i ), etc. Sur d'autres, ces deux moitiés sont tout à fait inégales, tels sonllûs Dimphysis (fig. 239, 5), etc. Leur longueur est en général de

FiV. 240 '

0-,e4 à 0-",07. Il en est sur lesquels la cuirasse ne porte pas de sillon transversal, tels sont les Powcenirii^m (fig. 239 2) qui ont le flagellura placé sur la partie la pins antérieure du corps. Leur longueur est en général de 0°"",0o seulement.

873. Les Infusoires flagellés ou du quatrième ordre se distinguent par la présence d un Hagellum sans cils vibratiles. Ce sont les plus simples de tous les mfusoires et parmi eux ou a souvent rangé des corps reproducteurs ciliés mâle et femelle, des algues. (Voy. le ta-

Euglena et la masse de leuf corps ost cnnlracliir- " n , ??.'"^ ''""^'^ les A-ibrions, infusoires nagellés voisins des lùuilena nni 1?," ' '"••'"S<^<mt des

et beaucoup d'autres algues. -ô. Eanlonatuiun. a^e': 'es CloHn-imn

avec formation des petits l.AtonneU A l i^t^r '/^ ^'^^i^''' " 'l- ^«f/'""" «f„.,, Vésicule coutraetile.-:;. Okucu. ]>h, ,^^:'^^^X;^^, P-'oanction. rc.

'Jlena (eaux stagnantes). (Voy. p. 79 l'explication Î^ iu-^s ^'"'^''- ~ ""''■'f"'

8i/i, PRÉPARATION DES VOLVOCIENS.

bicaii de la classification dos infusoires, ci-dessus, page 792.)

On trouve aussi parmi les OsciUariéeselautrcs plantes aquatiques le Phacus {Eucjlena) pleuronectes Duj. Leur vésicule (fig. 240, 5 vc) contractile par sa présence, fait considérer ces êtres comme étant des animaux plutôt que des plantes. (Claparède, Lachmann et Carter.) L'existence de celte vésicule chez les Infusoires et les Rhizopodos amibiens est le plus sûr caraclôre distinctif entre ces animaux et les plantes • plusieurs des premiers peuvent en effet contenir une matière colorante verte comme les végétaux, et être tantôt colorés, tantôt incolores selon les âges.

La figure 240 (3), représente YEuglena viridis Ehr., avec son llaf'elUirn ; vc est la vésicule contractile.

G Thuret pense que les Diselmis [Chlamijdomonas), Gonmm Pamlorina, Volvox, Pwtococcus pluvialis, etc., doivent aussi être rangés parmi les animaux infusoires et non dans les plantes, maigre leur couleur verte, en raison de la présence de leur flagellum, différent des cils. (Voy. p. 733.)

Avec les Phacus on observe souvent beaucoup de Cryptogiena Ehrenberg (fig. 240, 6, 7, 8 et 9), corps représentés par une cellule ovoïde pleine de chlorophylle, avec un flagellum {^) cihîorme, sortant par le goulot de la coque. L'animal perd son flagellum, tourne dans l'enveloppe (6) qui se fend (7) à une certame époque et il rampe par expansion amiboïde comme les Euglenes (8). On voit alors très-bien leur point rouge. Leur enveloppe ou coque est cassante, brune ou incolore d'une espèce à l'autre. L ammoniaque dissout leur flagellum et fait cesser aussitôt leurs mouvements, sans dissoudre cette coque. Les Cryptomonas ne différent des Cryptogiena qu'ils accompagnent parfois que par l'absence du point voncre dit oculiforme. On trouve beaucoup de leurs coques vides danl la vase, autour des amas d'œufs des mollusques,^ des culici-

'^'87tLes infusoires qui composent le genre Volvox «ont parfois assez grandspour êtrevus àl'œil nu. En général, ^1 «^^sureirt G 0 à 0™- 50 et 0">™,90. On en décrit les espèces suivantes . Volvox nranùlum, pUula, sociaUs, morum, lunula, vegetans, globator donl plusieurs ne sont que des phases diverses du développement de ce dernier. On les prépare comme il a été dit page oa/.

On les trouve dans l'eau douce et l'eau de mer corrompue, les marais en juin, au printemps et en automne, avec la C«'-^«;;'« l-;ndis (p. 782), à la surface des étangs couverts d une peUioule d un

PRÉPARATION DES VOLVOCIENS. 8^5

vert sombre, en septembre et durant les'derniei's mois de l'ajmée. Mûller en a trouvé dans l'eau de rivière en novembre ; il a aussi recueilli le Volvox socialis sur le Chara vidgaris; il en existe dans les mares couvertes de Lemna, dans l'infusion de chônevis, etc. Les Volvox ont la forme de spbèros creuses renfermant de l'eau dans leur cavité centrale, et dans leur couche gélatineuse, on voit les individus sociétaires qui sont munis d'un double flagellum, et avant seulement 0"'"\0{ à 0">'",02. au plus de large.

Toute la colonie nage de concert, réunie sous celle enveloppe commune, en tournant par l'action des flagellum saillant au dehors. Elle a deux modes de reproduction, l'un sexuel, l'autre asexuel. Le dernier est celui qu'on observe le plus fréquemment On voit dans ce cas un ou plusieurs individus grossir notablement et tomber dans l'intérieur delà cavité remplie d'eau. Chacun se segmente en deux ou en quatre, huit, seize, etc., etc., jusqu'à ce que le nombre des segments égale le nombre d'individus formant une colome. Chaque individu a donc donné naissance à une de ces co ornes, qm ne tardent pas à devenir libres par la rupture de l'enveloppe commune. Les choses se passent ainsi pendant une "lon-uP sujte de générations; mais vient un moment où un autre mode de propagation est mis en usage. Comme il arrive dans plusieurs autres groupes, les espèces de ces animaux peuvent être monoïques, ces -a-d,requetousles Volvox peuvent être mâles et femelles ou quelques-uns mâles et les autres femelles. Dans ce dernier cas,' un individu se segmente en nouveaux individus dont l'apparence est

dtm^r- ''''' d'un'double fla

e,ellum. Ils se reumssent sous une apparence tabulaire à la mT niere des BaciUariées, et s'entourent d'une enveloppe n q.^ ; " e déchire; les bâtonnets se séparent ensuite et nagent dans ' nté

ImeUe' i v^ ^;'^^^•''T'™"^"'' ^«P-^«"tent le sexe lemeiie et 1 y a bientôt fusion des uns et des autres. La masse qui

en resuite s en oure elle-même d'une membrane délicate revô?^ d une. autre plus dure, dentée à sa surface. En dernier ieu

e^:s:i's7:^rr7r- ^'^^ '''-'^'^^^^^^ ^^'^

V on; 1 ^ Pl^énomènes que nous

venons de décrire se répéteront de nouveau et dans le même or

ctres^ On doit ces remarques à Cohn et à Carter «/5. Les infusoires du genre Monas sont généralement d'une

816 l'l\Èl>AU.VnON DliS MONADIENS.

forme très-simple, ont le corps sphérique et ovoïde ou cylindrique avec un ou sans aucun appendice extérieur. Leur bouche, res-di ficile à apercevoir, est seulement un orilice dépourvu de cils ou de poils, excepté dans une ou deux espèces. Les Monades sont mcolores et très-transparentes. ,

Leur corps montre dans quelques-uns deux ou plusieurs cavités ou sacs olobuleux qui communiquent probablement entre eux; on ne peut même convenablement examiner les sacs digestifs des Monades qu'autant que l'eau dans laquelle ils existent a été teinte avec du carmin, etc. (voy. p. 796), car, sans cette précaution, la nourriture prise par ces animalcules étant d'une transparence égale à celle qui leur est propre, ne laisse dans leur intérieur aucune

trace sensible. . ,. a

Les Monades se multiplient par la division d un individu en deux ou plusieurs autres, qui se subdivisent également, lorsqu ils ont atteint leur entier développement. Il faut, pour les bien voir, se servir des plus forts grossissements. Ces animalcules se trouven a la surface des infusions végétales ou animales en nombre considérable Les principales espèces citées sont les : Monas termo, atomus, Uns, punctum {Bodo punctum, E.), yuUula (Ehr.), mica, iwa ^ On trouve ces infusoires dans l'eau pure, limpide, pendant i ete,

quelquefois dans l'eau de mer longtemps con- servée; dans les eaux salées, celle des. marais au printemps, ainsi que dans les infusions de • champignons, dans les détritus de matières animales et végétales, etc. Leur étude exige un grossissement de 500 diamètres et au delà. (Voy. dans la section suivante le chapitre consacré aux vibrions ou bactéries.)

En se reportant à ce qui a été dit plus haut ^ de l'observation des mouvements vibratiles et

n fP nni sera dit plus loin des spermatozoïdes

Fis Ui. — Ci;rcomonas a ce qUl sei d uil r .

deviniesiin. ^^^^^s , OU comprendra aisément com-

1 ■ il imnorte de ne pas confondre les monades avec les épithebien il impoite ae ne pa avec les sper-

liums nucléaires ciliés (voy. page 7.o, fig. -H), ni

comoteur et d'une queue (fig. i^l, o ov rencontrent dans beaucoup d infusions et dans les mucus en voie d'altération.

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