EXAMEN DE LA REPRODUCTION GEMMIPARE
cas de fissiparité longiludiiialo, lo grand axo du globule se dirige transversalement {Vorticellina).
4" Si le nucléus est multiple on observe des phénomènes plus curieux encore. 11 y a des infusoires qui possèdent deux de ces organes réunis par un cordon de jonction : Slylonychia, etc. ; dans ce cas le cordon do jonction se contracte, les deux ovaires se pénètrent mutuellement, la coalescence a lieu ; bientôt l'allongement se fait, comme dans le cas précédent, et au moment où l'infusoire s'est divisé en deux, le nucléus s'est partagé de manière à donnera chaque moitié un nucléus spécial qui, par la suite, reproduira un ovaire à deux globes comme celui du -parent.
Chez le Stentor où l'ovaire multiple est moniliforme, composé d'une série de grains en chapelet, il y a encore coalescence de tous ces grains en un globe unique et partagé par moiiié entre les deux êtres qui proviennent de la scissiparité. Plus tard, chaque noyau devient moniliforme par suite d'étranglements successifs.
M. Balbiani indique encore une évolution de ce genre, quoique plus compliquée, chez le Spirostomiim ambiguvm.
. 5" Des phénomènes analogues se passent dans le cas où les nucléoles sont multiples comme dans le Stylcnychia mylilus.
880. Reproduction par Gemmiparité. — Jusqu'ici, on ne l'a rencontrée que chez un nombre fort restreint d'individus et dans deux familles seulement : celle des Vorticelliens et celle des Acinéliens ; on a même souvent décrit comme (jemmes beaucoup de corps qui n'étaient que des productions fortuites ou des parasites.
Il y a deux modes de gemmiparité. L'un est caractérisé par les phénomènes suivants : sur l'une des parois un mamelon se montre s'allonge, à sa base se produit alors un sillon qui devient de plus en plus profond, l'excroissancesepédiculise, le pédicule s'étiredeplus en plus et la séparation a lieu. Le mamelon forme une cjemme oupropacjule qui flotte dans les eaux, se complète bientôt et donne un organisme en tout semblable au parent. L'autre mode de gemmiparité a été vu et décrit par MM. Claparède et Lachmann. Au premier abord, il semble ne différer en rien du précédent, mais le bourgeon se prolonge à l'intérieur du corps pour s'énucléer ensuite.
Les Acinétiens donnent, à leur intérieur {viviparité) , des gemmes ou embryons qui, après quelque temps, passent à l'état adulte et reproduisent en tout les formes de l'infusoire dont ils sont sortis {Acineta ; Podophrya ; Ophriodendrum) .
Dans tous, à quelques variations de détail près, les phénomènes,