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EXAMEN DE I.A REPRODUCTION GEMMIPARE

sont à peu près les mêmes. 11 osUles cas dans lesquels il n'y a qu'un seul embryon de rormé dans l'intérieur du parent, c'est ce qui arrive dans la Podophrija quadvipartila ; dans d'autres, parfois le môme Podophrya quadripartita, ces embryons sont fort nombreux.

Dans la Podophrya quadripartila à gomme unique, l'embryon se forme au-dessus du nucléus de l'animal parent. Cet embr yon qui, dans son plus grand diamètre, est à peu près aussi long que le parent est large, se place transversalement dans son corps. L'emi)ryon tourne rapidement autour de son axe, tandis que le corps du parent rétracte ses suçoirs et se contracte violemment sur lui. Peu à peu l'embryon est poussé vers la parije supérieure, soulève la paroi, fait une hernie légère d'abord, plus prononcée ensuite; la paroi se déchire dans une violence contraction et l'embryon est lancé au dehors. Alors il déploie les cils qui l'entourent et se met à nager rapidement dans les eaux. La plaie se referme sur le parent qui absorbe à l'aide de seS suçoirs tous les aliments qui tombent à sa portée et refait un nouvel embryon. (Voy. p. 811, fig. 255.)

Dans les cas d'embryons multiples soit du Podophrya qiiadripar-tita, solide VEpistylispilcaiilis (Yorticelliniens), les phénomènes sont à peu près les mêmes, si ce n'est que, dans l'intérieur du corps du parent on trouve un grand nombre de toutes petites gemmes qui s'échappent bientôt les unes après les autres par une ouverture ou plutôt une déchirure du parent.

MM. Claparède et Lachmann ont observé la formation d'embryons internes chez les infusoires dont les noms suivent et qui n'appartiennent pas au groupe des Acinétiens : 1° Stentor polymorphus Ehrenb. 1" Paramecium Aurélia, Ehrenb. '5" ParamechimBursaria, Focke. 4° Paramecium putrinum, Clap. etLach. h^Dicyema Muelleri, Clap. et Lach. (fig. 236.) 6« Vrnula Epislylidis, Clap. et Lach.

De l'enliyslement des infusoires.

881. L'animal qui veut s'enkyster arrête ses mouvements; il sécrète autour de lui une sorte de coque fermée de toute part, dans laquelle il se trouve à l'abri de l'action de tous les agents extérieurs.

L'animal s'enkyste dans trois circonstances : 1» pour échapper à un dessèchement complet ; c'est le cas le plus fréquent et on peut reproduire l'expérience, pour ainsi dire, à volonté. On n'a qu'à laisser dessécher une préparation dans laquelle se trouve le Colpoda Cucullus. Grâre à cet onkysfement, l'animal résiste à la sécheresse

IÎXAJIKN DK I/^NKYSTEMUM UliS infusoires, consoi'vanl, sous son kyslo, l'onu de combinaison nécessaire à sa vio. Les kystes s'allachont aux brins des herljes humides lorsqu'elles sèchent, telles que les foins; ils reviennent à la vie lorsqu'on met les plantes sèches ou leur poussière dans l'eau (infusion ou macération) ou dans l'eau sur le porte-objet du microscope.

2" L'infusoire s'enkyste pour se nourrir à son aise (Claparède et Lachmann). Sur certain Episty lis plicatUis, on voit l'animal se couviùr d'un kyste; celui-ci, mis dans des conditions favorables, au lieu de donner unEpistylis, produit un Amphileptus, de là l'idée d'une liaison intime entre ces êtres et de leur métamorphose. Mais le phénomène se réduit à ceci : un Amphileptus affamé s'approche d'un EpistyÛs, et avale VEpistylis tout entier en se refermant sur lui à l'endroit où le corps est porté par le pédicule. Dès lors il sécrète son kyste, à l'intérieur duquel il se livre à de violents mouvements pour arracher sa proie à son pédicule ; cela fait , il reste enfermé • jusqu'à ce qu'il ail absorbé l'Epistiilis, puis il en sort, mais imp/uMws comme auparavant. Sur le môme pied, on trouve des kystes A'Epistylis en apparence semblables, mais qui sont de la nature de ceux que nous venons de signaler comme destinés à mettre l'animal à l'abri des agents extérieurs.

3" Les Infusoires s'enkystent pour se reproduire. Un colpode qui va se diviser tourne avec rapidité ; . un sillon apparaît, puis, parfois on en voit un second perpendiculaire au premier; c'est alors qu'on aperçoit le kyste. A travers la paroi, on assiste à la division du colpode, en quatre et quelquefois en huit; autour de chacune de ces divisions se montre un kyste spécial, alors le kyste commun s'ouvre et laisse échapper les quatre ou huit kystes speciaux Stein a vu le même enkystement se produire chez le Microstoma Vorticella. Dans ce cas le nucléus se partage en fragments qui deviennent déjeunes embryons. Plus tard le kyste laisse échapper ces petits êtres (qu'il compare aux Monas Colpoda et M. scmlillans), par des prolongements tubuleux qui se forment de place en

^^ïuivant M. Gerbe , deux Colpodes accouplés s'enfermeraient dans le kyste, et alors seulement produiraient les quatre corps rappelant beaucoup, par leur organisation, les œufs que M. Balbiam a signalés dansla reproduction sexuelle. Ces œufs, devenus libres, reproduiraient bientôt un être semblable au parclit. (\oy. la thèse de concours de L. Marchand : De la reprodvclion de^ ammanx xnju-

EXAMEN DE L'EINKYSTEHIENT DES INFIISOIRES. 827

soires. Paris, 18G9; in-4" page 50 et suiv. contenant sur ce sujet un résumé des travaux modernes.)

882. Pour étudier les kystes il'est bon d'observer d'abord la poussière sèche, puis humectée sous le microscope, poussière obtenue en secouant du foin sur une feuille de papier. Ce sont surtout des kystes de Colpodes qu'on obtient ainsi. L'animal en sort en s'étirant au travers d'une petite ouverture qui s'y produit par rupture. On trouve aussi des kystes, ainsi que l'a montré M. Pouchet, dans la pellicule molle, pulpeuse, grisâtre, que ce savant nomme pellicule ou stroma proHgêre ; elle se compose surtout de Lepto- Ihrix, ou Bactéries, soit à l'état de Micrococcus, soit bien développées de Vibrions, de Spirillum, et de Menas. Dans ces derniers kystes, M. Pouchet dislingue ceux dont il vient d'être question et qu'il nomme kystes de conservation et de multiplication, de ceux qu'il considère comme des ovules spontanés, c'est-à-dire produits par génération spontanée. Ils sont clairs, translucides, finement granuleux, plus petits que les infusoires ciliés qui s'enkystent comme il vient d'être dit et d'abord sans vésicule (voy. p. 790) dite parfois cœur mpunctum saliens. (Voyez Pouchet, Hétérogénie. Paris 1859 in-8°. Nouvelles expériences sur la générât . spontanée. Paris 1864 in-8°. Coste, Z)<t développement des infusoires ciliés. Comptes rendus des séances de l'Acad. des sciences. Paris 1864 in-4" t. LIX, p. 159, 558, etc.)

TROISIÈME SECTION

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