‹ Traité du microscopeChapitre 48 sur 578 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Indications spéciales pour les injections de divers canaux excréteurs, de divers organes, et de quelques animaux en particulier.

79. Les injections partielles doivent être préférées aux injections générales, qui sont toujours très-inégales ; en effet, quand on injecte tout un auimal, certains organes se remplissent plus facilement que d'autres ; quelques-uns se rompent sous l'influence de pressions faibles, tandis que d'autres peuvent en supporter de trèsfortes.

De plus, l'injection générale pour l'homme et les grands animaux serait très coûleuse en raison de la grande quantité de matières qu'elle nécessiterait.

Injections partielles des vaisseaux sanguins. 80. Toutes les glandes et tout le tube digestif ;s'injectent mieux seuls, isolés des autres parties du corps. Cela est surtout vrai lorsqu'on veut remplir les deux ordres de vaisseaux, parce qu'on voit mieux où en est la première injection et le moment où il faut s'arrêter pour pousser la seconde. Cependant , pour les petits animaux, c'est le procédé généralement employé.

Dans les injections générales, on placera la canule dans une artère carotide du côté du cœur ; on liera l'artère au-dessus et on ouvrira la veine jugulaire.

Pour les vaisseaux delà peau, des muscles, du tissu adipeux, etc., on injectera un membre. On détachera un bras, par exemple, avec l'omoplate, puis, découvrant l'artère humérale vers sa portion moyenne, on y fixera la canule et on ouvrira à ce niveau une dos veines,superficielles pour faciliter la sortie des liquides restés dans les vaisseaux ; une ligature élastique disposée, comme nous l'avons dit, sera placée à la racine du bras.

Ouelques organes situés dans la tète peuvent être injectés isnlement," les yeux, la langue, etc. Mais la difficulté do placer les canu- ■ les et les nombreuses anastomoses font préférer l'mjection do toulo

DliS INJECTIONS l'ARTIELLES. Gl

la lèlc. Ou soclionne le cou près des épaules, la canule est mise dans une artère carotide, la veine jugulaire correspondante est maintenue béante, l'autre artère carotide et les deux vertébrales sont liées, on serre, en outre, fortement le cou au-dessous de la canule avec des liens élastiques.

L'injection isolée des artères des organes génitaux externes est assez facile,' mais il faut être prévenu qu'une pression trés-forte et trés-prolongée est nécessaire pour pénétrer jusqu'aux aréoles des corps caverneux.

Les organes du petit bassin seront injectés en masse parl'iliaque Interne, en prenant soin de lier les vaisseaux sectionnés ou les anastomoses importantes.

Les veines des membres, de] la tête et du bassin seront injectées par les artères, comme nous l'avons dit au paragraphe 78, page 59; on fera pénétrer d'abord l'injection bleue, puis la rouge qui cliassera la première dans les veines.

Pour la plupart des organes splanchniques, l'injection des artères et des veines peut se faire isolément par les troncs artériels et veineux. (Pom' les injections veineuses, voy. p. 66). ^

Veut-on remplir les vaisseaux d'une anse intestinale séparée du reste du conduit digestif, on place la canule dans le tronc artériel principal, puis, après avoir, reployé les deux extrémités de l'anse et le mésentère attenant jusqu'à la canule, on fait une ligature en masse autour de cette canule ; on ouvre une veine, et l'opération peut commencer.

Si l'injection revient par la veine avant d'avoir rempli tous les capillaires, comme cela a lieu pour le rein et d'autres organes, on place une pince à pression continue sur l'orifice veineux "avant de terminer complètement. C'est surtout l'injection de l'estomac, du duodénum et du pancréas qui exige le plus grand nombre de l'ioatures et de cautérisations. , "

81: On sait que, lorsque l'estomac contient des aliments le suc gastrique sécrété pour les digérer attaque, après la mort, la muqueuse aussi bien que son contenu. Cette action est o-é„éra e ; mais, chez les poissons, elle est tellement énergique (che'z les sélaciens en particulier), que les parois de l'estomac dans toute eur épaisseur et une partie de celle des parois abdominales, son altérées en quarante-huit heures, au point de faire manquer toute injection. Le même fait a lieu, mais moins énergiquen enl d. ^ e ccum ou dans la partie correspondante d, l'intest " l e Hn

Page 1