INJECTIONS PARTIELLES
maux qui n'en ont pas : telle est l'extrémité inférieure de l'intestin
à valvule spirale des plagiostomes.
Gomme immédiatement au-dessous de l'épithélium, les muqueuses sont couvertes d'un réseau de capillaires à mailles Irès-serrées, il est, le premier attaqué, et l'on a une fuite à toute la surface m-
terne du viscère.
Cet inconvénient se produit dans l'intestin grêle et dans le gros intestin, lorsqu'ils renferment des matières alimentaires, mais d'une manière moins prononcée dans le dernier que dans l'autre, de sorte qu'on a plus de chance d'y voir réussir l'injection. Du reste pour bien injecter d'assez grandes surfaces, il est rare qu on ne sôit pas obligé de pousser au point de déterminer quelque rupture des capillaires, sans que pour cela l'injection soit toujours
manquée. . n •.. .
C'est cette pluie d'injection, qui a lieu par une infimle de petitsorifices, quand la muqueuse est digérée ou déjà trop altérée qui a fait croire à quelques analomistes, que les capillaires ont des orifices à la surface des villosilés ou ailleurs ; mais lorsqu'elle a lieu, l'étude de la muqueuse, faite au microscope, montre des ruptures par lesquelles on voit toujours une petite gouttelette faire saillie. Lorsqu'au contraire il n'y a pas de fuite ou qu'ellene se prodmt que par place, on n'observe rien de semblable, et l'on peut constater l'intèo-rité des parois et la netteté des contours des capillaires. Alors seulement l'injection est bien réussie, les réseaux bien remplis; ce qui n'est pas dans l'autre cas, aussi bien dans l intestm grêle, où il y a des viUositès, que dans l'estomac et le gros intestin,
qui en manquent.
Il faut tirer parti des fails dont nous venons de parler pour prendre les précautions suivantes, auxquelles on est amené par 1 expérience C'est que chez les animaux dont on veut faire une injection artérielle fin^ et générale et qui ont l'mtestin rempli, il faut iniecter immédiatement après la mort, ou, si c'est impossible, lier les troncs intestinaux, autrement on aura des fuites qui feront manquer l'injection. Leur tube digestif ne peut recevoiralors qu mie injection grossière. Lorsque les parois sont digérées dans une certaine épaisseur, on voit le liquide, injecté par les artères, revenir par les veines, ou vice versa, dès qu'il est arrivé à des vaisseaux d'un demi-miUimèlre de diamètre. Ceci a lieu surtout chez les poissons et les reptiles, mais ne se présente pas quand on prend un ani^ mal dont l'intestin est vide.