LNCINÉRATION DES TISSUS VÉGÉTAUX
D'après Sc/iHto, on doit préparer de la façon suivante le ehlorure de zinc iodé : la solution de zinc dans l'acide clilorliydriquc est évaporée à consistance sirupeuse, tout en la remuant sans cesse avec une lame de zinc métallique. On ajoute alors 6 parties environ d'iodure de potassium pour 100 de liquide. On finit en y ajoutant de l'iode autant qu'il s'en dissout et de l'eau en quantité nécessaire.
2" Liqueur nilro-mercurùjue ou réactif dé Millon (dit souvent, mais à tort iiitrite de mercure. Voy. p. 324).
5" Liqueur ou réactif ammoniaco-cuprique . — On le prépare eu dissolvant de l'oxyde de cuivre récemment précipité et encore humide dans de l'ammoniaque liquide. (Schweizer, de Zurich.)
Le réactif ammoniaco-cuprique sert à dissoudre la cellulose des cellules non lignifiées par incrustation. (Cramer, de Zurich.) L'acide chlorhydrique précipite la cellulose de celte dissolution sous forme de flocons.
4° Chlorate dépotasse. — Il sert dans le procédé de macération imaginé par Schulze. On prend l'objet que l'on coupe en tranches minces. On les dépose sur le porte- objet et on les couvre d'une quantité de chlorate de potasse égale à leur volume, puis on ajoutff quelques gouttes d'acide nitrique. La lame de verre est ensuite exposée pendant une à trois minutes à la chaleur d'une lampe à alcool. Après la réaction, ou lave en répandant à plusieurs reprises de l'eau, au moyen d'un pinceau, sur la préparation. On parvient de cette façon à isoler les cellules.
Incinération et coupes des tissus végétaux.
885. Pour incinérer les coupes des tissus végétaux riches en silice, etc., tels que ceux de la partie superficielle des tiges des Graminées, les Équisetum, les Diatomées, etc., etc. On les lient audessus de la flamme d'une lampe à alcool sur une lame de platine, telle que le couteau de platine des laboratoires de chimie. Quand l'incinération est complète et la lame refroidie on renverse celle-ci avec la pellicule de cendre sur le porte-objet, dans une goutte d'eau pure ou glycérinée qu'on y a rais d'avance. Pour les Diatomées et quelques autres plantes, il est bon démettre une goutte de solution concentré de chl fi rate de potasse sur la coupe avant de la porter sur la lampe à alcool.
Dans l'exécution des coupes des tissus végétaux (voy. p. 547, 550 et 351 et suiv.) il est rare que celles-ci soient également bien réussies sur toute leur surface. Les bords sont d'ordinaire les par-
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lies les meilleures. 11 importe peu que la coupe soîl très-large; sa minceur et l'iutégrilé des cellules sont les conditions essentielles d'une bonne préparation. Avant de couper les bois durs ou les graines, on fera bien de les laisser séjourner un jour ou deux dans l'eau froide pour les ramollir. Quant aux bois tendres, le meilleur moyen d'en obtenir des coupes délicates, Unes, c'est d'employer l'injection de stéarine fondue; aucun autre procédé ne pourra donner des coupes aussi fines. On fuit disparaître ensuite la stéarine à l'aide de l'élber ou de la benzine ^ (Scbaclil.)
La grosseurrelative des objets fera modifier les procédés d'opération; les corps unpeu gros se tiennent de la main gauche entre le pouce et l'index ; on enferme au contraire entre deux lamelles de liège ou de sureau les corps de dimensions trop petites, tels que les tiges de mousses, les petitesbranchesou les petites racines, les feuilles, l'épiderrae ou les autres tissus disposés par couches, les petites graines, etc. Quant aux parties encore trop délicates pour supporter la pression entre les lames de moelle de sureau, on les lient avec la plus grande précaution entre le pouce et l'index. C'est là particulièrement le procédé à suivre pour couper un petit objet en deux parties égales. Désire-t on au contraire obtenir une tranche passant par le milieu d'un corps très-petit, tel qu'un embryon pris' dans une graine, on porte ce corps sur l'index, en né se servant du pouce que pour l'empêcher de le déplacer. On mouille préalablement le doigt pour rendre les déplacements moins faciles, et l'on fait la coupe en appuyant solidement le bras gauche contre la table. On observe au microscope ces coupes d'abord sans verre-à-couvrir, et souvent il sera bon de retourner la préparation sur elle-même. C'est alors qu'on découvrira en quel point et de quel côté on . peut faire mieux encore à l'aide d'une nouvelle section. On reporte dans ce cas l'objet sur l'index de la main gauche et on recommence l'opération, après avoir bien examiné à la loupe la véritable position de la coupe sur le doigt, si la coupe est assez fine ; mais s'il reste quelques parties adhérentes dont il soit nécessaire de se débarrasser, on détachera ces derniers sous la loupe montée, avec les aiguilles ou les petits scalpels. (Schacht, loc. cit. p. 61 et 65.)
1 Depuis Jlalpigtii [Anatomeplanlayam, 1673), et LeeuweiihoeclJ (1G80 à 1722) ou trouve la description et la représentation de coupes minces d'un grand nombre de tissus et d'organes des plantes dans Joblol, Baker, Ledermuller, .\dams cl autres. On s'étonne même, en les voyant, de ne pas rencontrer celles de quelques-uns des tissus animaux qni ont une consistance analogue.
COUl'liS «ES GlUlNES ET DES DOIS FOSSILES. 831 886 Pour les graines Irès-pelites , les grains de pollen , et les spores on prend un bâton de moelle de sureau sèche, Ionde 2 à 5 ceulimètrcs à peu près et aussi large que possible. On fait à Tune des extrémités une section plane, bien nette, que 1 on recouvre ensuite d'une couche de gomme très-consistante.
Cette gomme, en dissolution, doit être claire et privée de toute impureté, ce qu'on obtient en laissant la liqueur reposer un jour ou deux. On plante debdut ce petit bàlon de sureau, et l'on laisse la couche gommeuse se dessécher lentement ; après quoi on ajoute une seconde couche et on sème ensuite à la surface les petits objets à étudier.. Le bâton est replacé dans la position précédente, et lorsque le tout est bien sec, on ajoute une troisième et dernière couche de gomme. C'est alors qu'on peut faire des coupes excessivement fines à travers la gomme et la moelle de sureau, à l'aide d'un rasoir bien affilé , à lame concave. On enlève les coupes avec une aiguille sèche , et on les porte dans une goutte d'eau préparée à l'avance sur le porte-objet. Les premières coupes d'ordinaire ne fournissent rien, jusqu'à ce qu'on arrive à la surface sur laquelle ont été déposés les petits objets. Avec un peu d'exercice et de patience, on obtiendra de la sorte des coupes très-élégantes et d'une très-grande finesse. 11 est essentiel en même temps que la masse, gommeuse soit arrivée à un degré tout à fait déterminé de dessiccation et qu'elle ne soit ni dure iiij molle ; lorsqu'elle est trop sèche, on la ramollira avec l'haleine. 11 est utile également d'ajouter un peu de^ucre à la dissolution gommeuse pour empêcher le fendillement pendant la dessiccation. Les sections faites dans la gomme doivent offrir des surfaces brillantes ; lorsqu'elles sont rugueuses, c'est que les corps intérieurs ont été plus ou moins déchirés; voiU pourquoi le rasoir doit être aussi tranchant que possible. (Schacht, p. 64.)
Pour étudier des bois fossiles, il est nécessaire de les mettre à digérer pendant plusieurs jours dans une dissolution de carbonate de soude et de les laver ensuite avec de l'eau. 11 est possible après cela de couper des bois qui, sans ce traitement, n'auraient pu fournir aucune coupe utile. On peut faire des coupes longitudinales et transversales dans des bois transformés en carbonate de chaux en se servant d'une scie faite d'un ressort de montre, et en les polissant ensuite. Après avoir obtenu une première surface avec la scie on la polit en la froltant, à plat, avec de l'eau, sur une fine pierre à aiguiser : on emploie alors la scie pour la coupe, et l'on