DE L'EMPLOI DU MICROSCOPE EN ANATOMIE ET EN PHYSIOLOGIE VÉGÉTALES
885. Les ouvrages spécialement consacrés à l'emploi du microscope en botanique indiquent tous avec raison qu'il n'est pas possible de donner dans un livre une méthode spéciale pour chacun des cas particuliers qui peuvent se présenter. Cette section sera, on le comprend aisément, destinée bien plus à l'exposé des instructions nécessaires pour arriver à résoudre les" questions de morphologie, d'anatomie et de physiologie végétales développées dans les traités do botanique, qu'à une énumération des objets microscopiques dont l'examen peut être récréatif ^
' Les observateurs qui désireraient se livrer spécialement h des études d'ana-
EMPLOI DU MICROSf.Ol'E EN IIOTANIQUE.
CIUriTRE PREMIER
Des instruments et des procédés microscopiques qui doivent être employés
en botanique.
884. Les études boLaniques ne demandent pas l'emploi de microscopes spéciaux. Elles exigent même en général, l'emploi de oTossissemenls moins forts que la plupart des autres. Aussi lorsqu'on pense ne pas étendre à d'autres observations l'usage de cet . instrument, on pourra ne prendre que l'un des petits modèles des microscopes décrits plus baut (p. 152 etsuiv. et 391 et suiv.) avec ou sans loupe montée servant à certaines dissections, des petites llours, des ovaires, des organes, des mousses, des algues, etc. (Voy. p. 115, '16'4 et suiv.)
Quant aux instruments et accessoires nécessaires , ce sont simplement des scalpels, des rasoirs, des aiguilles à dissection, ou des aiguilles à cataracte, des brucelles, un étau à main, des capsules de porcelaine, une lampe à alcool, quelques baguettes de verre plein, des tubes creux ou des pipettes et des verres de montre. (Voy. plus baut, p. 247, et suivantes.)
L'étau à main (fig. 89) sert à serrer, entre de la moelle de sureau, les objets minces (par exemple les lames des feuilles) dont on veut avoir des coupes transversales.
Les réactifs les plus fréquemment employés (voy. p. 485) dans les recbercbes d'anatomie végétale, sont les suivants :
Chlorure de zinc iodé, eau bromôe, eau iodée et teinture alcoolique d'iode, réactif de MiUon, éther, réactif ammoniaco-cuprique, acides nitrique, sulfurique et chlorhydrique, solutions de carmin, chlorate de potasse, potasse caustique et ammoniaque.
Indiquons ici quelques-uns de ces agents dont il n'a pas ete question plus haut (p. 277 et suivantes) :
10 Chlorure de zinc iodé. — Son action est à peu près celle de l'acide sulfurique et de l'iode employés l'un après l'autre, mais la coloration bleue qu'il exerce sur la cellulose varie de teinte d après son degré de concentration. La couleur bleue se change en violet ou en rouge au bout de vingt-quatre heures.
tomie et d'embryogénie végétales feront bien de consulter l'ouviyge de Schacht sur le Microscope appliqué à l'analomic vcgélale, 5« ediUon allemande et la tui duction Iraiiçaise, par Dalimior. Paris, IS^ù.