PRÉPARATION DES CELLULES FIBREUSES
l-e type est représenté par les filaments de mycélium de tous les cryptogames, souvent par une partie des cellules de leur stipe, etc., ou la totalité de celui-ci dans les végétaux simplement filamenteux (fig. 257, bi). C'est à ce type plutôt qu'aux cellules pileuses et fibreuses, que se rattachent les filaments qui accompagnent la graine du cotonnier, de certaines Asclépiadées, Salicinées, etc.
Les plantes dites cellulaires no renferment que des éléments appartenant à ces deux types.
Troisième type. Cellules fibreuses. Éléments superposés bout à bout, cylindriques, à diamètre généralement étroit et de longueur considérable, avec des parois épaisses, ou assez minces, quand elles sont jeunes et d'une longueur seulement cinq à six fois plus grande que la largeur, mais pourtant relativement plus épaisses et plus longues que les cellules du tissu cellulaire ambiant, adhérant généralement bien plus par leurs extrémités que par leur circonférence, (fig. 269 et 270, p. 866.)
Ce type est représenté par les cellules qui, superposées bout à bout, forment les fibres ligneuses du bois et celles du liber. Elles offrent plusieurs variétés : cellules libériennes, à parois épaisses et homogènes ; cellules ponctuées, cellules raijées, cellules à spiricule, etc. (Voy. fig. 258,' p. 853.)
L'évolution des spiricules des cellules du corps ligneux des Echinocactus, des Mamillaria et des Melocachis, etc., s'annonce dans l'épaisseur même de la membrane par une ligne claire, en hélice, à drconvolutious frès-éloignées les unes des autres. Bientôt cette hélice fait, dans la cavité cellulaire, une saillie qui augmente gra. duellement. Elle s'étend ainsi jusque vers le centre de la cellule sous la forme de belles spiricules que l'on a comparées à un escjîlierà vis. Coupées transversalement, ces spiricules se montrent composées d'une portion périphérique mince et d'une substance centrale plus terne.
D'après M. Trécul la paroi des cellules et fibres végétales dites de cellulose et le grain d'amidon sont composés d'un même principe immédiat à divers états de cohésion. Il se fonde surloutsur ce que beaucoup de vésicules amylacées paraissent contenir deux sortes de substances : une qui bleuit par l'iode, et une autre qui ne bleuit pas par l'iode seul (ojjiniou soutenue aussipar Naigeli, etqui a pour point de départ une expérience de M. Payen). Cependant cette substance, qui ne bleuit pas par l'iode seul, a beaucoup moins de cohésion que celle de la plupart des membranes cellulaires
852 l'RÉPAlUTIÔlN DES VAISSEAUX RAYES.
D'un autre côté, il existe aussi des cellules qui bleuissent lorternent, et d'autres seulement peu, ou qui deviennent violettes par la seule action de l'iode. Ces membranes cellulaires semblent également contenir deux matières: l'une bleuissant, l'autre ne bleuissant pas par l'iode. D'autre part, Schleidcn avait reconnu que la substance non bleuissante de la plupart des cellules (la cellulose) prend la couleur bleue sous l'influence de l'iode et de l'acide suliurique ; il crut qu'elle était par là transformée en amidon. M. Trécul pense qu'il n'y a pas transformation, mais seulement diminution de la cohésion. Voici comment il le prouve. Il prend des fd)res de chanvre, ou mieux de lin, neuves ; il les traite par l'eau iodée et constate qu'elles ne bleuissent pas. Il les fait bouillir pendant dix à quinze minutes (plus ou moins) dans la potasse caustique. Il lave, traite par l'iode et obtient la couleur bleue ; il abandonne ces fd)res a elles-mêmes jusqu'au lendemain, les traite de nouveau par l'iode et n'obtient plus la coloration bleue. Il n'y avait donc pas eu transformation, mais diminution de la cohésion. Cela est si vrai que ces, fibres, qui, dans l'espace de vingt-quatre heures, sont revenues a leur état primitif, traitées encore par la potasse, reprennent la couleur bleue par l'addition de l'iode.
Souvent, sur les étoffes de chanvre et de lin soumises aux reactifs dans les expertises médico-légales, etc., on rencontre les fibres aptes à prendre la couleur bleue, par suite des modifications qu'elles ont subies dans les lessivages auxquels elles ont ete sou-
898 Quatrième type. Cellules vasculaires. Éléments superposes ou articulés bout à bout, à parois minces, soit absolument, soit par rapport au diamètre, plus souvent cylindriques que polyédriques, étroites et à extrémités conoïdes empiétant l'une sur 1 autre, ou larges et à extrémités aplaties, exactement superposées généralement mais non absolument beaucoup plus longues que larges.
Les éléments de ce type sont représentés par les cellules qui, superposées ou articulés bout à bout, forment les vaisseaux des plantes dites vasculaires. Ils offrent plusieurs variétés : cellules vasculaires à filament spiral ou des trachées, cellules vascularresp^^^ tuées ou des vaisseaux ponctués et des vaisseaux cnbnf ormes, rayes, scalariformes et réticulés; cellules vasculaires laticifères ou des vaissea.^ laticifères à parois généralement "^i»;^^^' translucides «'affaissant sur elles-mêmes, quand elles sont isolées, souvent plus ou moins variqueuses.