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EXAMEN DE LA FORMATION DE L'EMBRYON

mencent l'embryon. Leur apparition est généralement signalée par celle d'une cloison longitudinale ; c'est-à-dire ayant la même direction que le tube suspenseur lui-même, qui est, au contraire, cloisonné ti'ansversalemeiit. Du rractiounement ultérieur des deux premières cellules ainsi formées résulte une masse cellulaire globulaire, assez longtemps sphérique (fig. 274, e) avant de présenter la dépression, trace des cotylédons.

La jeune plante, qui est soutenue par un suspenseur en forme de tube plus ou moins long, la mettant en rapport avec la membrane du sac embryonnaire, ressemble d'abord à une sphère formée de petites cellules ; à l'extrémité libre de cette sphère apparaissent bientôt les premières feuilles (cotylédons), formant des éminences en forme de mamelons, tandis que l'extrémité se détache, et, chez les dicotylédones, se recouvre d'une coiffe ; de plus, un anneau de cambium apparaît dans l'axe de l'embryon, entre la moelle et l'écorce. L'embryon globuleux des orobanches, orchidées, Monolropa, Hydmora et autres, montre, pour ainsi dire, une persistance dans un état de développement peu avancé.

L'extrémité radiculaire de l'embryon est toujours dirigée vers lemycropile; dans le Citriis et les autres graines qui ont plusieurs embryons, celle extrémité est constamment encore tournée vers la périphérie. Aussi peut-on sûrement, d'après la forme de l'ovule à l'époque de la floraison, juger quelle est la position de l'embryon dans la graine mûre. (Schacht, p. 213.)

Lors de l'apparition des cotylédons, ils forment de petites éminences sur le corps qui était primitivement globuleux. 11 faut ensuite suivre le développement de ces cotylédons et de la pointé de la tige {plumnle), puis la naissance de l'anneau de cambium dans l'axe de l'embryon, et la formation de la coiffe de la racine, à l'extrémité de la radicule. On étudiera encore la position relative de l'embryon dans la graine même, la disposition de l'albumen, et les changements produits dans les téguments, par suite de la résorption ou de l'épaississement des cellules, etc. On verra se reproduire, pour les enveloppes des graines de Conifères et de Cycadées, les mêmes faits que dans les autres plianôrogames. .\insi, le Salisburia et le Cycas présentent des fruits pierreux; le fruit du Taxtis est muni d'un tégument mou {AriUe);]a graine du Podocarpus offre un support charmi, et le fruit du Pinus est recouvert d'une enveveloppe complètement lignifiée. Dans l'albumen, on déterminera par lus réactifs connus la nature des parois des cellules et de leur

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contenu (Schachl, p. 24i); on les Irailei-a successivement par la potasse caustique et par le chlorure de zinc iodé dans plusieurs sortes de plantes comparativement.

Quand la lécondation est accomplie, et que la cellule mère de l'embrvon (vésicule embryonnaire) s'est ainsi segmentée, il se développe, m effet, dans le sac embryonnaire de la plupart des plantes des cellules constituant Valbumen ou endosper-me. Par la multiplication des premières cellules de cet albumen, il se produit ainsi un tissu serré qui enveloppe la jeune plante. Dans le Canna et le Tropœolum, il ne se forme pas d'albumen, et dans le Cheiranthus, il ne se développe qu'une seule couche de cellules sur le pourtour interne du sac embryonnaire. Dans les Personées, les Labiées et beaucoup d'autres plantes, la partie supérieure et la partie inférieure du sac embryonnaire ne présentent pas d'endosperme ; il existe donc là deux cavités, mais la cavité inférieure n'apparaît qu'après la destruction des antipodes.

Tandis que l'embryon cotylédoné se développe, le tissu cellulaire croît ainsi dans l'intérieur du sac embryonnaire; mais, plus tard, ce tissu qui sert à la nourriture de la plante peut disparaître en totalité ou en partie seulement. Aussi distingue-t-on les graines mûres en périspermées et apérispermées.

C'est en suivant les phases du développement des cellules de 1 al-

bumen et des cotylédons que l'on devra porter son attention sur le mode de production des gouttes huileuses, de l'aleurone, des granis de fécule, etc. (fig. 275).

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liculo iuco naturelles, I808.)

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