CHAPITRE IV
De l'emploi du microscope dans rétude de la généralion et du développement
des cellules végétales.
910. Dans ces conditions, on voit apparaître un liquide incolore mucilagineux, comme une solution de gomme arabique, qui devient plus dense à certaines places que dans les autres, et là on aperçoit de petits points ou taches plus transparentes. Ce sont autant detrèspelites cavités qui s'agrandissent peu à peu et semblent refouler, amincir la substance 'gélatineuse qui les entoure encore et paraît leur servir de paroi. (Mirbel, Archives du Muséum d'imt. nat. Paris. 1839, in-Zf.) Dès leur apparition, ces cavités ont chacune leur paroi distincte formée de cellules (Unger, 1814), tapissée par un utricule primordial dans lequel le noyau apparaît de très-bonne heure et que l'iode fait voir avant que son opacité permette de l'apercevoir à l'œil nu. (II. Mohl.) Des coupas pratiquées successivement sur des parties de plus en plus âgées, montrent que cette paroi des cellules est d'abord molle et assez épaisse, et la ligne de contact de celles qui se pressent l'une contre l'autre n'est pas visible, quoiqu'on puisse les isoler et montrer que leurs enveloppes sont distinctes les unes des autres, dès leur origine. Ces parois' deviennent plus minces, plus fermes, mieux limitées, h mesure que la cellule grandit ; en même temps chaque cellule, de sphérique qu'elle était, devient polyédrique par suite de la compression qu'elles se font éprouver mutuellement. Plus tard apparaissent des granulations dans leur contenu qui d'abord est très-transparent e homogène.
C'est de la sorte que se produisent au contact du système fibro-