i ■ INJECTIONS DES LYMl'lIA'riQUES
nissenl, pour les pièces desséchées, de fort belles préparations de
cabinets . .
Mais ces iiijeclions ne peuvent être examinées au microscope el c'est un grave inconvénient, car la disposition des réseaux, les rapports avec les vaisseaux sanguins ne peuvent être connus qu a l'aide de cet instrument. En outre, on n'est jamais certain que le mercure remplit les lymphatiques et non un autre ordre de vaisseaux, tant qu'il n'est pas arrivé à un gros tronc ou à un ganglion.
Àvec les injections transparentes, au contraire, et surtout avec la solution de nitrate d'argent, on distingue de suite, au microscope, les ramifications lymphatiques de celles des on peut compter leurs valvules et même les cellules epilheliales
qui les tapissent. j i »
• 11 faut, pour ces injections, procéder avec beaucoup de lenteur ; aussi nous ne conseillons pas l'emploi habituel de la gélatine comme véhicule -, cette matière peut sans doute servir, mais les précautions à prendre, la température qui doit être maintenue a un degré constantrendent son emploi compliqué. On P-f-e- es melan^^^^ transparents à la glycérine que l'on injectera a l'aide d un ap are l à pression continue ou simplement avec une seringue de Piavaz. La seringue de verre à crémaillère rendra également de grands service (l 1, P- 12). On peut se servir souvent avec succès le 'ap are 1 à pulvériier l'eau de M. Lûer ; c'est, une seringue de ma l ecliort montée sur un pied de bois. La tige du piston orn Ze vis et en tournant une manivelle on fait avancer ou reculer c ^"lon ; rappareil se termine par un long tube flexible en plomb, nnrmel on adapte les canules convenables.
Nous recommandons tout spWalemenl ponr les UmphaUqucs une solution de nitrale d'argent au 400- (1 gramme pour 400 rammes d'eau distillée), que l'on conserve dans un flacon no,. Ce Zcédé, indiqué par Recklingbansen, dessme admn-ab lemcnt les réseaux l,mpl.atlc,ueB. en colorant les cellules ep.theliales <|U,
'"LesÏanlsde verre que l'on adapte au. appareils à injections - „ercurielles nevalent pas les canules mé.alluiues ta.Uees en be de flûte, bien aiguisées et même à bords trancliants(vov. flg. I , p. li),
■.|,« ■■, <iiivre mit les injections ,„M'.-ui-idlcs des lymplialiqws ''r '"'k Ï™ 10. " os tStés d'anu o„ùe Ueseril.Ove. ,»«s n'ilvonMvns er„ ^, Z^S^<^:"s «ils „u. eo„„.o«e ce ,„o,e„ d'étude des v».s- "oa». iVo,. aussi plus haut, iwest» cl -.0.!
I^JECTIONS DES LYMPHATIQUES.
dans les cas où il s'agit d'injecler les réseaux avec la solution précédente ; on a intérêt alors à léser par la piqûre le plus grand nombre possible des radicules lymphatiques, et on y arrive bien mieux avec ces dernières.
85. On enfonce dans le tissu la canule fixée à l'instrument de pression, et bien remplie du liquide à injection sur les points où l'on soupçonne l'existence des réseaux; la piqûre, en général, sera superficielle et oblique. On augmente alors très-lentement la pression ; si l'on a lésé quelques lymphatiques, l'injection s'étend autour de la piqûre et, dans la plupart des cas, on suit de l'oeil le développement du réseau se remplissant de liquide. S'il se fait une boursouflure, on peut être sûr qu'on n'a pas pénétré dans les radicules lymphatiques; il faut alors faire une piqûre ailleurs.
Dans les tissus mous ou quand la canule est mal enioncée, les liquides refluent autour de celle-ci. On combat cet accident, en ap pliquant prés de l'orifice^une petite serre-fine (fig. H). Avec delà
Fig. 11 *.
patience, on injecte aisément, par une seule piqûre, dans un réseau, la plupart des lymphatiques d'un organe ou d'un membre, jusqu'aux ganglions. Du reste, il est possible, dès qu'un vaisseau un peu volumineux apparaît, de le piquer et de cantinuer l'injection par cette voie; il vaut mieux, pour ce cas particulier, employer une canule de verre bien effilée.
86. On réussit quelquefois à injecter les réseaux par un tronc lymphatique, mais les valvules sont un sérieux obstacle ; le liquide lui-même qui est contenu dans les lymphatiques, et qui ne trouve pas d'issue, s'oppose à la pénétration ; c'est là un procédé incer-
' (7, Serrc-nnc, dont In branche horizontale est dentée, et .lont chaque dent correspond a une petite rainure de la liranche qui lui fait face. - b. Serre-line coudce de manière a ne point faire saillie en dessus de la plaie. - c, Serre-fine qui se termine comme une pince a polypes. - d, Serrc-finc palmée. - c, Serre-line large se ter minant par six pointes.
C llomx. — Microscope. , 5