PRÉPARATION DES SPORES DES CIIAMPIONONS
soit par l'intermédiaire des basides cl clinodes, ou renfermées dans l'organe particulier appelé sponmr/e ou thèrjue, qui est lui-même contenu parfois dans un conceptacle.
Les spores sont des corpuscules toujours oxlrémcnienl petits (fig. 280). Leurs dimensions varient, suivant les espèces, entre quatre à cinq millièmes de milliuiétre et quelques centièmes. Ce petit volume rend compte de l'introduction des spores dans toutes les cavités naturelles des animaux \ dans des plis de la peau, dans les
Fig. 280 *.
fissures de l'écorce des plantes ; partout, en un mot, où peut péné. trer la poussière. On les voit, souvent en grand nombre dans les préparations faites comme il vient d'être dit. Elles sont souvent trop petites pour que des coupes puissent en être faites.
La forme des spores est généralement ovoïdale ou sphérique. Elle
' Ch. Robin, Hisf. nat. des végétaux parasites. Paris, 1855, p. 261. M. A. Poucliet en a trouvé avec d'autres particules de la poussière jusque dans les cavités aériennes des os des oiseaux (1859-18(34).
* Fragments de pellicule du muguet au troisième jour à ôGO diamètres, entremêlés de cellules d'épithélium iuibriquées, couvertes de spores rondes ou ovales et de tubes du cliarapignon dit OUHum albicann. — a. Cellules d'épithélium. b, b. Spores isolées ou léunies ))nul à bout. Elles ont de O.OOi ;\ 0,llll;i de diamètre, 'd. Filaments cyhndriques lulnilcux, cloisonnés, avant 0,004 do large, Mir 0,050 à 0,070 de long. c. Leur exlicuule renllée. g. lîenlloments ovoïdes, h. Spores disposées bout à bout. i. Cellule ovoide terminale.