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PRÉPARATION DU RÉCEPTACLE DES CHAMPIGNONS

peut être triangulaire à angles arrondis normalement ; dans quelques espèces certaines spores prennent accidentellement celte forme ou d'autres irrégulières. Beaucoup ont leurs spores ovoïdes allongées ou fusiformes. La consistance des spores contenues dans des sporanges est beaucoup moindre qu'ù l'étal libre; celles-ci sont souvent élastiques et flexibles lorsqu'elles sont allongées. Leur densité est moindre que celles de l'eau, et elles montent souvent à la surface du liquide de la préparation ; comme elles sont très-petites» il en résulte aussi qu'elles sont transportées mécaniquement d'un lieu à un autre avec la plus grande facilité.

Souvent elles sont grises, brunes, jaunâtres, ou presque incolores, si on les observe à la lumière transmise. Elles sont jaunâtres, grises, vertes, noires, ou d'un blanc plus ou moins éclatant à la lumière réfléchie. 11 en est, comme celle du champignon de la teigne, etc., qui réfractent assez fortement la lumière, ce qui fait paraître leur centre comme un point brillant ordinairement jaunâtre.

La paroi de fongine des spores est tapissée d'un utricule azoté, qui renferme un liquide tenant des granulations en suspension. Celles-ci sont quelquefois douées du mouvement brownien, visible sous le microscope. On détermine l'existence de l'ulricule azolé en le faisant se détacher de la paroi de fongine à l'aide des acides sulfurique ou nitrique et de la teinture d'iode, ainsi que sur les spores coupées d'après le procédé indiqué page 8ol .

Les champignons les plus simples, tels que les Torulacés, ne sont représentés que par des cellules isçlées ou disposées en chapelet, au nombre de deux, trois ou quatre, etc. ; elles sont très-analogues aux spores de beaucoup d'espèces de champignons (voy. p. 858) ; chacune d'elles donne naissance à une cellule semblable à elle, tandis que les spores des champignons plus élevés en complication, donnent naissance à une cellule allongée qui forme un filament du mycélium (fig. 280, ae, Im).

2" Le réceptacle (chapeau, capitule, chapiteau) est l'organe sur lequel reposent les spores lorsqu'elles sont nues, soit directement, soit indirectement. Elles sont alors fixées par l'intermédiaire des BÀSiDEs, dont les spicules ou stérigmates (fig. 282, f) portent uHe spore, ou par l'intermédiaire des clinodes. Quand les spores ne sont pas nues, le réceptacle esl l'organe qui porte le ou les sporanges.

Dans un grand nombre d'espèces, il est formé par une cellule allongée, qui quelquefois se distingue à peine de celles qui forment les filaments du mycélium ; tel est le cas de celui de I'Oïdidm albicans

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