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CHAPITRE YIII

Étude des ii^ections.

98. La dissection des injections opaques destinées à être vues au microscope doit être faite sous l'eau, comme la plupart des dissections fines.

Il faut faire une étude assez longue de chaque injection avant de savoir SI elle est réussie ou non, et il faut observer ainsi plusieurs injections du même tissu. On doit, comme pour l'étude des éléments anatomiques ù l'aide du microscope, faire son éducation sous ce rapport avant de savoir distinguer ce qui est utile de ce qui n'a aucune importance. On ne peut pas non plus, à la première vue, discerner les plans divers des capillaires superposés.

76 ÉTUDE DES i:^JECTIONS.

Ce qui frappe d'abord, cesl la leinle générale de la pièce suivant la couleur eniployée,el ce n'est qu'à la longue qu'on apprend àreconnaitre les faisceaux de nbres des tissus, les lobulesglandulairesetc etla distribution, les floxuosités des vaisseaux qui les accompagnent ou les couvrent. De même pour les muqueuses, les ondulations, les, anastomoses des capillaires, leur distribution au pourtour des orifices glandulaires, ces orifices eux-mêmes, etc., ne peuvent eirc bien décrits, qu'autant qu'on met plusieurs heures, quelquetois plusieurs jours à les examiner. Aussi il est rare que les mjections que l'on montre en passant soient bien interprétées, quand ceux qui les voient n'ont pas encore l'habitude d'en observer; il est rare aussi qu'il reste autre chose dans l'esprit de l'observateur que le souvenir de l'élégance des réseaux colorés.

99, Les dissections des tissus injectés se font surtout a l aide aes ciseaux, des pinces et des aiguilles droites ou courbes (pl. I,*/Î^..8et 9). 11 est souvent plus utile de procéder par tractions lentes et graduelles que par section, parce qu'on ménage beaucoup plus les vaisseaux. Le microtome de Strauss (pl . 1. fin iO) est ordinairement très-utile pour ces dissections, à cause de la précision avec laquelle on coupe tel ou tel filament, sans que la main tremble et dérange la préparation.

On trouvait dans les boites d'instruments de Strauss accompagnant les anciens microscopes de M. Nachet, un ciseau à ressort et à manche, labriqué par Charrière (fig. 16), d'un emploi beaucoup plus facile, plus précis et mouis fatigant. 11 est décrit et figuré dans les catalogues de M. Charrière, sous le nom de ciseau à manche et bascule {Cataloçiue général : Pans 1851 in-8, n 20 fi^ 118, et Catalogue de Robert et Lolim, 1867, pl. 4 fig. 20). H est fait sur le principe des ciseaux qui accompagnent les couteaux de poche, à pièces multiples. L'une des lames est continuée par un manche fixe pareil à celui des aig^^^^^^^ section et portant un ressort qui tient ouverte 1 pression d'un doigt amène le ^^-^^-^f'^^^^^^^^^^^ cartent par suite de l'action du ressort (A , des que cesse 1 eUo du doigt en B. U est bon d'en avoir à lame droite et a

Fig. 16. — Ciseau à manche.

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