PRÉLIMINAIRES
H5 D'une manière générale, on donne le nom de microscope a tout instrument qui, interposé entre l'œil et les objets rapproches, a la propriété de les faire paraître plus gros qu ils ne sont, c es.-adire d'en faire peindre sur la rétine une image qui, reportée sui un an xtérieur à l'œil avec une grandeur égale à celle de 1 image £ nous avons la perception, couvre une surface plus considérable que celle qui est recouverte par l'objet lui-même
Cet accroissement des dimension^ dans l'image de 'objet s appelle le l.oir amplifiant, cjrossissant, ou simplement le ^-s^^s.- ^Ilicroscoje. 11 peut s'élever depuis une fraction insignifiante jusqu'à 1 800 ou 2000 diamètres réels.
On divise les microscopes en microscopes simples, ou ^oupes^^ ne renversent pas l'image des objets, et en mu:roscoi.s eom^o- . on microscopes proprement dits, qui inversent im ge. L^^^^ les autres peuvent être disposés mécamquemen , - 1; vation d'un objet préparé d'avance sur lequel il est impossiD e dCe autrement qie par les réactifs chimiques soit pour la
S n. D'après cela, on a dans chaque espèce deux varie S I eilo.pes à dissection, et microscopes et loupes a ohse m peutauisi disposer les premiers de rlo suivre les réactions des agents chimiques : ce sont les mww to^himli-es. Nous verrons du reste plus loin qu'on en comp unCd nombre de variétés, différemment noim.ées d api^ butl'e l'on se propose d'atteimb e en les construisant, 1 n ploi auliS ils sont destinés, la nature de la lumière qu'on peut uliliser pour éclairer l'objet, otc.
DKS MICROSCOPES ET DE LEIIU EMPLOI. 89
1 1 (). L'invention du microscope compose remonte à l'année 1590. C'est anx Ilollanflais llans et Zachai-ias Janssen, le père et le fils, qu'en revient l'honneur. Janssen en offrit un à l'arcliidnc Charles- Albert d'Autriche, lequel en fit présent à Cornélius Drebbel, alchimisie hollandais, astronome de Jacques I", mort en 1664. Drebbel emporta l'instrument en Angleterre, le montra à lîorelli et à plusieurs savants, construisit des- microscopes à Londres en l'année 1621, en se faisant passer pour leur inventeur, ce dont la .croyance dura longtemps.
Le Napolitain François Fontana fut le premier, en 1646, qui décrivit l'instrument dans ses Nouvelles observations terrestres et célestes. Il prétendit aussi l'avoir découvert en 1618, un an avant que Cornélius Drebbel l'eût iinporté en Angleterre.
Quelques auteurs disent que ce fut vers celte époque aussi que cet instrument reçut de Demisiano le nom de microscope, et que c'est à celui-ci également qu'est dû le nom de télescope. Kirscher (Ars macjna lucis et umbrœ. 1646) l'appelle co7ispicilium smicroscopiiim et microscopium parastaticum. Il a aussi été apppelé En- (7?/osco7;ùmi (Borellus, 1655, et Zahn, 1685).
Parmi les premiers microscopes composés , on cite ceux de Ilooke (1656), d'Eustachio Divini (1668), de François Griendelius (1687), et de Philippe Bonani (1688).
Le microscope de Hooke avait 3 pouces de diamètre, 7 de longueur, et pouvait s'allonger au moyen de quatre tubes engainés ; un petit objectif, un verre de champ et un puissant oculaire formaient la partie optique.
Le microscope d'Eustachio Divini était composé d'un objectif, d'un verre de champ, et d'un oculaire formé de deux lentilles qui se touchaient par le centre de leur courbure. Fermé, ce microscope avait 16 pouces de long, et ses grossissements variaient, au moyen des tirages, depuis 41 jusqu'à 143 fois.
L instrument de Bonani était composé de trois verres , un oculaire, un verre de champ et un objectif. L'instrument était placé horizontalement , et la platine portait un petit tube garni d'une lentille convexe à chaque extrémité, destinée à condenser la lumiôi'e sur 1 objet. Une lampe accompagnait l'appareil, mis en mouvement au moyen d'une crémaillère.
^17. Le plan de cet ouvrage ne comporte pas l'étude historique de l'mvention des diverses formes de microscopes, do celle des parties optiques et mécaniques, fondamentales ou accessoires, qui
00 l\l':i'l\ACT[ON nu LA I,UMlKnE PAU LES PRISMKS.
ontronl dans sa construction ou sont nécessaires h son emploi. Les personnes qui voudraient acquérir des connaissances complètes à cet égard, et également sur tous les sujets concernant la théorie et la pratique.de ces instruments, devront recourir au remarquable traité du Microscope du savant professeur llarting, d'Utrecht*.
Pendant la rédaction de cette seconde partie de ce volume, j'ai souvent eu recours à l'obligeance de MM. Nachet et fds pour l'exécution de nouveaux appareils et pour la vérification expérimentale de plusieurs données physiques. Je ne parle pas ici de leur habileté bien connue de tous les savants comme constructeurs de microscopes. L'étendue et. la précision des connaissances scientifiques de M. Alfred Nachet, en ce qui touche toutes les parties de l'optique et l'état actuel des applications diverses qu'on en a fait en France et à l'étranger, m'ont conduit bien des fois à le consulter avec fruit sur les questions de ce genre.
118. La seconde partie de cet ouvrage sera divisée en plusieurs aedions consacrées, la première à l'étude des loupes ou microscopes simples, et à celle des microscopes composés ou proprement dits. Dans les autres sections, seront décrits les instruments accessoires nécessaires à l'emploi du microscope, les agents physiques et chimiques indispensables pour l'examen et l'exécution des préparations microscopiques, la manière de faire et d'observer celles-ci, puis enfin les règles à suivre pour appliquer le microscope à l'anatomie, la physiologie, la médecine, l'histoire naturelle des plantes, des animaux, etc.
PREMIÈRE SECTION