RÉFLEXION A LA SURFACE DES LENTILLES
ces rayons est réfléchie et retourne dans la direction incidente, si la surface est plane el perpendiculaire à ces rayons, ou bien elle suit les lois de la réflexion sur les miroirs, si la surface d'entrée est convexe ou concave ; la lumière, en d'autres termes, paraît former en avant de la lentille une image assez vive de l'objet, tantôt droite, tantôt renversée, suivant que la surface est concave ou convexe'. Ces réflexions sur les surfaces vitreuses et les pertes de lumière qui en résultent doivent êlre appréciées des micrographes, d'abord au point de vue de la construction du microscope et ensuite parce qu'elles peuvent servir à reconnaître a priori le foyer des verres de courbures différentes. En effet, nous avons vu que, plus une lentille grossit, plus est petite l'image qu'elle fournit à son foyer, el les surfaces convexes constituant cette lentille seront donc d'autant plus convexes que la lentille est plus forte et par suite les images fournies par la réflexion sur leurs surfaces seront proportionnelles aux foyers des lentilles ; c'est-à-dire qu'elles seront trèspetites, si le foyer de celle-ci est très-court et très-grandes si la distance focale est considérable. La figure 33 montre les images d'une fenêtre que les surfaces de deux lentilles d'oculaires doubles l'une de l'autre forment quand on les tourne vers
' La figure 32 montre les [deux images produites pai- réflexion sur les surfaces d'une lentille plano,convexe; le côté convexe tourné en l'air (le verre d un oculaire de microscope, par exemple). La petite image, qui est la plus lumineuse est produite par la surface convexe, la plus grande résultant de la reflexion sur la surface plane et de la modification qu'éprouvent les rayons en traversant la surface convexe que nous supposons antérieure, ainsi qu'elle serait disposée dans un oculaire de microscope. L'intensité de ces réflexions dépend de l'indice de réfraction du verre. Plus le verre sera réfringent et plus l'image sera lumineuse plus, autrement dit. il V aura de himiôre perdue à l'entrée des rayons dans 'le milieu le plus réfringent. Dans un objectif de microscope, la réflexion est assez prononcée sur les différentes surfaces des lentilles pour , , être évaluée. On peut s'en assurer en plaçant, au lieu d'un objet sur la platine d'un microscope, le bord d'un carton noi^rci se projetant ^"'l/^ ..f.^.^^^^ iectif, l'autre moitié recevant les rayons du miroir qui aurait éclaiie 1 objet. .\
•aide de quelques mouvements du miroir, on parviendra à faire peindre sur le caln lesTa sceaux lumineux rasant le bord, et qui, réfléchis par les P~
rfeces des lentilles, donnent une, idée de la valeur des rayons perdus pai les réflexions sur les surfaces lenticulaires. Isous verrons, dans la. description de nl^i sLn dèrobjectifs, que. si on pouvait supprimer ces réflexions, on augrtieiiterait notablement la quantité de lumière.
Fig. 52.