DES DIVERSES VARIÉTÉS DE LOUPES
général. En effet, les deux surfaces du cylindre, la plus bombée faisant l'office de loupe et la plus plate celui de porte-objet, sont fixes, de sorte que l'instrument ne peut s'appropriera tous les yeux. Outre ce grave inconvénient, existe celui de ne pouvoir observer que des corps transparents.
On construit aussi des lentilles Stanhope donnant de plus fortes amplifications que la précédente, et qui sont munies d'un écran'et d'un tube pour diriger la lumière. On adopte ordinairement le premier mode de construction.
Ces deux loupes ont été importées d'Angleterre par Charles Chevalier, en 1838.
■135. La loupe dite compte-fils, généralement employée dans le commerce, se compose d'une simple loupe biconvexe enchâssée dans une monture de cuivre, laquelle monture porte à son extrémité une petite plaque percée d'une ouverture d'une grandeur déterminée.
On construit aussi des compte-fils dont la plaque inférieure est percée de deux ouvertures de grandeurs différentes. On peut en faire à un seul verre, ou à deux verres achromatiques.
Cet instrument est : 1" cylindrique, dans ce cas il se renferme dans un pétit étui; 2" ou à charnières, pour être porté dans la poche. Dans la première construction, la lentille est maintenue dans une pièce pouvant se visser ou se dévisser ; et dans la seconde, la charnière adaptée à la pièce qui tient la loupe permet de mettre l'objet voulu au point pour la vision distincte.
Pour s'en servir, il suffit de placer Fa petite plaque sur une étoffe et d'appliquer l'œil près de la lentille, .\yanl amené l'objet au point, on aperçoit, amplifiés, les fils compris dans le petit espace, et il devient facile d'en connaître le nombre. On donne ordinairement à la petite ouverture 5 à 6 millimètres.
Une autre loupe, employée particulièrement pour l'examen des soieries, se compose de deux loupes biconvexes, placées à distance dans une monture qui se visse dans une bague de cuivre portant trois petits supports. L'instrument étant placé sur une étoffe et l'œil étant appliqué près de la loupe, il suffit, pour mettre au point de vue, de visser ou de dévisser la pièce portant les lentilles. Cette loupe se nomme généralement loUpe à réchaud (A. Chevalier.)
136. La loupe dite rnicroÉCope à main, pour les corps transparents, se compose d'un petit Cylindre de cuivre fixé sur une tige de cuivre munie d'un manche. A l'une des extrémités du cylindre, te-
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nanl à la tige, se trouve une loupe biconvexe, mainlenue par une petite pièce de cuivre percée d'une ouverture formant diaphragme; à l'autre extrémité, se visse une petite pièce tenant deux petils disques de glace, entre lesquels on met l'objet que l'on veut observer. Pour en faire usage, il suffit de diriger l'instrument vers un endroit éclairé, ayant appliqué l'œil près de la lentille: il ne reste plus qu à mettre au point, ce qui s'obtient en vissant ou en dévissant la pièce tenant les deux petits disques de glace entre lesquels se place l'objet.
C'est dans ce genre qu'étaient construits les microscopes de quelques-uns des anciens observateurs.
Les microscopes que Wilson construisit en 1702, étaient des microscopes à main: ils avaient plusieurs lentilles de rechange.
On peut faire d'autres instruments de ce genre en employant les doublets perfectionnés et en modifiant la monture. Ces instruments peuvent encore rendre quelques services aux naturalistes, pour l'examen général de certains objets.
F.n construisant un instrument semblable avec miroir concave, on obtient le microscope à main pour les objets opaques.
137. La loupe des horlogers se compose ordinairement d'une simple loupe biconvexe maintenue dans une monture décerne.
L'usage auquel on la destine ne permet pas de l'employer en la tenant à la main ; il faut la monter sur un povte-lo7ipe. ^
Les horlogers et les graveurs la tiennent prés de l'œil, et, par ce moyen, se passent de supports, lout en gardant leurs mains libres ; mais cet expédient devient presque impraticable lorsqu'il s'agit de faire des dissections, et dans l'un et l'autre cas le porteloupe est préférable. . .
La loupe biconvexe, employée pour les divers usages ci-dessus mentionnés, grossit ordinairement de 5 à 5 fois.
L'objet qu'on examine avec elle n'est perçu avec netteté que par la partie centrale de la lentille, et à mesure que l'on fixe les bords, il devient trouble, plus ou moins selon les courbures données à la loupe ; de plus, on remarque autour des objets les couleurs du spectre. Ces défauts tiennent, d une part, à l'aberration de sphéricité, et de l'autre au manque d'achromatisme.
158. Une loupe dont on fait souvent usage, en remplacement de celle qui est biconvexe, se compose de deux lentilles piano-convexes, dont les convexités se regardent dans une monture de corne ou de laiton. Cette construction, improprement appelée- achroma-