THÉORIE DES LOUPES
C'est celle double raison de la silualioii de l'objet près de l'œil, et des rayons divergents rendus très-convci-yents par la loupe, de manière à s'entie-croiser au centre optique de l'œil sous mi angle bien plus ouvert que si cette lentille n avait pas été employée (voy. fig. 58), qui fait paraître l'objet considérablement grossi. Ce fait permet en même temps d'en apercevoir les plus petits détails dont auparavant les rayons lumineux n'auraient pu former un angle optique assez ouvert pour que l'image comprise entre les deux côtés lut
perçue par la rétine. , • i
Soit par exemple, pour rendre la démonstration du lait plus evi-
— ' dente, un Objet (fig. 38) qui,
pour être vu distinctement, devrait être placé en ab, et enverrait les rayons en a r, h r, qui, après s'être entrecroisés dans le cristallin c c, iraient former au fond de l'œil, sur la rétine, l'image r r, représentant l'objet renversé. Si au-devant de l'œil, entre lui et l'objet, on place une lentille L L, on cessera de voir ce même objet , pour le voir directement, il faudra le rapprocher en d f.
Alors les rayons lumineux fe et dk qui en partent, recueillis par toute la surface de la loupe et rendus convergents par elle, Iront former au fond de l'œil une image 5 beauc p pl-B grande que la première; d'où la sensation dun objet be Scoup plus graml que n'est réellement celui qui est examme. 'Tr/a'l'baHtude que nous avons de rapporter les corps . une certaine distance Cqui, ainsi que nous le ^'^f j^ de la vision distincte , contrairement a ce qu on admet), ou oxnmes conduits à supposer que cet objet plus ^-^^^^^^ par exemple, c'est-à-dire plus loin que fd, pourvu toutefois quel ai t suffisamment garanti de la vision des corps ^--^^^Z l'illusion est détruite, et nous - ^-"PP^-"^." ^Jp^ s e qu'il n'est réellement situé. Le pouvoir amplifiant des loupes
Fis,'. 38
INFLUENCE DE LA MYOPIE ET DÉ LA PRESfiYTlE. 113
cxpi'inié à peu près par le chiffre qui représeutc le nombre de fois dont la longueur focale des lentilles est contenue dans la distance à laquelle l'objet est repoi'té. Ainsi que nous l'avons vu plus haut, l'objet doit être pUicé au foyer de la loupe, qui ne fait que donner aux rayons lumineux qui la traversent, en partant de df, le même degré de convergence que s'il était réellement aussi grand que et placé à cette dislance de l'œil.
AUT. m. — INFLUEKCE DE LA MYOPIE ET DE LA PRESBYTIE SUR LA GRANDEUR DES OBJETS VUS A LA LOUPE.
141. Soit un objet d'une gi^andeur déterminée (fig. 59, a b), un myope étant obligé pour le voir distinctement de le placer très-près de l'œil, en a b, le verra plus grand que le presbyte pouvant l'observer à une distance plus considérable a' b' ; en effet, l'angle optique aob est plus ouvert que a' o b', d'où résulte sur la réline une image ?' s plus grande que l'image VI n. Si le presbyte regarde ce même objet par un trou percé dans une carte, il pourra le voir distinctement en le plaçant aussi près de son œil que le fait le myope (en ab par exemple, au lieu de le placer en a' b') ; mais alors il verra l'objet plus gros qu'il ne le voyait auparavant. 11 le verra aussi grand que peut le voir le myope, parce que la distance de l'objet à l'œil nu étant la même, l'ouverture de l'angle optique est la même aussi. Comme le myope également, le presbyte verra des détails qui lui étaient restés inaperçus, parce que les rayons lumineux qui en partaient ne formaient pas auparavant un angle aussi grand, quoique assez ouvert, pour que l'image limitée par> ses côtés pût être perçue.
La loupe a, comme on se le rappelle, pour action (fig. 58) de recueillir les rayons partis de l'objet placé en df (trop près de l'œil pour qu'ils pénètrent sans l'aide de cet instrument). Elle les fait converger de manière à ce qu'ils forment un angle optique ou visuel eo/c bien plus ouvert que l'aiigle a o que donne l'objet placé à la distance de la vision distincte, et allant peindre sur la rétine une imagd yli>rr, laquelle est perçue telle que si elle était reportée en /s>aÔ. C. UoBiN. — Microscope. ^
l'iii. ô'J.