MONTURE DES MICROSCOPES SIMPLES
vent se l'cfermcr et contenir l'instrument dans des rainures pratiquées intérieurement. De celte façon, l'aijpareil tout entier se réduit à une simple planche- d'environ 55 centimètres carrés et de 7 centimètres d'épaisseur.
Monture des microscopes simples.
151. Les instruments communément appelés microscopes simples sont des loupes à une seule lentille, ou un doublet monté sur un pied stable en fonte ou autre métal, pourvu d'une platine pour poiter l'objet, avec un trou pour laisser passer la lumière que renvoie un miroir mobile placé au-dessous. Le pied porte une tige verticale qu'une crémaillère fait monter et descendre.
Au sommet de la tige verticale est placée à angle droit une branche mobile suivant sa longueur et qui, -à son extrémité, porte la loupe.
Cette disposition permet de faire parcourir la lentille sur l'objet et d'en examiner toutes les parties.
La tige horizontale porte une crémaillère qui se meut au moyen du bouton à pignon. A l'aide de ce mouvement, on fait avancer ou reculer la lentille.
Tout microscope simple, qui n'est pas muni d'un mécanisme pour faire mouvoir la lentille en tous sens, doit être rejeté.
A l'extrémité de la tige un anneau est disposé de manière à recevoir le doublet ou la loupe, qui s'y placent à frottement. Ce dernier moyen 'est préférable à l'ancien, qui consistait à visser la lentille.
La platine est percée à son centre d'une large ouverture destinée à recevoir une pièce de cuivre portant un diaphragme, ou bien un disque de glace, lorsqu'il s'agit de faire des dissections.
Les différents mouvements du miroir permettent de lui donner toutes les inclinaisons, afin d'éclairer convenablement l'objet.
L'objet, convenablement disposé, est placé sur la platine. La lentille étant maintenue dans l'anneau, on approche l'œil du doublet, puis on incline le miroir de manière à faire tomber la lumière sur l^bjet ; celui-ci étant éclairé, on fait mouvoir le bouton à pignon, qui entraîne la crémaillère placée sur l'arbre qui porte la lentille, et I on arrête lorsque l'image de l'objet est devenue nette.
On règle ensuite la lumière au moyen du miroir et du diaphragme place sur la platine.
Pour éclairer les objets opaques, on se sert d'une loupe à pied ou qui se fixe sur la platine et concentre la lumière sur celle-lA.
MOiSTURE DlîS MICROSCOPES SIMPLES.
152. On fera bien de choisir de préférence les microscopes simples à pied dégagé de fermeture et à miroir libre. M. Nachet a disposé un modèle représenté figure 45.
Ce qui rend ce microscope préférable consiste dans l'adaptation à la platine de deux ailes à plans inférieurs au niveau de celle-ci, sur lesquelles on peut appuyer les mains, ce qui ajoute singulièrement à la sûreté des dissections. Les doublets sont placés en anneau à frottement et peuvent être changés très-facilement. Le bras qui les porte peut pivoter de façon à déplacer le doublet latéralement. M Cosson a disposé pour les voyages un microscope à la fois simple et composé représenté figure 46. Une platine longue de
Microscope simple de dissection.
Fig. 46
Microscope de disseclion et d'observation de Cosson.
15 centimètres supportée par trois colonnes dont les deux antérieures sont percées, Lune pour soutenir une douille à crémaillère sur laquelle est fixée à frottement doux une tige qui reçoit des doublets ; l'autre porcèe pour recevoir une pièce en équerrc, porteur d un corps de microscope composé. La partie verticale de cette pièce est formée de deux tubes glissants sur un curseur et munis d une vis
mONIURE DES DOUBLETS. 12"j
de rappel comme un mouvement lent de microscope ordinaire. Cette pièce pouvant s'ajuster solidement à l'aide d'un bouton de serrage, peut être ou lournée de côté ou enlevée complètement, de façon i\ laisser fonctionner le microscope comme loupe montée.
Monture des doublets.
153. La première condition que doit remplir la monture des dou- ' blets comme de tous les microscopes, c'est d'être aussi simple que possible, il faut en outre que le pied soit lourd pour présenter beaucoup de solidité, et surtout que la platine soit tout à fait immobile et peu élevée, afin de permettre de disséquer facilement les objets qu'elle renferme tout en laissant le poignet prendre son point d'appui sur la table.
Le pied décrit et figuré ici remplit les conditions précédentes qui sont indispensables à remplir. 11 vaut mieux que les montures fixées sur la boîte qui doit les renfermer et que les montures à trépied. 11 se compose (pl. II, fig. 2) d'une plaque circulaire en laiton aa creuse en dessous et remplie de plomb. Sur elle est vissé ou soudé un tambour b qui est largement éohancré en avant et renferme le miroir réflecteur 7n. Ce tambour est recouvert d'une platine fixe ce en bronze ou en laiton noirci, carrée ou circulaire.
Au centre de la platine est un trou circulaire destiné à laisser passer la lumière réfléchie par le miroir m pour éclairer les objets disséqués par transparence. Ses angles sont munis chacun d'un petit tube fendu d d destiné à recevoir un chevalet en laiton e e qui sert à tirer les bouquets ou autres objets qu'on place sur la platine. En arrière, la platine porte une oreille /'prolongée en bas par un tube prismatique à quatre pans cj, dans lequel on fait mouvoir, en tournant le pignon li d'une roue dentée, une tige carrée verticale i. Celle-ci porte une branche cylindriquQ horizontale k creusée à l'intérieur, et dans laquelle glisse à frottement doux un cylindre l terminé par un anneau p; on le fait avancer et reculer à volonté à Jaide du pignon n d'une vis de rappel engagée dans le cylindre. Cet anneau est placé au-dessu^du centre de la platine, et reçoit les doublets 0 qu'on fixe par quelques tours de vis et qu'on peut changer a volonté. On peut même faire faire, un corps de microscope (pj."lt, Jig. o r) qui puisse se visser dans l'anneau /j à la place des doublets, afin d avoir sous «n petit volume à la fois un microscope à dissec- *ion et a observation.