DES PORTE-LOUPES
l'objet. Celte vis étant loin du lieu où l'action est efroctuôc produil un mouvement assez rapide quoique très-régulier. Comme les ar-
Fig. 42, — Pied porte-loupe de Nacliet.
ticulations sont ajustées et jointes entre elles par des boules serrées dans des coquilles, toutes les positions voulues de la loupe peuvent être obtenues avec la plus grande facilité.
On doit à M. Cosson un système de pied plus simple représenté figure 43, un pied rond en cuivre plein de plomb, traversé par une tige armée d'une crémaillère sur.
laquelle se meut une tige articulée terminée par un canon mobile dans lequel on enchâsse des doublets qui peuvent être aisément rapprochés d'un objet placé sur une table ou dirigés ~ ''''''' "''"'^"'^ porie-ioupe de Cosson. vers un point quelconque, d'une feuille d'herbier, par exemple, le pied de loupe se plaçant sur la feuille même.
150. M. Lacaze-Duthiers a imaginé une forme de porte-loupe portatif qui mérite une description attentive. Sur une planche épaisse (fig. 44) une tige droite se visse à volonté dans un angle du carré formé par la planche. Sur cette lige glisse à frottement doux (modifiable du reste par un bouton de pression) un bras horizontal por-
BES PORTE-LOUPES.tant trois organes distincts. Le premier est une articulation terminant le bras horizontal, à laquelle est attachée une grande lentille convergente munie d'un ajustage permettant de dnnger sur la planche de bois un faisceau de lumière, sous lequel on èlabht 1 objet dans un baquet ou sur des plaques de liège. Les loupes sont alors ajustées par un petit collier dans les deux autres organes articules ayant trois articles terminés par une petite charnière horizontale, le
U.ARTIÔUf..
Fig. M. — Porte-loupe de Lacaze-Dulhiers. (Jlodèle Nachet.)
tout permettant une série de mouvements nécessaires pour parcourir les différentes parties d'un objet délicat immergé dans un ba-
"^.'on voit de suite les facilités d'éclairage, de changement de loupes, etc., qui résultent de cette combinaison. De plus, la loupe porte dans sa monture une rainure évasée dans laquelle on introduit une feuille de carton noircie qui, par la direction de la rainure produit un énorme demi-cône servant d'écran pour la tete ' de l'observateur qui se trouve dans une obscurité relative. Ajoutons que toutes ces pièces étant très-plates, M. Lacaze a eu 1 idce de couper en deux parties la planche servant de base à 1 instrument, lesquelles deux moitiés réunies de nouveau par des charmères peu-