DES OCULAIRES ET DES OBJECTIFS
crown-glass, à moitié enfoncé dans la concavité do l'aulre. Il éii résulte une lentille pianoconvexe dont la face. plane doit être tournée vers l'objet.
Chacune d'elles est portée par une monture séparée qui dans les objectifs composés se visse avec celle des autres.
2° L'oculaire (fig. 47, B, c)
* Fig. 47. — Théorie du microscope composé à observalion, et coupe du coips. — m, Coupe du miroir réllec- Icur de la lumière. — xij, Objectif dcliromalique l'ormé de trois lenlilles faites chacune avec deux verres soudés par de la térébenthine; l'un est inférieur, piano-concave, il est en flint; l'aulre est supérieur , biconvexe, il est en crown. — DD, Premier diaphragme placé au-dessus du cône, arrê tant les rayons qui divergent trop immédiatement au-dessus de l'objeclil'. — bc, L'oculaire glissant librement, mais juste, dans le corps ou lube du microscope (fcCD). — CC, Le vei're de cliamp.— i;, Pièce supérieure de l'oculaire dépassant les bords du lube pour empêcher celui-là de descendre tout à fait. Elle porle à son coulrc le verre supérieur ou oculaire, ou verre de l'oculaire.— dd, Diaphragme de l'oculaire, placé exactement au foyer du verre de l'œil. — m, Objet placé un peu au delà du foyer de l'obeclif xy. — II, Image réelle de cet objet, renversée et grandie par l'objectif, icUe qu'elle se formerait s'il n'y avait pas de diaphragme et de verre de champ pour la modilier. An lieu d'ùlro droite, elle serait convexe en haut. — ii', image réelle de l'objet li, renversée telle qu'elle est réduite par l'action du verre de champ.
— l'I', Image virtuelle de l'image réelle i'i", renversée telle qu'elle se peint dans Pœil, et reportée à une certaine dislance par les centres nerveux visuels. — Celle image réelle i"i est vue eu l'I' grandie parle verre de rœil b, comme si c'était un objet vu à l'aido d'iuie loupe que représente virtuelle, et elle est reportée à une :'i la loupe; cette dislance, comme dans vision distincte, et, de plus, elle
l« verre île l'œil. L'Image i'I' est une certaine dislance, comme celle de tout ol ^ la planche précédente, n'est pas colle grande que le pouvoir'amnlilhni 'lî,'," r*^ »''ossissoinent ; elle est d'aulan I amimi.anl du système (oculaire et objeclif) est plus l'on.
image ijet vu de la l plus
126 * DKS OCUIAlllES.
est loujours composé de deux lenlilles simples plano-couvexes, à convexité tournée vers l'objectif, -et plus ou moins écartées l'une de l'autre. La lentille inférieure la plus éloignée de l'œil recroît le nom de «erre àe champ (fig. 47, Z). La lenlillo supérieure la plus rapprochée de l'œil reçoit le nom de verre oculaire ou supérieur, .. verre frontal ou encore de verre de ïœil el de loupe de toculaire. Chacune d'elles a une monture séparée, formée d'un anneau de laiton noirci. . . , , .
157 L'objectif est vissé si^r une pièce conique, appelée le cmc m," fixée elle-même à l'extrémité inférieure d'un tube cylindrique en laiton, qui porte le nom de corps d^c ""-«-«i-j^^J; L'objectif se dévisse facilement du cône avec les doigt , afm de pouvoir être remplacé à volonté par un autre. Dai^ que ques microscopes c'est le cône lui-même qui se dévisse du coips, ily a alors autant de cônes (jue de jeux de lentilles ou
m L'oculaire est formé d'un tube cylindrique en a.tonqui enl.e ev cl'ment dans l'extrémité supérieure du corps du microscope, ml si frottement, de manière . pouvoir être remplace par mi autre avec facilité et sans rien déranger. Le verre de champ est hxe r on ext^^èn.ité inférieure à l'aide des vis de sa monture ; on peut in l'en e r au besoin afin de le nettoyer. Le verre supérieur ou clire fixé comme l'autre, et peut être enlevé e a même m^è; ;-, seulement sa monture est plus large q.ie le tu e du corps pour empêcher roculaire de descendij trop avaiU ^^^^^ L'intérieur des tubes du corps et de 1 oculaire ^0^1^^^ ^»^^ ^ d'une couleur noire ou garm de -lours ou J e^^^^^^^ phragmes pour éviter la réflexion de la ^^^^'^^ ^^'^.^^^^^^ réflexion qSi fatiguerait l'œil et nuirait a la -^^"^^^"^^^ 159. Voculalre à irulu:ater^ de Quekett est ^^l-'^^''^'^^^''^^^^ yui peut, dans certains cas, être utile pour H^dique^ un pei sonn l'ob etdu'on désire lui faire apercevoir, surtout quand il se lome ^^:ies que l'on ne peut isoler. 11 ^^^^"^^ de cuivre placée au foyer du. premier verre de 1 oculai e C e t a In (,L de l'oculaire qui est disposé de mamere a ne pas s en verse 1 t b f^^J occupépar l'aiguille ou t.ge
;S:Ï/c:urse me^t horLtalemen. . l'aide d'un petit
rnbiecUf la liuniiic rinécliie par les nuages ou celle cl une c st ™:elu.e su,, lui do bas c„ haut 4 .'aide d'un uu-ou-
USAGES DU VERRE DE CHAMl'. 127
concave {tig.'Al n, m). Ce faisceau de lumière traverse l'objet et la série des lentilles de l'objectif et de l'oculaire; il arrive dans l'œil après avoir éprouvé une suite de convergences et de divergences qui ont pour résultat de projeter sur la rétine une ombre de l'objet, qui peut être jusqu'à dix-huit cents fois plus grande que celle qui se peindrait dans un œil assez sensible pour le voir directement.
Un objet ainsi examiné n'est aperçu que parce que la lumière qui passe autour de lui n'étant arrêtée par rien, vient impressionner vivement la rétine, autour de la poi'tion de cette membrane qui reçoit les rayons moins nombreux qu'il a laissés passer. Si le corps est opaque, on ne distingue que les bords, et sa masse se peint en noir ; s'il est transparent, on voit dans son intérieur toutes les parties qui ont une densité et une puissance réfringente autres que celles du reste de sa niasse.
a. Usages des différentes parties optiques du microscope composé.
161. Si l'objet était au foyer même, les rayons, après avoir traversé l'objectif, sortiraient parallèlement, ou ils divergeraient s'il était entre l'objectif et le foyer, et l'image serait indéfinie. 11 est par conséquent placé un peu au delà du foyer (fig. 47, iz). Alors les rayons lumineux qui le traversent quand il est vu par réflexion de la lumière, sont rendus convergents par-les lentilles de l'objectif et s'entre-croisent presque immédiatement au-dessus de lui, de manière à ce que ceux de droite passent à gauclie, et réciproquement.
En recevant sur un verre dépoli le faisceau lumineux au-dessus du croisement des rayons, on aurait une image renversée de l'objet [II), et d'autant plus grandie qu'on la recevrait plus loin au-dessus de l'objectif. iMais comme cette image serait trèsvague et irisée sur les bords (parce que l'entre-croisement de tous les rayons ne se fait pas précisément au même point), un premier chaphrafime {D D) est placé au niveau de la jonction du corps et du cone du microscope, et arrête les rayons les plus divergents.
ib2. Le verre de champ (ùg. Al , Z) de l'oculaire a pour but de recueilhr les rayons divergents les plus centraux que laisse passer ce premier diapliragme, et qui sans lui viendraiomt former une image en li. U les rapproc:he et les fait entre-croiser plus tôt, ce qu, rend le grossissement deux ou trois fois moins considérable; mais du rapprochement des faisceaux et de la concentration de la k.miere qui en resuite, l'image devient beaucoup plus lumineuse et plus nette. En même temps ces faisceaux, devenus convergents.