USAGES DU DIAPHRAGME DE L'OCULAIUE
peuveiil arriver à l'œil en beaucoup- plus grand nombre, et par conséquent l'aire voir une plus grande étendue de la préparation à la fois, puisque, au lieu d'être abandonnés isolément à eux-mêmes, si l'on peut ainsi dire, ils sont rassemblés d'une grande surface et rendus convergents vers l'œil. Le champ de la vision est donc agrandi par cette lenlille, de là le nom de verre de champ. °163. Lorsquen effet on supprime le verre de champ, et qu'on tient l'œil près du verre supérieur, on ne voit de la préparation qu'une étendue très-petite et circulaire, -qui est limitée par l'ouverture de la pupille. En outre, à chaque mouvement de la tête ou de l'œil (o), ce point éclairé se déplace dans le même sens que la pupille ; de sorte qu'il est impossible de fixer, môme pendant un lemps assez limité, le môme point de la préparation qu'on étudie, i i au lieu de tenir l'œil près de l'oculaire, on l'éloigné peu à peu, le 'champ s'agrandit jusqu'à ce qu'il soit limité par le diaphragme, parce que les rayons qui sont reçus dans l'œil étant de plus en plus divergents, limitent un angle optique plus grand. Les objets vus ainsi paraissent bien plus grands, mais leur image est bien moins nette • ses bords sont diffus et irisés, et en outre les faisceaux de lumière n'étant pas rassemblés, l'image est peu éclairée.
Comme le champ est d'autant plus restreint que le pouvoir ara- -plifiant obtenu à l'aide des objectifs est plus considérable (parce qu'on ne voit alors qu'à l'aide des rayons passant très^près de 1 axe), il en résulie qu'un oculaire dépoui^u de verre de champ ne pourrait être utile que pour des grossissements trés-faibles.
164 Ce verre n'est pas achromatique, mais sa convexité étant tournée en bas, c'est-à-dire opposée à celle des lentilles de l ohiectif, l'aberration de réfrangibilité de celui-ci, dont 1 achromatisme n'est pas parfait, se trouve corrigée par l'aberration même du verre de champ, d'après le mécanisme que nous indiquerons plus
^°n"nc resle que l'aberration de sphéricité; mais elle est trèsdiminuée par la concentration même des rayons à 1 aide dii ^rre de champ.'De plus, au niveau de son foyer se trouve dans cula^e un diaphragme (fig. 47, dd) qui la réduit a peu de chose, en rétrécissant seulement un peu le champ de la vision.
Ce diaphragme doit avoir une ouverture calculée et eUe place assez exactement au foyer du verre de l'œil en tenant compte de l'.'.nt de la vision de l'observateur, sans quoi, il en itsu le un peut itonvénient : le contour du champ paraît coloré tantôt en