THÉORIE DE L'OCULAIRE
l'œil et leur convexité vers un objectif non achromatique ou non parfaitement achromatique, ce qui est le cas ordinaire.
Si le verre de champ manquait, les rayons extrêmes partis des bords et du centre de l'objet viendraient de rr en II V former une image colorée, composée d'autant d'images qu'il y a do couleurs dans la lumière blanche et soustendant tous l'angle o.
Les couleurs les moins réfrangibles, comme le rouge, sont les plus extérieures rr; les plus réfrangibles, comme le violet, sont au contraire les plus intérieures II.
Il faut remarquer, en outre, que les images r r et vv sont courbées en sens inverse de ce qu'il faudrait pour qu'elles fussent vues distinctement par le verre convexe LE.
Or l'action du verre de champ CN est précisément de modifier la disposition des images de manière à ce que les couleurs rr elvv soustendent l'angle visuel VaV, ouvert en sens inverse de l'angle ror, et soient enveloppées par lui mRV, RV; de telle sorte que les rayons rouges rr, au lieu d'être placés en dehors des violets soient au contraire en dedans, en un mot qu'on ait RR<VV. L œil se trouve alors au sommet d'un cône qui enveloppe toutes les images, ce qui n'a pas lieu quand le verre de champ manque, ainsi que le montrent les angles rar>vav; d'où rr>vv ne seraient pas superposés, et les rayons rouges se trouveraient en de-
Fig. 48.
,31 ACUllOMATISllIi DE fOraUlRS.
hors des rayons violets formant ainsi des anneaux coneentriques
'ir» «PS le verre de eha,„p fait converger les ra, n or, or' en o.ir, oir', il renverse aussi la ÇO-bure des .m - .es rreivv pour leur donner la forme // et . C est la courbure nècessafre pour quelles soient vues nettement avee le verre dè 1 œ 1£ à Vaide duquel on obtient les images vu-tue les a peu n es d luet Kl! FF, sons-tendant, comn« nous l'avons d,t toutes L e Iu,Vdans le^iême angle VaV.Us images ™uges e bleues ZZ aussi amenées très-prés l'une de l'autre en « . par c ™le de cbamp, ce qui tend encore à les tau-e passer presque mco-
les ireàu'dTUonsffo partis d'un ol^ct —,
anrès leur réfraction dans un objectif non achromatique ou .ncom
tement achromatique, vers des images colorées ^^^^
tover coniu.ué r situé sur l'axe oa, correspondant aux
l3s etTlo;er.desravonsvi„lets;toutescesimagesa,ns,que 0^^^^
^oustendent le même angle au centre optique o. La lentille C N lecoï en i les faisceaux réfractés par l'objeetif avant leur concour
T;r"a. quoique l'image /'"^f:* J:;;;!
nouvel,eimage/r;quisous-tend.epe,tJ^ »^»^^^
plus petite que qm sous-tend e S ' ^
tendre conséquemment le même angle que cette aermei e d tenaie i,oii»i.4 „,,|„ ,,ue les mages vutuelles «11,
^F^rt — : . e tim::.^;:;' reportées ."une certaine dis-
corrigée par le verre ae iu.ii, i a fait faire à la
liqiie (fig. 49). C'est là le progros que Bosoonmcu
ACimOBIATISME DE L'OCULAIRE. 135
théorie du peFfoctionnement de l'oculaire par le verre de champ.
Les rayons E" qui vont frapper le verre de champ en Ce s'y dé composent, car ce verre n'est pas nclirnmnlimio: Ipr rnvons rmio-ps se dirigent en dehors en CE el C a, les violets plus en dedans ce et ce'. Or, si les rayons n'étaient pas ainsi séparés en différentes couleurs à leur arrivée au verre de l'œil LL, celui-ci n'étant pas achromatique non plus, ils se chromatiseraient, et sortiraient en du'ection non parallèle, de manière à aller produire sur la rétine des images coloi'ées. Mais la séparation même , effectuée par le verre de champ, fait que les rayons ponctués violets Ce et ce' tombent plus près du centre du veiTe oculaire que les rouges CE et ca. Or, comme le pouvoir réfringent de cette lentille, à cause de sa courbe sphérique, est plus petit vers le centre qu'au bord, et que les rayons violets sont justement les plus réfrangibles, il en résulte que l'action du verre de l'œil compense exactement la dispersion produite par le verre de champ, et que les rayons E et e, a et e' sortent sensiblemeïit parallèles. Ils peuvent conséquemment rencontrer tous l'axe optique a o très-près l'un de l'autre, et agissent sur la rétine comme un seul point lumineux. Ce qui se passe ici pour un seul faisceau et les couleurs extrêmes rouge et violet se passe aussi.de la même manière pour les faisceaux et les couleurs intermédiaires.
175. Dans tout ce que nous avons vu jusqu'à présent, relativemen au microscope composé, on a pu reconnaître que l'image se pemt renversée dans l'œil (voyez ci-dessus p. 125, fig. 47), telle qu on peu a recevoir au-dessus de l'objectif. Tous les mouvements qu on veut faire exécuter dans une direction donnée à l'image vue dans le microscope ne sont par conséquent obtenus que par un mouvement en sens inverse de l'objet lui-même, ce qui offre du
Fis. 49.