MOUVEMENTS DES TIÈCES DU MICROSCOPE
prochcr l'objccUf du portc-objel : l'un dans lequel ou ne fait que glisser le corps du microscope dans l'anneau de la branche horizontale. 11 n'est employé que pour exécuter les grands mouvements qu'exigent les faibles objectifs, ou pour mettre approximativement au ■point de vision nette, ou au foyer les objectifs forts. Quelquefois on prend l'habitude d'user de ce moyen seul.
L'autre moyen consiste dans l'emploi de la vis micrométrique. Elle sert à mettre d'une manière précise l'objectif aMjJoi?z<, quand, par glissement du corps du microscope, ce dernier a déjà été rapproché de manière à n'avoir que quelques tours de vis à exécuter.
On dait, pendant l'examen, avoir toujours la main au pignon de cette vis, afin de mettre ainsi au point successivement toutes les parties de chaque objet qui se trouve compris dans le champ du microscope.
L'expérience a montré que le moyen de mettre les objets au foyer, qui consiste à faire mouvoir le tube du microscope seul ou avec les branches qui le supportent, est bien plus précis et moins sujet à dérangement que celui qui consiste à monter ou à descendre la platine.
18-4. Les microscopes que nous venons de décrire sont verticaux; leur hauteur est de 30 centimètres environ, de sorte que, placés sur une table de hauteur ordinaire, telles qu'on les trouve partout (70 à 75centim.), leur oculaire. est situé à la hauteur de l'œil d'une personne assise. 11 suffit d'incliner un peu la tête, comme on la tient pour lire ou écrire, pour que la lumière qui traverse le microscope vienne frapper la rétine sans qu'on éprouve de lassitude.
Après avoir travaillé huit à dix heures par jour à cet instrument, on n'est pas fatigué plus que par quelque autre travail que ce soit. Si, après deux ou trois heures d'attention continue, on a de la céphalalgie, il est facile de remarquer qu'elle est de même genre que celle que l'on éprouve après un temps égal ou même moindre de lecture attentive ou de tout autre travail intellectuel. Ainsi ce qui fatigue dans les études microscopiques, c'est la grande attention souvent continue qu'on est obligé de leur donner, mais nullement la situation de la tète.
185. Jusqu'en 1822, on ne connaissait que le microscope vertical ; la monture ét^iit celle d'Euler, le tube optique était fixe, et la mise au point s'obtenait à l'aide d'un bouton à pignon et d'un engrenage entraînant la platine. La vis de rappel n'était pas encore employée, car ce ne fut que vers 1825 que la prem'ière construction des forts grossissements, par Charles Chevalier, lui suggéra l'idée d'adapter
144 DES PUTINES MOBILES,
au microscope une vis de rappel à boule. En 1830, Amici imagina le microscope horizontal, à ce moment, les micrographes se partagèrent en deux camps, les uns préférant l'instrument lionzontal, les autres le vertical. Charles Chevalier imagina de réumr les deux instruments dans un même appareil et créa ainsi 1 instrument dit
microscope universel. , i j
Les microscopes horizontaux demandent certainement plus de temps pour qu'on s'.habitue à s'en servir sans fatigue, parce qu ils forcent de tenir la tète un peu redressée, d'où résulte bientôt une làssitude marquée et pénible des muscles du cou. Déplus, étant coudés par le milieu, leur hauteur est diminuée de près de moitié, ce mil exige qu'on les place sur une table élevée ou sur un support qui les élève, ou bien que leur pied soit très-élevè, ce qui les complique et rend leur emploi difficile.
On peut, du reste, à l'aide de la chambre claire, rendre horizontaux certains microscopes si on le veut ; mais on les rend de la sorte très-incommodes. Le corps de ceux de Nachet peut être dévisse par le milieu et recevoir un prisme qui le rend oblique et dirige 1 oculaire vers l'œil : cette forme n'est pas fatigante, et c'est certainement la plus commode de toutes ces modifications, après la forme verticale. Le prisme qu-'on emploie pour rendre les microscopes horizontaux ou obliques, allongeant un peu le corps de 1 instrument, grossit de quinze à vingt fois les objets ; mais en même temps il fai perdre un peu de lumière et de netteté, à cause des deux surfaces nouvelles que rencontre la lumière. Du -te,^nous ~ revenir sur les microscopes qu'on incline a volonté. (Voi - aussi
Vsltl'pLines moUles. -On trouvera décrites, dans les traités du microscope, les ,M^^es moUles et à ^ko^^^^^^ compliqués et ordinairement inutiles, parce qu a l aide des doi ts on sCbitue à faire plus rapidement et avec assez de précision les mnnvpnients qu'ils ont pour but d'exécuter.
mobiles ne peuvent pas êU. faites de mati re mattaquable aux acides, ni à tourbillon. Souvent aussi d qu la xnain vient à s'appuyer sur elles, on voit ^^-11-/ ,^'^^^^^^^ et l'objet cesse dés lors de se trouver au loyer de ^ object f ce qui gêne beaucoup pendant l'observation, surtout av le • grossissements un peu forts. Ces accessoires sont oin d v^n , eu pratique, les avantages qu'on leur ^^^^^^^'l"^^ plus on est frappé de leurs inconvénients ; plus aussi ou appiccie