‹ Traité du palper abdominal: au point de vue obstétrical, et de la version par manoeuvres externesChapitre 15 sur 37 · Velpeau. Loc, ciV., t I, p · texte numérisé non relu

Velpeau. Loc, ciV., t I, p

MM. C. Devilliers et Chailly, dans un méuiuire lu en 1842 à la société de médecine de Paris, et intitulé De la valeur des signes fournis par rau^scultation, etc., après avoir démontré l'impuissance de l'auscultation dans des cas donnés, recommandent le palper et donnent les préceptes suivants :

€ La manière dont on peut reconnaître les diverses parties du fœtus est on ne peut plus simple : les deux mains appli- (juées sur l'abdomen exerceront d'abord une pression trèsmodérée, afin de ne pas exciter de douleur et de contraction (les muscles, puis, peu à peu, elles pourront employer plus (le force, pour bien sentir et embrasser les parties résistantes qu'elles discerneront avec assez (le facilité de celles où il n'existe que du liquide ou des parties molles.

« Un corps rond sous la main, plus dur que les autres, impossible ou très-difiScile à déplacer, indique la tète du fœtus ; un autre corps à surface plus étendue, d'une courbure plus large, d'une résistance un peu moindre que le précédent, indique le tronc. La partie la plus saillante de cette surface sera l'épaule ou la fesse, que l'on ne distinguera l'une de l'autre qtt'à l'aide d'autres signes^ par exemple, du voisinage de la tête pour l'un, et des extrémités inférieures pour l'autre. Enfin, de petites saillies brusques, résistantes, mobiles par elles:mémes ou faciles à déplacer momentanément, indiqueront les extrémités supérieures ou inférieures. »

En 1843, le professeur Hubert de Louvain essayait d'attirer [m ses écrits l'attention des praticiens sur l'importance de cette exploration (1) qu'il enseignait à ses élèves dès 1837 (2)

1. Eneyelographie des sciences médicales (juillet p. 109 et août p. 71), Annales médicaUs de la Flandre occidentale, 1855.

2. De f examen du ventre au point de vue du diagnostic de la grossesse, par le profeMeur Eug. Hubert. In Journal des Sciences médicales de LoU" tain. Décembre 1877.

non-seulement comme pouvant servir au diagnostic de la grossesse, mais encore au diagnostic différentiel des présentations et des positions. Nous retrouverons du reste sa méthode en nous occupant de la récente et importante publication de son fils, le professeur Eug. Hubert, sur le palper.

Dans son excellent manuel des accouchements (1), Jacquemier s'étend longuement sur l'importance du toucher abdominal, et il déplore que l'application des mains sur les parois abdominales pour reconnaître le développement de l'utérus et la présence de l'œuf dans l'utérus n'ait pas été assez appréciée en France.

Le manuel opératoire est décrit avec le soin, la précision qu'apporte cet auteur dans toutes ses publications. Mais s'il considère le palper comme très-important pour le diagnostic de la grossesse, il le mentionne à peine à propos du diagnostic des présentations. Ainsi dans le chapitre relatif au diagnostic des présentations et des positions de l'extrémité pelvienne on ne trouve que cette phrase : « Chez les femmes maigres, chez celles dont la paroi abdominale est restée distendue à la suite de grossesse antérieure, dans les cas où le liquide amniotique est peu abondant, il est quelquefois possible de reconnaître la tête du fœtus vers le fond de la matrice (2). »

En 1855, Matteï, dans son Essai sur r accouchement physiologique^ consacre un chapitre tout entier, chapitre le plus important et le plus original de l'ouvrage, au palper abdominal.

Faisant abstraction de tout ce qui est contenu dans ce livre en dehors du sujet qui m^occupe, je reconnais que personne

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