‹ Traité du palper abdominal: au point de vue obstétrical, et de la version par manoeuvres externesChapitre 2 sur 37 · XI · texte numérisé non relu

XI

Il est assez souvent peu difficile assurément dans le dernier mois de diriger la tête vers Torifice quand elle occupe une fosse iliaque, par exemple, mais il est rare, à la fin de la grossesse, de ne pas retrouver celle tête, avant l'accouchement dans la position vicieuse, corrigée momenta* nément par la manœuvre.

La combinaison des moyens exposés dans ce traité constitue une méthode à la fois plus ingénieuse et aussi plus rationnelle.

Elle donne, on le verra, des chances de réussite persistante à une opération à peu près improductive jusqu'à cjbs derniers temps. Cette méthode mérite donc d'êlre tentée, les observations se multipliant, on pourra définitivement juger si elle doit, désormais, prendre place dans l'obstétrique usuelle. Nous le croyons comme l'auteur.

Pratiquée, * avec toutes les précautions et la prudence conseillées dans ce livre, celte manœuvre et les moyens contentifs qui la complètent, ne présentant aucun danger, les praticiens n'hésileront donc, pas plus que nous ne le ferons nous-mêmes, à tenter un moyen en partie nouveau, rationnel, inoflPensif entre des mains prudentes, et destiné à éviter aux femmes et aux enfants une de ces extractions manuelles dont P. Dubois a pu dire « que Thommc le plus expérimenté ne pouvait jamais, en les commençant, prévoir, à coup sûr, les conséquences de leur terminaison. »

D'ailleurs, en fait d'opérations obstétricales, quand la nécessité d'opérer s'impose, il faut prendre son parti virilement et mettre toutes les chances connues de son côte, mais quand on le peut — mieux vaut éviter que réussir — Ce livre accroit les chances d'éviter. Le but est louable.

Professeur PAJOT.

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