‹ Traité du paludisme (volume 2)Chapitre 101 sur 251 · BuKOT et Legkand, Thérap. du paludisme, 1897, p · texte numérisé non relu

BuKOT et Legkand, Thérap. du paludisme, 1897, p

4. Pellahiin, De la fièvre bilieuse hématurique. Arch. de méd. nav., 1863 et 187G. — Barthélémy Benoit, Même rec, 1863. — Ghabkht, Th. Montpellier, 1866. — Bourse,. DissER, Sekez, Th. Montpellier, 1868. — Lartigue, Arch. de méd. nav., 1870. — FokcervîNES, Th. Paris, 'J873. — Bérengek Féraud, De la fièvre bilieuse mélanurique des pays chauds, Paris, 1874. -^ Le Roy de Méricourt, Arch. de méd. miv., 1873. — ■ Roux, Th. Montpellier, 1876. — Louvet, Arch. de méd. nav., 1876. — Guillaud, De l'urémie dans la fièvre bilieuse hématurique. Même rec, 1877. — Corre, Démonstration speclroscopique de la présence du sang dans la fièvre bilieuse hématurique. Même rec., 1878. — Darius Sévère, Th. Bordeaux, 1888-1889. — A. Calmettë, L'hémoglobinurie d'origine palustre. Arch. de méd. nav., 1889, t. LU, p. 81. — PLEH^ Soc. méd. de Berlin, 8 mai 1893. — Thomas, Th. Bordeaux, 1893-1896. — Boissok, Reçue de méd., mai 1896. - Sp. Kakeli.is, Progrès méd., 1896, p. 227. — A. Bektiiier, Arch. de ivéd. erpér. et d'anat. palh., 1896, p. 628. — BastiaiNelei, Arch. di med'C. Tia-., 1896, p. 847. — Baccelli, Gazz. degli Ospp.dali, 14 février 1897. — Gar- MOUZK, Arch. de méd. nav., mai 1897.

5. Voyez aussi E. Steudel, Die perniciose Malaria in Deutsch Ost Afrika, Leipzig. 1894, et Deut^'che MUitdrârlzl. Zeitsclir., 1896, n» 6.

6. Carmouze, Op. cit. — Hébrard, Côte d'ivoire. Arch. de méd. nav., 1897, p. 336.

En Europe, la bilieuse hémoglobinurique n'est fréquente qu'en Grèce où elle a été observée par Antoniadès, Rizopoulos, Karamitzas, Coryllos, Pampoukis.

Sur 307 cas de fièvres pernicieuses observées à Athènes, Pampoukis note 156 cas de bilieuse hémoglobinurique dont 35 cas mortels.

En Grèce les accès bilieux hémoglobinuriques se produisent, presque exclusivement, pendant les mois de septembre et d'octobre et chez des cachectiques palustres.

Il est remarquable que la bilieuse hémoglobinurique, si commune dans certains pays, fasse presque complètement défaut dans des régions oii l'endémie palustre sévit cependant avec une grande intensité, comme en Italie et en Algérie. Pendant un séjour de cinq années en Algérie je n'ai observé qu'un fait pouvant être classé dans cette catégorie d'accès pernicieux.

L'accès, qui se produit toujours chez des individus qui ont déjà subi les atteintes du paludisme, est annoncé par du malaise général, de l'accablement, de l'anorexie et par une teinte subictérique des conjonctives.

L'ascension thermique est rapide, comme dans les accès réguliers de fièvre intermittente, mais la fièvre persiste souvent pendant 3, 4 ou 5 jours.

Le malaise est beaucoup plus marqué que dans les accès ordinaires; le malade éprouve des douleurs vives dans les régions lombaire et épigastrique et des nausées qui aboutissent à des vomissements bilieux.

La réaction de Gmelin décèle, dans le liquide des vomissements, l'existence des pigments biliaires normaux.

Les selles sont, en général, peu nombreuses et peu abondantes.

La teinte ictérique qui parfois est déjà apparente avant le début de l'accès se prononce de plus en plus.

Les urines d'abord rouge-clair, sanguinolentes, prennent bientôt une couleur d'un brun plus ou moins foncé, comparable à celle du vin de Malaga ou d'une infusion de café ; au déclin de l'accès la couleur des urines s'éclaircit progressivement. Pour bien constater ces changements d'aspect, il faut avoir soin de recueillir dans des vases différents les urines émises aux périodes successives de l'accès.

La fin de l'accès n'est pas marquée par la sensation de bien-être qui accompagne d'ordinaire la fin des accès de fièvre.

Dans les cas mortels, l'aclynamie augmente et les malades succombent dans l'état typhoïde ou dans le coma.

On a beaucoup discuté autrefois la question de savoir si les urines brunâtres rendues par ces malades renfermaient ou non du sang-.

L'examen histologique du dépôt urinaire ne permet pas de constater la présence des hématies*, mais les urines contiennent une grande quantité d'hémoglobine; ces faits sont aujourd'hui hors de doute.

Les urines tachent le linge en rouge sale et précipitent par l'acide azotique.

L'examen spectroscopique qui a été fait pour la première fois par MM. Gorre et Venturini ne laisse aucun doute sur la présence de l'hémoglobine.

« Deux bandes de réduction très nettes ont été constatées, écrit Gorre, entre les lignes D et E de Frauenhofer, l'une plus large dans le vert, presque dans la limite du vert et du jaune ; l'autre plus étroite dans le jaune, en se rapprochant de l'orangé. Ges deux bandes se rapportent bien à l'hémoglobine. » {Arch. de méd. nav., 1878.)

Tous les observateurs qui ont contrôlé ces faits sont arrivés aux mêmes résultats que Gorre et Venturini.

A l'examen microscopique on ne trouve, dit Boisson, aucun globule rouge ; le spectroscope montre les raies d'absorption de l'oxyhémoglobine et plus tard celles de la methémoglobine et de l'urobiline -.

Le spectre de l'hémoglobine oxygénée (oxyhémoglobine) diftère notablement de celui de l'hémoglobine réduite; le premier est caractérisé par deux bandes noires séparées par un espace vert clair, le deuxième par une seule bande grisâtre, assez large et moins bien délimitée que les bandes du spectre de l'oxyhémoglobine.

Berthier a trouvé des hématies en très petit nombre dans l'urine de quelques malades atteints de bilieuse hémoglobinurique ; la présence de l'oxyhémoglobine en grande quantité est constante, dit-il, et facile à constater à l'aide du spectroscope^.

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