Soc. de thérap.. Séance du 10 avril
5. Le Roy de Méricourt, A. Laveran, Acad. de méd., 17 juillet 1894. ^ i
d'ailleurs qu'il coïncide quelquefois avec l'endartérite, l'aortite et l'ang-ine de poitrine.
d. Phlébite. — La phlébite a été signalée quelquefois comme complication du paludisme*.
Dans plusieurs des observations publiées l'influence du paludisme sur le développement de la phlébite est discutable; dans, le cas de pyléphlébite aiguë de Liaubovitch il s'agit d'un homme de 27 ans qui avait eu, 3 ou 4 ans auparavant, des accès de fièvre intermittente et qui était atteint de cirrhose atrophique du foie ; la pyléphlébite se rattachait évidemment à la cirrhose du foie, bien plus qu'au paludisme.
G. Complications du côté du système nerveux et des organes des SENS. — Ces complications sont fréquentes et variées; parmi celles, qu'on a le plus souvent l'occasion d'observer, il faut citer lesnévralgies et les paralysies. Les troubles nerveux qui surviennent dans le cours des accès pernicieux : délire, coma, convulsions, ont été décrits déjà, je n'y reviendrai pas.
a. Névralgies. — J'ai signalé dans le chapitre précédent la névralgie à forme intermittente, sans fièvre, qui constitue une forme larvée du paludisme; plus souvent la névralgie se montre comme complication de la fièvre intermittente.
Les névralgies de la cinquième paire, surtout celles des branches. sus et sous-orbitaires, sont les plus fréquentes; viennent ensuite celles du nerf occipital, des nerfs intercostaux et du sciatique.
Sur 414 cas de fièvre intermittente traités à Tubingue, Griesinger a observé 13 fois la névralgie de la cinquième paire, 7 fois des douleurs névralgiques disséminées dans la tête, 1 fois la névralgie pharyngée, 1 fois la névralgie intercostale ^
Verneuil, qui a fait une étude très complète des névralgies, palustres ^ se demande avec raison quelle est la part des prédispositions individuelles dans l'étiologie de ces névralgies.
D'après ce qu'il m'a été donné d'observer en Algérie, je suis porté à croire que le paludisme ne joue ici que le rôle d'une cause, prédisposante, en déterminant une anémie rapide et souvent profonde. Dans les cas très rares d'ailleurs où j'ai observé des névral-
1. RiGOLLEï, De la phîéljite palud., Th. Bordeaux, 1891. — Chastang, Observ. de paludisme chronique compliqué de phlébite et d'aortite, Arch. de méd. nav., 1893, . p. 290. — Liaubovitch, Pyléphlébite aiguë d'origine probablement palustre, Médecine moderne, 1896, p. 94.