Ann. de Vinst. Pasteur, 1887, p
0. Gabritschewsky, Les bases de la sérothérapie de la fièvre récurrente. Ann. de rinst. Pasleur, 18'J6, p. 630.
288 PATHOGENIE
cide qui explique la disparition des spirilles à la fin des paroxysmes fébriles.
Lorsque la substance bactéricide a été éliminée en partie, les spirilles pullulent de nouveau dans le sang, d'oi^i la rechute \
L'apparition des microbes dans le sang-, pendant les paroxysmes fébriles, et leur disparition pendant l'apyrexie, n'ont pas la même régularité dans la fièvre intermittente que dans la récurrente ; il m'est arrivé souvent de rencontrer des parasites en grand nombre dans le sang' de malades qui se trouvaient à la fin d'un accès ou pendant une période d'apyrexie.
D'un autre côté l'hématozoaire du paludisme et le spirille d'Obermeyer appartiennent à des espèces trop différentes pour qu'il soit possible de raisonner ici par analogie. Il paraît bien probable que le parasite du paludisme ne sécrète aucune toxine (V. p. 283). Je rappellerai à ce propos qu'une première atteinte de fièvre palustre, loin de donner l'immunité, comme fait la fièvre récurrente, prédispose au contraire à de nouvelles atteintes.
- Dans mes premières publications sur le paludisme j'ai montré que l'activité des leucocytes, augmentéeparl'état fébrile, expliquait ■ la destruction d'un grand nombre d'hématozoaires à la suite des accès et pouvait contribuer à produire l'intermittence \
Golgi, dans son travail sur le Phagocytisme dans le paludisme, qui date de 1888, admet, comme je l'admettais dès 1884, que la destruction des éléments parasitaires par les leucocytes joue un rôle important dans le phénomène de l'intermittence et que le processus fébrile, en augmentant l'activité des globules blancs, rend plus rapide la destruction des parasites.
Metchnikoff dans ses beaux travaux sur la phagocytose a signalé aussi le rôle que jouent les phagocytes dans la fièvre intermittente, comme dans la fièvre à rechute; les macrophages de la rate et du foie englobent, dit-il, des quantités souvent surprenantes de parasites malariques ^
1. Celte opinion est encore discutée; d'après Metchnikoff ce sont les phagocytes qui mettent fin aux paroxysmes fébriles de la fièvre à rechute ; l'accès dure pendant la vie libre des spirilles dans le sang et cesse quand les parasites deviennent la proie des phagocytes (Metchnikoff, Ann. de l'inst. Pasteur, 1896,