‹ Traité du paludisme (volume 2)Chapitre 179 sur 251 · KoB.NER, Uullet. gén. de thérap., 1890, p · texte numérisé non relu

KoB.NER, Uullet. gén. de thérap., 1890, p

M. Grimaux a proposé la solution suivante pour les injections hypodermiques :

Chlorhydro-sulfate de quinine ogr.

Eau distillée 6 —

I cm"' de cette solution renferme 0 gr. 50 de chlorhydro-sulfate de quinine.

II y a, croyons-nous, avantage à employer la solution suivante, moins concentrée :

Chlorhydro-sulfate de quinine 10 gr.

Eau distillée 22 —

1 cm* de cette solution renferme 0 gr. 33 de chlorhydro-sulfate de quinine ; en injectant 3 cm^ de la solution, on injecte une quantité de chlorhydro-sulfate de quinine qui correspond àl gr. de sulfate de quinine.

Cette solution se conserve bien, il ne se forme pas de cristaux et les injections sont moins douloureuses que celles qui sont faites avec le chlorhydrate neutre.

Le sulfovinate et le bromhydrate de quinine sont moins stables que le chlorhydrate et, par suite, ils donnent lieu plus souvent que ce dernier sel à des accidents locaux.

A défaut de chlorhydrate de quinine on peut utiliser, pour les injections hypodermiques, le sulfate de quinine rendu soluble à l'aide de Feau de Rabel ou de l'acide tartrique.

Vinson a donné la formule suivante :

Sulfate de quinine 1 gr.

Eau distillée 10 — ■

Eau de Rabel 1 —

Ou :

Acide tartrique 0 gr. 50

L'injection sous-cutanée des sels de quinine provoque en général une douleur assez vive et il se forme souvent, au point d'injection, un noyau d'induration. D'ordinaire ce noyau se résorbe, mais il n'est pas rare de voir se produire un abcès ou bien une eschare sèche de la grandeur d'une pièce de cinquante centimes ou d'un franc, qui ne se détache que lentement.

Il se forme quelquefois des eschares plus étendues, et même des phlegmons diffus; enfin, dans les pays chauds, le tétanos peut se

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