‹ Traité du paludisme (volume 2)Chapitre 184 sur 251 · WooD, Americ Journ. of med. Se · texte numérisé non relu

WooD, Americ Journ. of med. Se

4. A. Laveran, Traité des fièvres palustres, p. 493. — Heim, Sur les hyphomycètes observés dans les solutions de sulfate de quinine. Soc. de biologie, 17 févr. 1894.

introduite dans une infusion de foin empêche le développement des infusoires*.

Cette action parasiticide de la quinine sur les infusoires est étudiée ensuite par Binz ^ et par Bochefontaine ^

La découverte de l'hématozoaire du paludisme a jeté un grand jour sur cette question.

L'agent pathogène du paludisme étant, non un champignon ou une bactérie, comme on l'a cru pendant longtemps, mais un protozoaire, on s'explique mieux l'efficacité des sels de quinine dans les fièvres palustres.

L'action destructive de la quinine sur les hématozoaires du paludisme est évidente. Ces parasites disparaissent rapidement du sang, chez les malades soumis à la médication quinique; c'est même là une des causes qui ont retardé leur découverte, l'étude du sang palustre ayant été faite le plus souvent chez des malades qui avaient pris de la quinine.

On peut étudier directement l'action de la quinine sur les hématozoaires, en mélangeant une goutte de solution de sulfate de quinine très diluée à une goutte de sang palustre ; dans ces conditions on constate que les parasites prennent rapidement leurs formes cadavériques *.

Obj cetera- t-on que beaucoup de substances ont des propriétés parasiticides supérieures à celles du quinquina sans être pour cela des spécifiques du paludisme?

Si l'on pouvait introduire dans le sang, à dose suffisante, des parasiticides comme l'iode ou le mercure, ces médicaments détruiraient sans doute les microbes du paludisme aussi bien, sinon mieux, que les sels de quinine, mais ces agents sont des toxiques très puissants pour l'homme lui-même, si bien qu'on ne peut même pas les utiliser pour tuer les parasites qui vivent dans la partie supérieure du tube digestif.

La sensibilité des hématozoaires pour la quinine n'a rien qui puisse nous surprendre. On sait depuis longtemps que certains parasites sont extrêmement sensibles à l'action de substances qui n'agissent pas sur d'autres.

1. A. Chevalier, L'Étudiant micrographe, Paris, 1865, p. 529.

Page 1