Bochefontaine, Arch. de physioL, 1873, et Th. Paris
4. A. Laveran, Du paludisme et de son hématozoaire, p. 185. — Mirinescu et B. Gheorghio, Gaz. hebdom. de méd. et de chir., 2 juillet 1892. — Romanowsky, Sur l'action spécifique de la quinine dans le paludisme, Wratch, 1891.
ACCIDENTS PRODUITS PAR LA QUININE 36i
Raulin a montré qu'il suffît d'un seize cent millième de nitrate d'argent dans un liquide pour empêcher le développement de V Aspergillus niger.
Parmi les formes que peut prendre l'hématozoaire du paludisme, il en est une, la forme en croissant, qui présente une résistance beaucoup plus grande que les autres formes.
Councilman, Golgi, Arnaud et bon nombre d'autres observa leurs ont constaté, comme moi, que la quinine agissait bien plus difficilement sur les croissants que sur les corps amiboïdes, mais les croissants eux-mêmes disparaissent du sang palustre sous l'influence d'un traitement prolongé.
IV. Des ACCIDE^'ïS auxquels peut dgisner naissance l'emploi des SELS DE QUININE. — A. Phénomèïies d" intolérance. Intoxication par la quinine. — Certaines personnes ont une sensibilité toute particulière pour la quinine.
Trousseau et Pidoux citent les faits suivants :
« Nous avons vu, à l'hôpital de Tours, une jeune religieuse rester folle pendant un jour pour avoir pris, en une dose, 1 gr. 25 de sulfate de quinine.
« Un jour, par notre conseil, un malade prit, en une fois, 3 gr, de sulfate de quinine, pour se guérir d'un asthme qui revenait tous les jours à une heure fixe. Quatre heures après l'ingestion du médicament, il éprouva des bourdonnements d'oreilles, des étourdissements, des vertiges et d'horribles vomissements; nous le vîmes 7 h. après l'administration de la quinine, il était aveugle et sourd, délirait et ne pouvait marcher, tant étaient grands les vertiges qu'il éprouvait; à chaque instant il vomissait; en un mot, il était sous l'influence d'une véritable intoxication. Ces accidents, auxquels d'ailleurs nous n'opposâmes aucune médication active, cédèrent spontanément dans le milieu de la nuit. » (Traité de thérap., 8" édit., t. Il, p. 487.)
Un homme vigoureux observé parFloyer ne pouvait pas prendre de sulfate de quinine, même à très faible dose (0 gr. 15), sans avoir une violente dyspnée et de l'urticaire \
Rizu rapporte qu'une de ses malades, chaque fois qu'elle absorbait du sulfate de quinine, même à très faible dose, éprouvait une congestion de la face, puis un véritable accès d'orthopnée et de l'urticaire %