Périeu, De l'hygiène en Algérie, t. I, p
2. F. Jacquot, Rech. sur les causes des fièvres à quinquina. Gaz. méd. de Paris, 1848.
Laveran, Paludisme. 3
'M ÉTIOLOGIE
Do même à Bôiio : les habitants de la ville haute, construite sur les collines qui bordent la mer, sont à l'abri du paludisme, tandis (|ue ceux de la ville basse lui payent aujourd'hui encore un lourd tribut, malgré les travaux d'assainissement qui ont été effectués et qui ont produit déjà d'excellents résultats.
En résumé, pour le développement du paludisme, il faut de la terre, de la chaleur et de l'humidité, mais ces conditions, alors même qu'elles se trouvent réalisées de la façon la plus complète, sont insuffisantes pour faire naître l'endémie.
Les conditions de milieu les plus propres à favoriser l'éclosion et la multiplication d'une plante sont impuissantes à faire naître cette plante si la graine fait défaut, de même les localités les plus favorables en apparence au développement du paludisme en demeurent indemnes si l'agent pathogène n'y est pas transporté
On s'explique ainsi qu'il existe, même dans les pays tropicaux, des marais non fébrigènes, que des pays autrefois épargnés par les fièvres puissent être envahis tout à coup et que, par contre, en modifiant les conditions de milieu, on réussisse à assainir des localités ou des rég-ions entières.