‹ Traité du paludisme (volume 2)Chapitre 200 sur 251 · Acad. de médecine, l" oct · texte numérisé non relu

Acad. de médecine, l" oct

La plupart des observateurs s'accordent à reconnaître que, dans le traitement des fièvres palustres légères, on peut employer avec succès le sulfate de cinchonidine.

Quelques auteurs sont arrivés à des conclusions encore plus favorables à la cinchonidine.

D'après MM. Le Juge de Segrais et de Brun, les sels de cinchonidine seraient tout aussi efficaces que les sels de quinine et ils auraient l'avantage d'être mieux tolérés par l'estomac que ces derniers et de provoquer moins de troubles nerveux ; comme d'autre part la cinchonidine coûte moins cher que la quinine, on voit qu'il faudrait préférer la cinchonidine à la quinine dans la plupart des cas^

Je ne crois pas que la cinchonidine puisse remplacer la quinine dans le traitement des fièvres palustres graves % et j'estime qu'on ne doit la prescrire que dans les fièvres palustres légères, ou chez des malades qui supportent mal la quinine.

Le bromhydrate, le biBromhydrate et le chlorhydrate de cinchonidine sont solubles dans leur poids d'eau et peuvent être par suite utilisés pour les injections hypodermiques.

Comme il est bon de ne pas employer des solutions concentrées, on prescrira, par exemple :

Chlorhydrate de cinchonidine 2 gr.

Eau distillée 10 —

Pour injections hypodermiques; 4 à 5 cm^ en 24 h. pour un adulte.

3. Quinidine. — Isomère de la quinine, la quinidine se trouve dans les eaux mères ayant servi à la fabrication du sulfate de quinine.

La quinidine est convulsivante au même degré que la cinchonine; chez l'homme sain elle produit, plus facilement que la quinine, des nausées et des vomissements (Gubler). Comme d'autre part son efficacité est moindre que celle de la quinine, on voit que la quinine a sur elle de grands avantages.

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