Wood, American journ. of the med. se
droits où ne régnent pas les fièvres; des plaques de terre recouvertes de cette algue, transportées dans diverses habitations de Lyon, n'ont jamais déterminé d'accès de fièvre chez les personnes qui occupaient ces habitations. Magnin conclut que les palm elles ne sont pas les agents de la fièvre palustre '.
En 1867, Binz constate l'action toxique des sels de quinine sur les infusoires, et tire de ce fait un nouvel argument en faveur de la théorie parasitaire du paludisme % mais la valeur de cet argument est faible tant qu'on admet que le parasite du paludisme est un champignon, une algue ou une bactérie; les champignons, les algues et les schizophytes, sont en efîet très peu sensibles à l'action de la quinine.
Le même observateur injecte à des chiens, dans les veines, des matières putrides d'origine végétale, et il prétend que les animaux rendus malades de cette façon guérissent par la quinine. Ces expériences sont avec raison critiquées. Il est bien certain que Binz n'a jamais provoqué ainsi de véritables fièvres intermittentes et que les animaux sur lesquels il expérimentait ont eu simplement des accidents pouvant être rattachés à la septicémie.
Quinquaud, qui a étudié avec soin les palmelles, a souvent absorbé lui-même et a fait absorber à d'autres personnes ces micro-organismes; les résultats ont toujours été négatifs ^
Massy (de Ceylan) a signalé la présence d'une quantité énorme de champignons microscopiques dans l'air pendant la période endémo-épidémique des fièvres palustres à JafTna ^ L'air, l'eau, les crachats et l'urine de la plupart des fébricitants renfermaient des spores de mucédinées.
Hallier incline à croire que le parasite du paludisme appartient à une espèce voisine des oscillariées, c'est-à-dire de ces organismes filiformes, doués de mouvements très vifs, qu'on trouve en abondance dans l'enduit verdâtre des égouts et qu'on a placés tour à tour dans le règne animal et dans le règne végétaP.
Le D'" Balestra a trouvé constamment dans l'eau des marais Pontins, une algue qui lui paraît être la cause des accidents du
1. Mag>-in, Rech. géologiques, botaniques et statistiques sur lïmpaludisme dans les Dombes, Th. Paris, 1876.
2. Binz, Max Schulfze's Archîv, 1867. — Du jième. Pharmakologische Studien iiber China. Virchoiv\s Archiv^ 1869.