‹ Traité du paludisme (volume 2)Chapitre 50 sur 251 · P.-L. SiMOXD, Soc. de biologie, 12 déc · texte numérisé non relu

P.-L. SiMOXD, Soc. de biologie, 12 déc

HÉMATOZOAIRE DU PALUDISME 87

Balbiani avait fait (le|»uis longtemps la même remarque à propos ■(les kystes du Coccidiam oviforme. Il est à remarquer que ce sont là aussi les conditions du développement du germe du paludisme.

J'ai été conduit à penser que les moustiques étaient des hôtes intermédiaires pour le microbe du paludisme comme pour les filaires * ; cette hypothèse a été reprise et très bien défendue dans ces dernières années par Manson' et par R. Ross. Je reviendrai sur cette question à propos des modes d'infection dans le chapitre suivant.

M. Mannaberg- a émis également l'opinion que l'hématozoaire du paludisme ne vivait pas dans le milieu extérieur à l'état de saprophyte, mais comme parasite d'un org-anisme animal ou vég-étal ^

Essais de cidture. — Les essais de culture de l'hématozoaire du paludisme n'ont donné jusqu'ici que des résultats négatifs.

Lorsqu'on recueille du sang' avec pureté chez un palustre, après s'être assuré de la présence des hématozoaires, et qu'on en dépose quelques gouttes dans du bouillon, sur de la gélose ou de la pomme de terre, on constate au bout de quelques jours que le bouillon est limpide et qu'il ne s'est produit aucune colonie sur les milieux solides, alors même que ces milieux ont été maintenus dans l'étuve à des températures de 37" à 40".

Dans l'eau et dans la terre stérilisées les résultats des ensemencements sont également négatifs.

Les tentatives que j'ai faites pour cultiver le microbe dans le sang n'ont pas eu plus de succès que les autres.

Un moyen simple d'essayer cette culture consiste à recueillir une goutte de sang' palustre avec pureté sur une lamelle couvreobjet qui est placée sur une de ces lames excavées qui servent à l'étude des microbes en g'outte suspendue. De la vaseline interposée entre les bords des lamelles empêche la dessiccation; pour plus de sûreté, la préparation, dans l'intervalle des examens, est laissée dans la chambre humide.

Il faut avoir soin, quand on recueille la goutte de sang, de l'étaler un peu; les éléments parasitaires ne sont visibles, en effet, que sur les points oii la couche de sang' est mince et principalement sur les bords.

1. A. Laver^x, Du paludisme et de son hématozoaire, Paris, 1891, p. 147.

2. Maxsox, La vie du germe de la malaria hors du corps humain. Lancet, 1896.

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