Manxaberg, Die Malaria-Parasiten, Vienne, 1893, p
«8 ETIOLOGIE
J'ai pu conserver ainsi, pendant dix jours et plus, des préparations dans lesquelles je distinguais des éléments parasitaires au milieu des hématies à peine altérées. Il m'a semblé une fois que les corps amiboïdes pigmentés avaient augmenté de nombre, mais ce n'était là sans doute qu'une illusion qui s'explique par ce fait que les hématies devenues plus pâles laissent mieux voir les éléments parasitaires.
A. Angelini a tenté en vain de cultiver le microbe du paludisme dans la sérosité de l'ascite additionnée d'hémoglobine et dans du sang humain rendu incoagulable par l'addition de peptone *.
Les tentatives faites par d'autres observateurs ont échoué également ^
Lorsqu'on applique une sangsue à un malade atteint de fièvre palustre, on peut encore, au bout de 48 h., trouver les hématozoaires dans le sang absorbé par la sangsue. Rosenbach s'était flatté de l'espoir qu'on pourrait étudier par ce procédé les phases de développement du parasite^; cet espoir ne s'est pas réalisé. Les éléments parasitaires se conservent à la vérité assez longtemps dans le sang absorbé par les sangsues, mais ils ne s'y multiplient pas.
Essais d'inoculation aux animaux. — Le paludisme paraît être une maladie particulière à l'espèce humaine; on ne connaît pas d'animaux qui y soient sujets et les essais d'inoculation ont toujours échoué jusqu'ici.
L'observation la plus superficielle montre que la plupart des animaux peuvent vivre et prospérer dans des localités que l'endémie palustre rend à peu près inhabitables à l'homme.
Les troupeaux paissent sans danger dans les plaines de la campagne romaine, et l'éleA'^age du cheval donne d'excellents produits au milieu des marais Pontins.
Dans les contrées marécageuses de la France, en Hollande, dans les polders de la Belgique, dans le delta du Rhin, les fièvres intermittentes enzootiques n'existent pas. L'élevage du porc, des lapins, de la volaille réussit très bien dans les endroits oi^i le paludisme règne avec le plus d'intensité.