GiîAssi et Feletti, Riforma medica, mars
2. Railliet, Traité de zoologie médicale, 2° édit., Paris, 1893. p. 122.
3. P.-L. SijiOND, Soc. de biologie, 1^' mai 1897. Simond a trouvé le stade mobile chez les coccidies de la salamandre, du triton et du lapin; c'est d'après lui un stade normal de l'évolution des Coccidium.
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plus souvent défaut dans le sang- des palustres qui n'ont pas eu d'accès depuis quelque temps, ou qui viennent d'être soumis à la médication quinique; on choisira donc un malade qui a la fièvre et qui n'a pas pris récemment de quinine.
Le procédé le plus simple, le plus pratique, consiste à examiner le sang- obtenu par la piqûre d'un doigt.
Gouncilman et Golgi, qui ont fait l'examen du sang de la rate chez un certain nombre de malades, ont constaté que le sangrecueilli de cette façon renfermait des éléments parasitaires en plus grand nombre que le sang pris au doigt, mais la ponction de la rate est une opération délicate et douloureuse qui ne me paraît pas devoir entrer dans la pratique '.
1° Examen du sang frais. — La préparation est faite par le procédé ordinaire ; il importe de se servir de lamelles de verre bien planes et très propres qui, par suite de la loi d'adhésion, s'appliquent l'une contre l'autre d'une manière parfaite. La distance qui sépare les lamelles, dans ces conditions, est à peu près constante et correspond à la hauteur des hématies, d'où la possibilité d'évaluer sur des préparations ordinaires de sang la quantité de ces éléments '.
Pour les examens ordinaires il n'est pas nécessaire de border à la paraffine; le sang qui se coagule sur les bords de la préparation, au contact de l'air, fait lui-même obturation; il reste liquide au centre pendant un temps variable, mais*qui dépasse toujours plusieurs heures. Lorsqu'on veut faire l'examen du sang avec de forts grossissements ou qu'on se propose d'étudier les mouvements des éléments parasitaires, il est bon de border à la paraffine afin de supprimer les mouvements que l'évaporation imprime aux hématies.
Au début de mes recherches, je prenais des précautions minutieuses pour prévenir l'introduction dans les préparations de tous les corpuscules extérieurs. Dans la pratique, ces précautions ne sont pas indispensables; les parasites du paludisme sont trop caractéristiques pour qu'il soit possible de les confondre avec les poussières en suspension dans l'air.
1. II est facile, en se servant d'une seringue de Pravaz stérilisée et en pratiquant avec soin le lavage antiseptique de la peau, d'éviter les infections secondaires, mais on peut toujours craindre les déchirures de la rate et les hémorragies, surtout dans le paludisme aigu, alors que la rate est ramollie ou même diffluente.
2. KuRLOFF, cité par Ehrlich, Communie, au 11° Congrès de méd. int., Leipzig^ 1892. Compte rendu du Congrès, p. 33.
HÉMATOZOAIRE DU PALUDISME 95
Si le doigt qu'on se propose de piquer n'est pas propre, il faut cependant le laver, afin d'éviter l'introduction dans la préparation des poussières qui srêneraient l'examen; on lave à l'eau, puis à l'alcool et on a soin de sécher le doigt complètement avant de faire la piqûre. Pour peu que la peau soit humide, le sang s'étale, se mélange à l'eau et les hématies se déforment; au contraire, lorsque la peau est très sèche, le sang forme une goutte hien limitée, saillante, qu'il est facile de recueillir en mettant en contact avec elle une lame porte-objet et dans laquelle les hématies ne se déforment pas, si l'on opère assez vite.
J'examine ordinairement le sang pur, sans adjonction d'aucun liquide.
Von Jaksch a préconisé le procédé suivant : le doigt nettoyé est serré par un lien élastique, on dépose sur le bout du doigt une goutte d'une solution salée et on pique à travers cette goutte d'eau ; le sang se mélange à l'eau salée, on met le couvre-objet en contact avec le sang et on l'applique sur la lame porte-objet; on lute ou non avec la paraffine.
En procédant ainsi, on place les hématozoaires dans un milieu qui n'est pas le leur; il vaut mieux, en général, examiner le sang pur.
La recherche des parasites est difficile quand les hématies adhèrent entre elles, et se présentent par la tranche ; dans ces conditions la plupart des éléments parasitaires, et en particulier ceux qui adhèrent aux hématies, sont invisibles. Si la préparation est suffisamment mince, les hématies ne tardent pas à se mettre à plat, ce qui facilite beaucoup la recherche.
Les parasites sont souvent peu nombreux dans le sang recueilli à la périphérie, aussi l'observateur qui entreprend de les rechercher doit-il s'armer de patience et revenir plusieurs fois à l'examen du sang frais et du sang coloré avant de déclarer l'examen négatif.
Je me sers d'ordinaire pour l'examen du sang des objectifs 7 ou 9 (à sec) de Yerick.
L'examen du sang frais, non coloré, doit être fait à la lumière naturelle, la lumière artificielle et l'éclairage Abbé rendent les éléments parasitaires trop transparents.
Les éléments parasitaires étant d'ordinaire pigmentés, les grains noirs de pigment fournissent d'utiles points de repère, mais i!
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peut arriver que le sang' ne contienne que de petits éléments non pigmentés.
En ajoutant au sang une goutte d'eau, on détruit les hématies sans altérer, au moins pendant quelque temps, les corps en croissant que l'on peut déceler rapidement par ce moyen.
C'est dans le sang pur et frais, au milieu des hématies, qu'on étudie le mieux les parasites du paludisme ; si la présence des hématies est parfois gênante, souvent aussi elle facilite l'obs&rvation, notamment en ce qui concerne les flagelles si transparents C[u'on a de la peine à les voir; les mouvements variés c{ue ces éléments impriment aux hématies contribuent à déceler leur présence et rendent leurs mouvements propres manifestes.
Les mouvements des grains de pigment dans les corps sphériques et les mouvements amihoïdes de ces derniers éléments, ne peuvent être étudiés également que dans le sang pur et frais.
On peut suivre, en outre, dans les préparations de sang frais, au moyen d'une observation prolongée des mêmes éléments, c|uelquesunes des transformations qu'ils subissent.
La platine chauffante (.37 à 38°) est utile pour l'observation des mouvements amihoïdes et des flagelles, mais elle n'est pas indispensable ; toutes mes observations en Algérie ont été faites à la température du laboratoire.
L'examen du sang en goutte suspendue est intéressant; il permet de bien observer les mouvements des flagelles ; il faut avoir soin d'étaler la goutte de sang, les éléments parasitaires ne sont visibles en efîet qu'autant que la préparation est très mince.
Danilewsky s'est servi de tubes capillaires aplatis pour l'étude des hématozoaires \
2° Examen du sang desséché. — La dessic-cation rapide du sang est un excellent moyen de conservation du sang et des éléments parasitaires qu'il contient ^
Pour obtenir de bonnes préparations il faut se mettre à l'abri de toutes les causes d'altération des hématies ; on opérera Adte pour éviter l'action de l'air, on ne comprimera pas trop fortement le sang, on aura soin de ne pas le porter à la température de 57° avant d'avoir obtenu une dessiccation presque complète. Bien qu'il