‹ Traité du paludisme (volume 2)Chapitre 55 sur 251 · Danilewsky, Arch. slaves de biologie, 1886, p · texte numérisé non relu

Danilewsky, Arch. slaves de biologie, 1886, p

2. D'après Malassez rien ne vant pour l'examen des hémalies les préparations de sang desséchées et convenablement faites et conservées. Soc. de biologie, 23 mai

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s'agisse cVun procédé trexamen très simple, je crois qu'il n'est pas inutile d'entrer ici dans quelques détails.

Je conseille de procéder de la manière suivante :

1° Nettoyer avec soin quelques lamelles couvre-objet dans l'eau d'abord et au besoin dans l'eau additionnée d'acide chlorhydrique, puis dans l'alcool.

2" Piquer avec une épingle flambée ou avec une lancette la pulpe d'un des doigts du malade à examiner et faire jaillir une goutte de sang en pressant sur le doigt au-dessus de la piqûre.

3° Recueillir la goutte de sang sur une lamelle couvre-objet qu'il suffît pour cela de mettre en contact avec le sang.

4° Appliquer aussitôt sur la première lamelle une deuxième lamelle couvre-objet de manière à ce que le sang s'étale en couche mince et uniforme entre les lamelles.

5" Faire glisser les lamelles l'une sur l'autre, les séparer et les agiter dans l'air ou au-dessus de la flamme d'une lampe à alcool, pour que le sang se dessèche rapidement.

6" Envelopper les lamelles dans un papier sur lequel on inscrit le nom du malade, le jour et l'heure de la prise du sang; pour protéger les lamelles il est bon de les appliquer sur une lame porteobjet.

On peut aussi étaler le sang à la surface.de lames porte-objet avec le bord d'une lamelle ou à l'aide dune baguette de verre.

Le sang desséché peut être exanliné sans autre préparation, sans coloration; ce procédé donne d'excellents résultats pour les corps en croissant. La lamelle couvre-objet est placée sur une lame porte-objet et on borde à la paraffine ; la préparation est montée à sec ; le baume du Canada rendrait les éléments beaucoup trop transparents.

Dans des préparations de sang conservées depuis dix ans par ce procédé les corps en croissant sont encore très nets; à la longue ces éléments se déforment un peu et deviennent granuleux.

Pour la recherche ou pour l'étude des corps amiboïdes dans le sang desséché il faut employer les réactifs colorants.

Lorsqu'on se propose de soumettre les préparations à l'action des réactifs colorants en solution aqueuse, il est bon de fixer les hématies plus complètement qu'elles ne l'ont été par la dessiccation.

Le mélange à parties égales d'alcool et d'éther, conseillé par Nikiforofî, fixe très bien les hématies ; on verse quelques gouttes

Laveran, Paludisme. 7

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de ce mélange à la surface de la lamelle recouverte de sang desséché, on laisse en contact pendant quelques secondes et on sèche après avoir fait écouler le liquide en excès.

Les vapeurs d'acide osmique fixent hien les hématies, mais elles sont d'un emploi moins commode que le mélange d'alcool et d'éther. Le sang desséché est laissé pendant quelques secondes au-dessus de l'orifice d'un flacon à large tubulure renfermant une solution d'acide osmique au centième.

On peut obtenir aussi la fixation des hématies par l'action prolongée de la chaleur (étuve sèche, température de 100" pendant 15 à 30') \ ou par les solutions des acides picrique ou chromique (acide picrique en solution concentrée, acide chromique en solution au centième).

3° Réactifs colorants. — Le réactif le plus employé pour la coloration des microbes du paludisme est le bleu de méthylène.

On verse sur la lamelle recouverte de sang desséché quelques gouttes d'une solution aqueuse concentrée de bleu de méthylène;, au bout de 30" on lave à l'eau distillée et on sèche la préparation qui est montée à sec ou dans le baume.

Les préparations montées à sec sont bordées à la paraffine de façon à empêcher l'humidité atmosphérique et les poussières de les altérer; elles peuvent ainsi se conserver assez longtemps.

On peut procéder à l'examen du sang recueilli sur des lames porte-objet et coloré avec le bleu de méthylène ou avec la thionine, sans recouvrir avec des lamelles couvre-objet; si l'on emploie les objectifs à immersion, la goutte d'huile est déposée directement sur la préparation.

Ce procédé est commode et d'une exécution rapide ; il présenteun grave inconvénient pour les préparations que l'on désire conserver, les poussières se fixent à la surface de la préparation qui s'altère vite.

Les éléments parasitaires (corps amiboïdes libres ou adhérents aux hématies, corps en croissant, corps segmentés) prennent dans les préparations colorées au bleu de méthylène une teinte bleue

1. Krœnig a conseillé le chaufTage dans un bain d'air à 113" pendant 2 h. (Soc. de medecineint.de Berlin, 6 juillet 1896). La fixation doit être évidemment d'autant plus complète qu'on se propose de faire agir sur le sang des réactifs plus capables de l'altérer. Pour la coloration rapide à l'aide de l'éosine et du bleu de méthylène la fixation par le mélange d'alcool et éther ou par le chaufi"age pendant 1 à 2' à 103 ou 110° est suffisante; les solutions très acides ou à la glycérine exigent des. préparations fortement fixées.

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plus pâle que celle des noyaux des leucocytes ; les hématies conservent leur couleur normale.

Celli et Guarnieri ont proposé de colorer le sang frais, à sa sortie des vaisseaux, avec du bleu de méthylène dissous dans du sérum provenant d'épanchements séreux; la coloration des éléments parasitaires se fait lentement, il faut laisser la préparation pendant une heure ou même trois heures dans la chambre humide *.

Les corps amiboïdes colorés de cette manière montrent un espace central clair dans lequel se trouvent parfois un ou deux corpuscules plus fortement colorés (nucléoles).

On peut aussi recueillir le sang sur une lame porte-objet après y avoir déposé une goutte d'une solution alcoolique de bleu de méthylène qu'on laisse sécher ; la matière colorante se dissout lentement dans le sérum, les globules blancs et les autres éléments se colorent sans s'altérera II faut avoir soin d'employer une solution assez étendue, sans c[uoi le bleu de méthylène ne peut pas se dissoudre complètement dans le sérum.

MM. Grassi et Feletti ont préconisé le procédé suivant :

On prépare une solution aqueuse diluée de bleu de méthylène, en mettant une goutte de la solution concentrée de bleu de méthylène dans un verre de montre rempli d'eau distillée, on recueille une goutte de sang sur une lamelle couvre-objet et on laisse tomber celle-ci sur une goutte de la solution de bleu de méthylène qui a été déposée sur une lame porte-objet. Pour mélanger le sang à la solution colorante, il suffit de soulever un peu, d'un côté, la lamelle couvre-objet qu'on laisse ensuite retomber.

D'après Grassi et Feletti, on obtient ainsi une coloration intense des nucléoles et des grains de chromatine^

La double coloration du sang par l'éosine et le bleu de méthylène, d'après le procédé de Metchnikoff, donne de très bons résultats.

On dessèche le sang et on fixe les globules comme il a été dit ci-dessus ; la lamelle sur laquelle le sang a été desséché est mise dans la solution aqueuse d'éosine à 1 pour 100 pendant 30", puis lavée à l'eau distillée et séchée ; elle est ensuite portée dans la solution aqueuse concentrée de bleu de méthylène pendant 30"

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