Mendini, Guida igienica di Roma, Roma
3. Bignami, La ipotesi dei parassite malarici fuori dell' uorao. Policlinico, 1896, n" 14.
128 ÉTIOLOGIE
Bignami pense que les moustiques prennent dans le sol le germe du paludisme et qu'ils l'inoculent à l'homme; leur rôle serait donc dilïérent de ce qu'il est dans la fîlariose.
Quoi qu'il en soit, on voit que l'idée que j'ai émise au sujet du rôle des moustiques dans l'infection palustre g'agne du terrain; ce n'est toujours qu'une hypothèse, mais c'est l'hypothèse qui s'accorde le mieux avec les faits.
Le rôle des insectes dans la propagation des maladies microbiennes s'est élargi considérablement dans ces dernières années.
On sait que les mouches transportent souvent les bacilles de la tuberculose (Spillmakn, Haushalter, Hoffmann), ceux du choléra (SiMMONDS, Uffelmann FLiifiGE, Macrae, Haffkine), ainsi que les microbes de l'ophtalmie purulente, du bouton de Biskra ' et de la peste ^
Leur rôle dans la propagation du charbon est connu depuis longtemps.
Les punaises propagent la fièvre récurrente ^.
Finlay (de la Havane) pense que le moustique est l'agent principal de dissémination de la fièvre jaune \ et Hammond partage cette opinion.
D'après Th. Smith et F.-L. Kilborne les tiques propageraient la fièvre du Texas qui est produite par un hématozoaire appartenant comme l'hématozoaire du paludisme à la classe des protozoaires ■'. M. Mégnin a objecté que l'ixode a une vie sédentaire, qu'il ne se déplace pas * ; mais d'après MM. Smith et Kilborne, ce sont les jeunes ixodes et non les ixodes adultes qui transmettent la maladie; les auteurs expliquent ainsi pourquoi, lorsqu'on met un animal infecté au milieu d'animaux sains, la fièvre du Texas n'éclate parmi ces derniers qu'après quarante jours, temps nécessaire pour que les tiques donnent naissance à une nouvelle génération de parasites (Y. Ch. xn).
1. A. Laveran, Gontrib. à l'étude du bouton de Biskra, Aiin. de dermatologie, 1880.
2. Yersin a donné la peste à des cobayes en leur injectant un peu d'eau stérilisée dans laquelle il avait broyé des mouches trouvées mortes à son laboratoire de Hong-Kong, Acad. de méd., 26 janv. 1897.