A. Cro.mbie, Congrès de méd. de l'Inde. Calcutta
2. Chr. Rasch, Contrib. à la géog. méd. du Siam. Janus. Mars-Avril 1897.
3. RiCHAUD, Essai de topogr. méd. de la Cochinchine française. Arch. de méd. nav., 1864. — Le Roy de Méricourt et A. Layet, art. CocHI^XHINE du Dict. encyclop. des se. méd. — Harmand, Aperçu pathol. de la Cochinchine, Versailles, 1874. — Poigne et Nimier, De la fièvre rémittenle dans la colonne du Loch-Nam. Arch. de méd. milit., 1885, t. V, p. 44o. — J.-S.-L. Morand, Le poste de Nam-Dinh dans le delta du fleuve Rouge, Paris, 1887.
4. Lettre de M. le D'' Matignon, médecin de la légation de France en Chine, 25 oct. 1896.
5. Felkin, Distribution of Disease in Africa (avec une carte), communie, au Congrès d'hygiène de Ruda-Pest en 1894.
12 ÉTIOLOGIE
sur les bords fangeux des rivières; sur les plateaux qui succèdent au Tell et dans les oasis du Sud, il se montre plus rarement et sous des formes moins sévères.
Parmi les régions les plus insalubres, il faut citer, dans la province d'Alg-er : le lac Alloulah et les bords de la Chiffa (marais de Ferguen, de Ghaïba, de Mazafran) *; dans la province d'Oran : les plaines du Sig et de l'Habra ; dans la province de Constantine : la plaine de la Seybouse (environ^ de Bône), le lac Fezzara; comme partout ailleurs les principaux foyers se trouvent dans des localités marécageuses, sans que toutefois l'existence de marais proprement dits soit nécessaire au développement des fièvres.
Les fièvres palustres qui ont fait de si grands ravages dans notre armée et parmi les colons, au début de la conquête de l'Algérie, sont beaucoup moins redoutables aujourd'hui qu'autrefois ; certaines localités ont été assainies complètement par la culture; presque partout les travaux d'art exécutés et la mise en culture du sol ont produit une amélioration très marquée dans l'état sanitaire.
La morbidité due aux fièvres palustres, qui pouvait être évaluée naguère dans notre armée d'Algérie à 48 sur 100 % est tombée bien au-dessous de ce chiffre.
Les derniers volumes parus de la Statistique médicale de l'armée française fournissent les chiffres suivants pour l'Algérie et la Tunisie.
Année 1890. Morbidité due au paludisme 146 sur 1000.
— Mortalité 1,5 —
112 décès se décomposent ainsi : accès pernicieux 58, cachexie palustre 43, fièvre rémittente 21.
Année 1891. Morbidité due au paludisme 221 sur 1000.
— Mortalité 2 —
142 décès se décomposent ainsi : accès pernicieux 68, cachexie palustre 53, fièvre rémittente 21.
Année 1892. Morbidité due au paludisme 136 sur 1000.
— Mortalité 1,2 —
1. QuESNOY, Topographie raéd. de la Mitidja, Rec. 7ném. de méd. milit., 1865, t. XIV, p. 97. — L. Laveran, Documents pour servir aux maladies du Nord de l'Afrique. Rec. mém. de méd. milit., 1842, et art. Algérie du Dict. encycl. des se. méd.
2. L. Laveran, art. Algérie du Diction, encyclop. des se. méd.
82 décès se décomposent ainsi : accès pernicieux 43, cachexie palustre 32, fièvre rémittente 7.
Année 1893. Morbidité due au paludisme 84,06 sur 1000.
— Mortalité 1,71 —
112 décès se décomposent ainsi : accès pernicieux 39, cachexie palustre 52, fièvre rémittente 21.
Année 1894. Morbidité due au paludisme 99,3 sur 1000.
— Mortalité 1,03 —
72 décès se décomposent ainsi : fièvre rémittente 29, accès pernicieux 25, cachexie palustre 18.
La fièvre intermittente cjuotidienne est de beaucoup la manifestation clinique la plus commune du paludisme en Algérie; les fièvres tierces se rencontrent surtout chez des individus qui ont eu déjà une ou plusieurs atteintes de fièvre; les quartes sont rares.
Tous les auteurs qui ont étudié le paludisme en Algérie ont signalé la prédominance du type quotidien sur les types tierce et quarte.
E. Collin compte à Philippeville \ sur 6636 cas de fièvre palustre : 3523 quotidiennes dont 21 doubles, 916 tierces dont 7 doubles, 58 quartes dont 1 double, 303 erratic[ues, type variable entre le quotidien, le tierce, etc., 1836 rémittentes.
Antonini et Monard frères comptent à Alger, sur 776 cas de fièvre intermittente : 599 quotidiennes, 171 tierces et 6 quartes.
Maillot, à Bône, sur 2338 cas ; 1582 quotidiennes, 730 tierces et 26 quartes -.
Finot, à Blidah, sur 4211 cas : 2984 quotidiennes, 1206 tierces, 21 quartes.
Casimir Broussais, à Alger, sur 689 cas : 413 c[uotidiennes, 259 tierces et 17 quartes.
Durand de Lunel, à Tenès, sur 625 cas : 418 quotidiennes, 201 tierces et 6 quartes ^
Le type quarte, cjui dans les statistiques des hôpitaux militaires ne compte que pour 1 sur 100, se rencontrerait d'après Chassagne 7 fois sur 10 sur les Kabvles *.
1. E. CoLLix, Rec. mém. de méd. milît., 1848, 2° série, t. IV, p. 116.