‹ Traité du paludisme (volume 2)Chapitre 93 sur 251 · J. Navarre, Manuel d'hygiène coloniale, Paris · texte numérisé non relu

J. Navarre, Manuel d'hygiène coloniale, Paris

4. Maget, Notes pour servir à l'histoire du paludisme dans les pays chauds, Arch. de mécl. nav., 1895.

5. Vincent et Burot, Le paludisme à Madagascar, Revue scientif., 1896.

permettent de suivre les différentes phases de la transformation d'une quotidienne en continue.

« Pour mon compte, écrit Dutroulau [op. cit., p. 219), je n'hésite pas à dire que tant qu'on verra dans les seules modifications de l'intermittence par la rémittence et la continuité, des caractères suffisants pour constituer des différences de nature et d'espèce, on n'aura pas de notion exacte de la pathologie générale des fièvres paludéennes dans les pays chauds. Il faut en tenir compte, comme influence du climat sur la gravité et sur les formes symptomatiques de ces fièvres, et comme indications importantes sur le choix des moyens de traitement; mais il faut toujours les rapporter au type intermittent et à la nature palustre dont ce type est le caractère. La dénomination de fièvre intermittente sous laquelle on a désigné de tout temps la fièvre paludéenne, prouve l'importance que l'on a toujours attachée à ce type, et si elle ne paraît pas convenir aussi g-énéralement que celle qui indique la cause et la nature, et paraît même impropre dans les cas très nomhreux où l'intermittence ne se reconnaît plus, elle n'en doit pas moins être considérée comme exprimant un caractère essentiel des fièvres palustres. C'est un caractère originaire et non pas seulement une modalité de marche qu'elle exprime. »

« Les fièvres intermittentes et continues se développent, écrit Griesinger, lorsque les accès d'une fièvre intermittente grave se prolongent, rentrent l'un dans l'autre, et que, dans cette chaîne morbide, les paroxysmes subintrants ou anticipants sont à peine séparés par un intervalle apyrétique. » (Traité des malad. infect., trad. franc., 2'' édit., p. 90.)

En comparant les tracés n"M3 et 14 (intermittentes quotidiennes avec accès subintrants) aux tracés n''M5à20 (continues palustres), on se rendra compte de la transformation du type intermittent en type continu.

La continue palustre débute d'ordinaire assez brusquement, mais sans frisson initial, au moins sans frisson violent.

La céphalalgie, généralement frontale, est très intense; quelques malades accusent en outre des douleurs lombaires comparables à celles qu'on observe au début de la variole.

La peau sèche et brûlante donne à la main la sensation désagréable qui a été désignée sous le nom de chaleur mordicante ; le thermomètre atteint souvent ou même dépasse 40°.

Les tracés ci-joints (fig. 15 à 22) montrent que la continue palustre doit être rangée parmi les fièvres atypiques.

La période d'ascension est difficile à observer, elle ne figure sur

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