‹ Traité du paludisme (volume 3)Chapitre 101 sur 243 · L. hHÈAVDAT, Aixh, de méd. nav., juin · texte numérisé non relu

L. hHÈAVDAT, Aixh, de méd. nav., juin

Dans les urines recueillies aseptiqueinent, pendant des accès de bilieuse hémoglobinurique, M. le D\Berthier n'a ' trouvé aucun organisme cultivable par les procédés ordinaires.

Plehn a décrit, comme agent pathogène de la bilieuse hémoglobinurique, une petite amibe non pigmentée qui, à Fétat adulte, a le volume du quart d'une hématie *.

L'existence d'un hématozoaire de la bilieuse hémoglobinurique, distinct de celui du paludisme, reste à démontrer; les descriptions de Plehn s'appliquent probablement aux petites formes de l'hématozoaire du paludisme qui ont été décrites par Duggan et Marchoux comme prédominantes à Sierra Leone et au Sénégal.

D'après Karamitzas le^ refroidissements joueraient un rôle important dans l'étiologie de la bilieuse hémoglobinurique, comme ' dans celle de l'hémoglobinurie paroxystique; le plus souvent cette cause ne peut pas être invoquée.

Nous verrons plus loin (Ch. x) que la quinine donne lieu, chez certains malades, à de l'hémoglobinurie; il n'est pas possible d'expliquer ainsi les accès de bilieuse hémoglobinurique, ces accidents peuvent en effet se produire chez des sujets qui n'ont jamais pris de quinine et d'autre part ils sont rares dans des pays où, comme en Algérie, on use largement de la quinine.

Il me paraît qu'il faut faire entrer en ligne de compte la fragilité des hématies qui, profondément altérées chez les palustres, sont moins capables de résistance* et l'action destructive bien connue de la bile sur les hématies. « L'action de la bile sur les globules sanguins a été expérimentée par Kuhne. Elle est extrêmement curieuse, écrit Ranvier : les globules pâlissent d'abord, puis tout à coup ils disparaissent sans laisser aucune trace. » (Traité technique d'histologie, p. 180.)

On comprend que lorsque le paludisme s'accompagne d'ictère, la présence de la bile dans le sang donne lieu facilement à l'hémoglobinurie.

Pellarin a montré que, chez*les malades atteints de bilieuse hématurique, il existait une forte congestion rénale ; dans les cas mortels on trouve souvent, à l'autopsie, des suffusions sanguines dans les deux reins, je reviendrai sur ce point (V. Ch. vni.)

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