‹ Traité du paludisme (volume 3)Chapitre 63 sur 243 · Rangé, Arch. de méd. nav · texte numérisé non relu

Rangé, Arch. de méd. nav

2. K. CoLLiN, Rec. mém. de méd, milit., 18i8, 2* série, t. IV, p. 125,

CAUSES PRÉDISPOSANTES iH

M. le D*" Catrîn a cité des faits qui montrent bien Tinfluence de la fatigue, celui-ci entre autres : au mois d'août 1882 une compagnie du 127' de ligne en garnison dans un poste de la Tunisie qui n'avait que 3 fiévreux à la visite, fait une marche de 14 km. ; en moins d'une semaine il y a 22 fiévreux à la visite et 7 malades «loivent être envoyés à Thôpital; une autre compagnie qui n'a pas quitté le camp n'a pas plus de malades qu'à l'ordinaire *.

Cette influence de la fatigue a une grande importance au point Je vue de la prophylaxie du paludisme (V. Ch. xi).

Une alimentation mauvaise ou insuffisante constitue également une cause prédisposante.

Des individus bien nourris, qui font usage de boissons toniques (café, thé, vin), résistent mieux à l'infection palustre que des individus mal nourris et qui ne boivent que de l'eau.

L'influence des causes débilitantes s'explique facilement; c'est une loi générale que les organismes alTaiblis deviennent facilement la proie des parasites de toute espèce, alors que les organismes sains et vigoureux leur opposent une résistance plus grande; il semble, comme l'a dit Pasteur, que la vie repousse la vie qui veut se grefl^er sur elle.

F. Influence de la race. — Les hommes appartenant à toutes les races sont sujets au paludisme, mais la race noire présente une résistance plus grande que les autres races, comme en témoignent les faits suivants.

En 1841, trois navires anglais, V Albert y le Wilhei^force et le Soudan, remontèrent le Niger; les équipages se composaient de 145 blancs et de 158 nègres; un mois après l'entrée dans le Niger, 130 blancs sur 145 étaient atteints de fièvre, 40 succombèrent; des 158 noirs, 11 seulement eurent de légères atteintes de fièvre palustre, aucun ne mourut.

Sur les 158 nègres, 153 appartenaient à la côte d'Afrique; c'étaient surtout desKroomen; aucun de ces nègres africains ne fut malade. Les 25 autres étaient originaires des Indes occidentales, ou des Etats-Unis, et ils avaient passé quelque temps en Angleterre, c'est à ce groupe qu'appartenaient les 11 hommes qui prirent la fièvre'.

En 1845, la plupart des Européens qui étaient à bord du steamer

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