Thévard, Th. Paris
2. Gaudon, De la Brenne et de ses étangs, Le Blanc, 1860. — Bertrand, Éludes stalist. sur le recrutement dans le département de Tlndre. Rec. mém, de méd. milit.j 1865.
3. GRiESc«aBR, Traité des malad. infectieuses, Trad. fr., 2* édit., p. 31.
4. LoNoiET, L'état sanitaire de Tarmée russe, Arch. de méd, milit., 1896, l. XXVII, p. 410.
8 ÉTIOLOGIE
En Grèce les fièvres palustres figurent pour le tiers au moins des maladies.
Sur 40 000 malades entrés à l'hôpital militaire d'Athènes en cinq ans, Pampoukis relève 14 3% cas de paludisme, qui se décomposent ainsi qu'il suit * :
Fièvres intermittentes 14 027
— continues HO
— pernicieuses 12
Hémosphérinurie 14
Cachexie palustre 233
D'après J. Theophanidès 2474 cas do fièvres palustres observ'és à Agrinion (Grèce), pendant. une période de six ans, se répartissent ainsi :
Fièvres quotidiennes 1453 cas. 58,8 p. 100.
— tierces 542 — 19,8 —
— quartes 73 — 2,9 —
— - continues 235 — 9,5 —
D'après Karamitzas les quotidiennes sont en général quatre fois plus fréquentes en Grèce que les tierces.
L'endémie palustre présente aussi beaucoup de gravité en Italie.
Dans la haute Italie les rizières sont une cause d'insalubrité; les rizières bien entretenues, dans lesquelles les irrigations se font avec de l'eau courante, sont d'ailleurs beaucoup moins dangereuses que les rizières à eau stagnante, qui constituent de véritables marais.
Dans la Toscane le principal foyer palustre est formé par les Maremmes; ces plaines incultes sont séparées de la mer par des dunes qui empêchent l'écoulement des eaux, d'où formation de nombreux étangs ou marais.
Les marais Pontins, qui font suite aux Maremmes, occupent sur le littoral méditerranéen 42 km. de long. Le sol est si bas que la partie la plus éloignée de la mer, à 18 km. du littoral, n'est que de 1 m. 30 au-dessus du niveau de la Méditerranée. Le sol tourbeux et imprégné d'eau est couvert d'une riche végétation parasite ou développée par la culture '.
1. Pampoukis, Étude sur les fièvres palustresde la Grèce, Paris, 1888, et Journal des coîinaiss. méd. pratiques^ 1887.