‹ Traité du paludisme (volume 3)Chapitre 70 sur 243 · Parkes, Traité d'hygiène, 3* édit., Londres, 1869, p · texte numérisé non relu

Parkes, Traité d'hygiène, 3* édit., Londres, 1869, p

2. De Chaumont, Sur la transmission de la flèvre palustre par les eaux potables, Revue dC hygiène, 1879, p. 102.

3. Ch. Blanc, Notes médicales recueillies pendant un voyage en Abyssinie,.Gfl5. hehdom. de méd. et de chir., 10 avril 1874.

4. A. Laveran, Traité des fièvres palustres, Paris, 1884, p. 463.

5. Vandyke Carter, Scientif, mern. by med. officers of Oie Army of India^ Calcutta, 1888.

6. Manson, Soc. royale de méd. et de chir. de Londres, 1896. Anal, m Bulletin méd., 1896, p. 265.

mêmes ports, mais font usage d*eau distillée. » (Soc. royale de méd. et de chir. de Londres, 1896.)

Le D' R. Vaggener a cité plusieurs faits intéressants à Tappui de Forigine hydrique du paludisme*.

Les villages de Warrington et de Wolsey (Philadelphie), autrefois 1res salubres, alors que la population faisait usage d'eau de source, sont devenus des foyers de paludisme depuis qu'on y fait usage de l'eau de puits peu profonds.

Le D' Chaillé, professeur à Tulane University (Louisiane), a signalé que les personnes qui faisaient usage de Teau de puits étaient atteintes de fièvre intermittente, tandis que celles qui buvaient de Teau de citerne en étaient indemnes. Le même fait a été constaté par Vaggener sur des soldats en garnison à Pensacola (Philadelphie).

D'après Carrasquilla, l'origine hydrique serait la règle dans l'infection palustre *.

LeD*" Richard H. Lewis, de la Caroline du Nord, a observé deux familles vivant porte à porte et buvant, l'une de l'eau d'un puits peu profond, l'autre de l'eau de pluie conservée dans des baquets de bois; les membres de la première de ces familles étaient constamment atteints de fièvre, alors que tous les membres de la deuxième en étaient indemnes.

Pendant une traversée de Bombay à Marseille, au mois d'août 1893, Oswald Baker, chirurgien de l'armée anglaise, a vu survenir abord plusieurs cas de paludisme aigu qui lui ont paru devoir être attribués à l'ingestion d'eau prise à Bombay '.

Pendant plusieurs années W. H. Daly fut atteint de fièvre chaque fois qu'il allait chasser dans les marais de Kankakee (Indiana), ses compagnons de chasse étaient également très éprouvés; Daly résolut de ne plus boire l'eau des marais et il réussit ainsi que ses amis à se préserver des fièvres *.

Le Médical Record du 28 janvier 1893 cite le cas d'une famille composée de six personnes dont cinq souffraient continuellement de la fièvre; l'installation d'un filtre Pasteur fit disparaître la maladie.

Le personnel d'une propriété située dans la Camargue est très

1- R. Vaogbner, De Peau de boisson comme cause du paludisme. New Orléans ■»frf. and surg, journ., 1891-1892.

î. Trayaux du premier Congrès médical de Colombie. 3. British med.Joum., 21 oc t. 1893.

i. W..H. Daly, New-York med. Record, 15 sept. 1894.

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éprouvé par les fièvres; à la suite d'une épizoolie qui règne surles chevaux on se résout à faire bouillir Feau de boisson; dès lors, les fièvres deviennent très rares.

Deux propriétés sises en Camargue sont éloignées de 4 km. environ ; dans Tune les vendangeurs boivent de Teau filtrée, il n'y a pas de fièvres; dans l'autre, on fait usage d'eau de puits ou d'eau provenant des roubines : sur 300 ouvriers, 40 seulement au bout d'une semaine sont indemnes de fièvre *.

Pendant les travaux de dessèchement des marais de la Grau, on a mis fin à une épidémie de fièvres palustres en construisant des citernes étanches qui fournissaient de l'eau potable aux omTiers.

A Marnia (Algérie), l'eau de boisson arrive, par une conduite qui traverse des marécages, dans un bassin-filtre qui attire des nuées de moustiques; la mauvaise qualité de cette eau paraît être une des causes de la fréquence des fièvres palustres dans cette localité *.

Aucun des faits que je viens de citer ne démontre à la vérité, d'une façon irréfutable, que l'infection palustre puisse se faire par l'eau de boisson et il est certain qu'on peut leur opposer bon nombre de faits défavorables à ce mode d'infection.

Salomone Marino a fait ingérer à 25 individus qui se trouvaient dans une localité salubre de l'eau puisée dans des localités palustres '. Chez les individus sains et robustes, cette ingestion ne provoqua que quelques nausées; chez les individus plus délicats, on observa des troubles gastro-intestinaux; les individus atteints de maladies chroniques eurent de la fièvre qui disparaissait avec la cessation de l'emploi de l'eau suspecte ; enfin chez les malades qui avaient eu antérieurement la fièvre, on observa des rechutes et on vit les hématozoaires reparaître dans le sang.

Zeri * et Baccelli ' sont arrivés, comme Salomone Marino, à conclure que l'infection palustre n'était pas d'origine hydrique.

On a dit que l'infection par les voies digestives n'était pas possible en raison de l'action des sucs gastriques et intestinaux et on

1. p. Delahare, LUnfection palud. en Camargue par l'ingestion de l'eau. Revue scientif.n 26 oct. 1895.

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