‹ Traité du paludismeChapitre 110 sur 291 · A. I.AVKHAN. Sçe. de Biologie, t" juin · texte numérisé non relu

A. I.AVKHAN. Sçe. de Biologie, t" juin

3. A. Lavkiiah, Sor. de Biologie. \2 jui1lL-t I0U2. t. Brilish Miiisoiim, IIow lii i'u]|(.cl tiimsi^uilcirs, Limrlr>'s, IHUH i

med., 10 jnnviiT IW». — Nuttall, Cettitntbl. /. BakUr., 1. t. XXVII, p.3M.— î.. «li De In rtiiMilli> îles mousLîi|iira, BiilM. du ComîU de l'AJ'iîiiuc fniii(aite, décrnibiv I90S. ^uppl.. |>. 30i. — A. HvsKLL, Arch. /. Schiffi u. rmi^'ii Iljgitne, IBM. — Boovu, IKMwIto l'I consiTïnliiill di-s Di|)lm's. Aiin. de flnU. l'ailciir, 1000, p. 547.

DES GULICIDES Si 3

ment et on pose le tube débouché sur le moustique qui, au bout de quelques instants est endormi par la vapeur ! éther On peut ainsi recueillir un grand nombre de cuhcides dans le même tube; les culicides sont gardés h sec, dans le tube qui a servi à les recueillir, ou transvasés dans une fîole contenant de l'alcool. Si on désire conserver les moustiques vivants, il faut les changer de tube aussitôt après qu'ils ont été endormis par la vapeur dether; ils ne tardent pas à se réveiller.

Pendant la journée, les culicides sont comme endormis sur tes parois des habitations et il est facile de les capturer; on les cherchera surtout dans les chambres & coucher, sur les moustiquaires, le matin, ou bien aux fené- Ires et dans les écuries; ils aiment les coins sombres; ils fuient les locaux bien éclairés et ventilés'. En hiver, on les trouve souvent dans les caves.

Le même procédé peut servir & prendre des culicides en plein air, le soir principalement. Les moustiques s'abattent sur les promeneurs et on les capture quand ils se posent sur les vêtements ; il faut prendre des précautions pour ne pas être piqué, on se protégera à l'aide de voiles, de gants, de guêtres, je reviendrai ailleurs sur ces moyens de protection.

On peut aussi se servir, pour capturer les moustiques en plein air, d'un filet analogue à celui qui sert pour les papillons.

Pour capturer les larves de culicides, on se sert d'un lilet lin en étamioe blanche, emmanché à l'extrémité d'un bambou. Avec un

iti'!t ruinellea; les mdlpH qui ne sucent poi le sang

Sl( ÉTIOLOGIE

pou d'habitude, oq disting'ue très bien les larves à la 8urEac« rfa filet; ces larves sont grisâtres, animées de mouvements vcrmilormes; on les dépose dans l'eau en retournant le filet et en mettant au conlact de l'eau contenue dans un petit bocal la partie du filet à laquelle sont accolées les larves.

Quand les larves sont abondantes, il n'est pas nécessaire d'avoir un filet pour les prendre, en plon§;eant un verre ordinaire dans l'eau et en le retirant rapidement, on voit des larves qui s'agitent dans l'eau et qui viennent respirer à la surface, quand on laisse le verre au repos, ce qui permet de constater s'il s'agit do larves de Cidex ou de larves i'Anoplieles (V. p. \S1). Si l'on veut recueillir beaucoup de larves, il est facile de remplir à plusieurs reprises le verre ou un récipient quelconque et de verser l'eau sur un morceau de tulle ou de linge, les larves restent à la surface et on les met, avec un peu d'eau, dans un récipient approprié.

Pour transporter les larves vivantes, il faut assurer le renouvellement de l'air h la surface de l'eau, dans le récipient où se trouvent les larves. Il n'est pas commode, pour le transport, de laisser le récipient débouché, mais on peut faire un trou au bouchon et placer dans ce trou un tube de verre qui empêche la sortie de l'eau sans gêner l'entrée de l'air'; si le bouchon est assez large pour qu'on y fasse passer deux tubes de verre, la ventilation est assurée dans de meilleures conditions encore-

Conseroalion des culte ides à l'élat vivant. — Les larves de ( cides sont mises dans un cristallisoir plus haut que lai^e qui i tient de l'eau et quelques plantes aquatiques (dg. XIX) : l'orifice i cristallisoir est garni avec un morceau de tulle fixé au moyen d'une ficelle (AB) ou d'un caoutchouc; au centre du morceau it tulle, on perce un trou assez grand pour laisser passer un tubi expérience et ce trou est bouché avec un tampon d'ouate (C).

Les larves se transforment en nymphes et les nymphes donaei des insectes ailés qui se posent sur les parois du cristallisoir. fl est facile de recueillir des moustiques en faisant passer le tube à expérience (fig. XVIII) par l'orifice pratiqué au centre du morceao de tulle qui ferme le cristallisoir.

On nourrit les moustiques en mettant un morceau de fruit (banane, prune, melon, etc.) à la partie supérieure ducristtlIÎM'

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DES GULICIDES SIB

on l'y raaÎDtiont & l'aide d'un fil de fer recourbé à ses ileux extréniilés, prenant son point d'appui sur le rebord du cristallisoir (D. lig. XIX).

Quand on veut obtenir des œufs et des larves de culicides, on

peut se servir du même appareil, mais les femelles doivent être

nourries avec du sang.

Pour faire sucer du sang à un moustique, on peut employer

B4ilT'éreQts procédés. Un moyen très simple consiste à mettre le

moustifjue dans un

e ordinaire ou dans

verre à ventouse

[Qi est couvert avec un

norceau de gaze ; on

applique l'orilice du

rerre sur la peau et on

l'y maintient jusqu'à

que le moustique

ait piqué, ce qu'il ne

fait souvent que dans

, l'obscurité.

La cage du D' Samloo représentée dans la fig. XX est commode pour nourrir les nlicide.s avec du sang. Un des eûtes de la cage est garni il'une [aine en tulle par laquelle le patient quidoit fournil' le sang introduit le bras; on peut introduire aussi par \h un oiseau ; il faut enler des plumes sur le dos des oiseaux que l'on veut faire piquer. On reconnaît facilement, sur les parois de la cage, les mousti-

s qui ont piqué, leurabdumen est distendu et rougeàtre. Quand il s'agit d'expériences sur les oiseaux, on peut placer le vistallisoir où se trouvent tes larves à cAté de la cage des oiseaux Fet entourer le tout d'une moustiquaire.

Conservation des culicides morts. — Les culicides peuvent être conservés à sec, dans l'alcool, dans la glycérine ou bien montés .dans le baume du Canada.

Quel que soit le procédé de conservation, les Insectes doi- Knt être maniés avec beaucoup de précautions et garantis contre i froissements et les chocs, s'ils doivent être transportés; les ailles des ailes et les pattes se détachent facilement et, quand les ilicides sont en mauvais étal, la détermination est difficile ou S possible.

Les moustiques caplurc^-s dans une même localité doivent Atre conservés à pari el soigneusement éliijuetés (nom de la localité, désignation du quartier et même de la maison dans laquelle ils oot été capturés, date de la capture, nom de la personne (jui l'a opérée).

Les culicides desséchés peuvent être placés simplement daos une petite boîte ou au fond d'un tube en verre; on les maintient avec quelques morceaux de papier de soie afin d' empocher le ballottage.

Pour les collections, on monte les culicides à sec en les piquant avec des aiguilles très fines d'entomologiste (n* 20); le culicide étant renversé sur le dos, on le pique au milieu du thorax, entre les pièces basales des pattes, on pique ensuite dans la même aiguille, une petite rondelle en carton sur laquelle se trouvent les indications nécessaires (lieu de la capture, etc.): l'aiguille, apri avoir été retournée, est enfoncée dans une feuille de liège VvH au fond d'une boite. Il faut avoir soin de mettre dans la boite « peu de camphre ou de naphtol.

La conservation dans l'alcool donne de très bons résultats | permet de conserver les culicides pendant longtemps en bon éUl A la vérité, pour la détermination, on ne voit bien certains déta que sur les culicides conservés à l'état sec. Le mieux serait d'nvi pour l'étude de chaque espèce, des exemplaires conservés h sec j des exemplaires conservés dans l'alcool.

Quand les culicides ont été mis, aussitôt après la capture, did l'alcool absolu, les tissus sont bien fixés et l'on obtient de bondf coupes histologiques, ce qui est un grand avantage. L'alcool abM me parait bien supérieur, pour la conservation et la fixation i culicides, à la glycérine qui a été aussi employée.

Pour le transport, les culicides seront mis dans un tube éto contenant de l'alcool absolu et calés avec un petit tampon d'ouaq enfoncé dans l'alcool jusqu'au contact des culicides. On laissera peu d'air dans le lube qui sera bien bouché et garni de paraffine. Le lube entouré d'ouate peut être expédié dans une des boites qui sont aujourd'hui d'un usage courant pour l'envoi des sérums t rapeutiques, ou dans un morceau de bambou.

Les larves et les nymphes se conservent bien, soit dans l'alci soit dans une solution de formaline à 4 p. 100.

Le montage dans le baume donne de bons résultats pour la o servation des moustiques et pour l'étude de certains détails i

DES CULIGIDES 217

structure; quand les moustiques sont petits et que Tabdomen n'est pas gonflé de sang, ils peuvent être montés en entier; quand les moustiques sont trop gros, on monte séparément les parties principales que Ton détache du corps de Tinsecte.

Le moustique que Ton veut monter dans le baume est mis d abord dans l'alcool absolu, puis dans le xylol et enfin dans le baume; on soutient au besoin la lamelle couvre-objet avec de petites cales de verre afin de la maintenir horizontale.

Dissection des culicides à Vétat frais. Coupes histologiqiies. — Quand on se propose de rechercher si des culicides sont infectés par H. malariœ^ il faut, autant que possible, procéder à la dissection des insectes à l'état frais; la recherche des blastes dans la paroi de l'intestin et des sporozoïtes dans les glandes salivaires est beaucoup plus facile, dans ces conditions, que sur les coupes faites après fixation et durcissement.

Pour l'examen du tube digestif, on procède de la manière suivante. L'insecte tué par la vapeur d'éther est placé sur une lame porte-objet et, avec des aiguilles montées, on détache les pattes et les ailes*. Le corps de l'insecte est alors déposé dans une goutte d'eau physiologique et, avec un scalpel bien tranchant, on fait une coupe suivant la ligne AA' (fîg. XI). Une aiguille est alors appliquée sur le premier segment abdominal, tandis qu'avec la pointe d'une autre aiguille, on sépare l'un de l'autre les deux derniers segments (en i, i') ; en opérant une légère traction sur le dernier segment, on attire, dans la goutte d'eau physiologique, le tube digestif avec les tubes de Malpighi. Le tube digestif est examiné tel quel, on voit bien les blastes à l'état frais, ou bien il est fixé et coloré.

Pour examiner les glandes salivaires, on pratique une coupe suivant la ligne BB' (fîg. XI) une aiguille est alors appliquée sur la tète en A, tandis qu'avec la pointe de l'autre aiguille on détache les glandes vénimo-salivaires dont la position est indiquée en e dans la figure.

D'après Testi, on isole facilement les glandes salivaires par le procédé suivant : on fixe, avec une aiguille, le thorax du moustique vers sa partie moyenne et on applique une autre aiguille à la base de la tète, en opérant de légères tractions *.

i. V. notamment : A.Eysbll, /Irc/i. /. Schiffs und Tropen Hygiène^ 1902, t. VI, p. 160. 2. Tbsti, Giorn, med. del IT* Esercito, 1002, p. 338.

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On peut faire, avec les glandes salivaires, des frottis à sec et colorer les sporozoïtes (hématéine-éosine ou bien mon procédé pour la coloration des hématozoaires ou encore le procédé de Giemsa).

Quand on se propose de pratiquer des coupes, les culicides sont fixés par Talcool absolu et montés, par le procédé ordinaire, dans la paraffine; on peut faire des coupes transversales ou longitudinales par rapport à Taxe du corps du moustique. Ces dernières sont commodes; on peut monter un moustique entier sur deux lames de verre et on a, sur certaines des coupes, des portions assez étendues de Tintestin. G*est Thématéine, associée à Téosine, qui m'a donné les meilleurs résultats pour la coloration des coupes.

Les moustiques qui sont gorgés de sang ne se prêtent ni à la dissection à Tétat frais, ni aux coupes histologiques ; s*ils ont été capturés vivants, on attendra pour les tuer qu'ils aient digéré le sang.

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