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Pif. XXI. — Ki6vrc intormiticnte quolidiODDe. A partir du 91 avril le malade prend de la qniaiH.
cinq accès ont été observés; la fièvre a disparu le lendemain du jour où le traitement par la quinine a été commencé.
Le tracé XXII est celui d'une fièvre intermittente quotidienne qui, coupée une première fois par la quinine, a rechuté avecle type tierce.
Le tracé XXIII est celui d'une fièvre quartequia cédé rapidement
à remploi de la quiaioe comme les fièvres des tracés XXI et XXIl.
On a décrit uo grand nombre d'autres types : double quotidienne
(2 accès par jour), double tierce résultant de la coexistence de deux
tierces, les accès sont quotidiens, mais ceux des jours pairs diffèrent au point de vue de l'inteDsité de ceux des jours impairs, double quarte résultant de la coexistence de deux quartes qui
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onnent lieu & des accès géminés séparés par un jour d'intervalle, ierce doublée (2 accès tous les deux jours), quarte doublée, fièvres uintane, sexlane, septimane, octane, nonane et même mensuelle.
S30 FORMES OLIMÛUES
Ces derniers types sont le plus souvent, pour ne pas dire toujours, artificiels ; ils résultent de la suppression d'un certain nombre d'accès dans les fièvres quotidiennes, tierces ou quartes.
Le traré XXIV paraît bien ôlre celui d'une nonane régulière; le malade avail contracté la fièvre en Corse et le sang contenait des hématozoaires; en réalité, il s'agît d'une fausse nonane due à ce que le malade, à la suite de chaque accès, prenait quelques doses de quinine; auparavant la fièvre avait présenté les types tierce et quotidien.
Nous avons vu dans le chapitre II de cet ouvrage, en étudiant la répartition «lu paludisme à la surface du globe, que les types à
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longues intermittences {tierce, quarte] dominent dans les pays tempérés, tandis que, dans les pays chauds, la quotidienne est la plus commune des intermittentes.
L'action de la chaleur est manifeste; la tendance à la continuiti^ s'accuse d'autant plus qu'on se rapproche davantage de l'équateur.
L'ancienneté de l'infection a aussi une grande importance; les fièvres de première invasion sont le plus souvent continues ou quotidiennes, surtout dans les pays chauds, tandis que, lors des rechutes, la fièvre prend le type tierce ou le type quarte; j'aurai l'occasion île revenir sur ce point quand j'étudierai la pathogénie des accidents du paludisme.
Tantôt les accès reviennent à la même heure, tous les jours (quotidienne), tous les deux jours (tierce) ou tous les trois jours (quarte), tanlût chaque accès avance ou retarde sur l'accès précédent; on dit alors que la fièvre est anlicipanle ou relardante.
Les difTérents types se transforment souvent l'un dans l'autre; tel malade qui a eu d'abord des accès quotidiens, présente au bout
de quelques jours ou de quelques semaines, lors d'une rechute de fièvre, des accès du type tierce.
Cette traosformatioa se produit ea général brusquemeat, comrae cela se voit dans le tracé X£V.
Il s'agit d'uue fièvre intermittente contractée à Madagascar; les accès d'abord quotidiens prirent le type tierce, puis le type quarte ' ; i la vérité on observe rarement ces trois types chez un même malade, surtout à des intervalles aussi rapprochés. Le malade n'était pas traité par la quinine, ce qui ne permet pas d'expliquer le changement de type par la suppression de quelques accès.
Il arrive quelquefois que, chaque accès revenant une ou plu
sieurs heures avant l'heure de l'accès précédent, une tierce se transforme progressivement en quotidienne. J'ai observé plusieurs exemples de cette transformation lente.
Dans la fièvre intermittente irrègulière, les accès se produisent à intervalles variables; avant de déclarer que le type est îrrégulier, il font avoir soin d'examiner les malades pendant quelques jours en supprimant toute préparation quiaique: il arrive en effet que des malades se disent atteints d'accès de fièvre revenant d'une manière irrégulière parce qu'ils prennent de temps à autre des doses de quinine qui, insuffisantes pour couper la fièvre, suppriment quelques accès.
Un grand nombre de circonstances peuvent provoquer les accès ; l'exposition au froid ou une station en plein soleil, la fatigue, les excès de toute sorte ont souvent ce résultat ; le repos a un effet
inverse; il n'est pas rare de voir la fièvre intermiltente disparaître, chez les malades qui entrent à Thôpital, sans qu*il soit nécessaire de prescrire de la quinine.
B. Heure des accès. — Il résulte des recherches de Maillot que, dans les deux tiers des cas, les fièvres intermittentes quel que soit leur type ont leurs accès de minuit à midi, et que le maximum de fréquence des accès pour les quotidiennes et pour les tierces est à 10 h. du matin, le minimum de 9 h. du soir i minuit ^
Ces faits intéressants ont été confirmés par tous les auteurs qui ont entrepris de les vérifier, notamment par Finot, L. Laveran et Durand de Lunel.
« 226 fois pour les fièvres quotidiennes, 168 pour les fièvres tierces, les accès eurent lieu de 6 h. du matin à 10 h. ; li fois pour les quotidiennes, 50 fois pour les fièvres tierces, les accès survinrent après 10 h. du matin. » (L. Laveran, Docum. pour servir à rhistoire des maladies du nord de l'Afrique.)
 Tenès, sur 1 545 malades atteints de fièvre intermittente régulière, 1 195 eurent leurs accès pendant le jour, 119 le soir et 231 pendant la nuit'.
C. De l'accès de fièvre intermittente. — Les accès ont les mêmes caractères, quel que soit le type de la fièvre.
L'accès régulier comprend trois périodes, connues sous les noms de stades de frisson, de chaleur et de sueurs.
L'accès est souvent annoncé par du malaise, de la céphalalgie, de la courbature, de l'anorexie ; les anciens fébricitants ne s'y trompent pas, ils sentent venir la fièvre.
Le frisson qui marque d'ordinaire le début de l'accès est tantôt léger et court, tantôt violent et prolongé; il constitue alors la période la plus pénible de l'accès.
Le malade éprouve une sensation intense de froid; pour se réchauflcr il se ramasse sur lui-même, il s'enfonce sous ses draps et surcharge son lit de couvertures et de vêtements; les dents claquent, le corps tout entier est secoué par le frisson; les secousses communiquées au lit sont parfois si fortes, que le bruit qui en résulte s'entend d'un bout à l'autre d'une grande salle d'hôpital.
La face et les extrémités sont pâles ou cyanosées, la peau présente, à un degré plus ou moins prononcé, le phénomène connu sous le nom de chair de poule.