‹ Traité du paludismeChapitre 120 sur 291 · K ST · texte numérisé non relu

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la maÎD [d'apris Lorai

Tempe ratur

. Tempéralnn

TempArUor

On a observé des températures de 42° et de 43*, Hirtz a noté dans un cas le chiffre exceptionnel de 44° C.

Ch. Richet a communiqué, en 1894, à la Société de Biologie un fait d'hyperlhermie extraordinaire observé par CaparelU de Gatane '; chez une femme atteinte de fièvre intermittente, la température se serait élevée à deux reprises à 46< C.

On sait que, chez les animaux placés dans des étuves ou exposés en plein soleil, la mort arrive invariablement quand la tempéra' ture centrale atteint 45 ou 46°, le fait signalé par Caparelli est donc très remarquable, s'il n'y a pas eu de cause d'erreur; il est vrai de dire que, dans les accès de fièvre intermittente, les très hautes tera-

Fig. xxvii.

Fie- xxviii.

pératures sont mieux supportées que dans d'autres fièvres, parce que le fastigium est de courte durée.

A la fin de la défervescence, la température s'abaisse souvent au-dessous de la normale, à 36°, voire même à 3S°.

E. Durée des accès. — La durée des accès de fièvre intermittente est assez variable; on peut, je crois, établir trois types d'accès :

Accès courts qui durent de 4 à 8 h. ;

Accès moyens qui durent de 8 à 12 h. ;

Accès prolongés qui durent de 12 à 24 h. et même jusqu'à 36 et 40 h.

Les figures XXVII, XXVIII et XXIX indiquent la marche de la température dans trois accès de fièvre, les premiers de courte durée ("7 h.), le troisième de longue durée (IS h.).

. Soc. de Biologie, IS o

Pour établir ces tracés, la température a été prise d'heure en heure.

Les accès de longue durée présentent, comme les accès moyens,

qui sont de beaucoup les plus fréquents, les trois stades de frisson,

de chaleur et de sueurs; c'est surtout le stade de chaleur qui est

prolongé.

t* Le tracé XXX est celui d'un accès de Oèvre intermittente qui

s'est prolongé pendant 36 h.

Ces longs accès de fièvre, qui sont à peine signalés par la

Pig. XXX.

ds 1 gr. 60 panduii deux

36 h. LssDlfa»

plupart des auteurs, présentent cependant un grand intérêt, >'i expliquent les accès stibintranls, et ils permettent de com-

Ï38 FOUMES CLINIQUES

prendre pourquoi certaÏDcs fièvres intermittentes semblait i à coup devenir continues pour reprendre ensuite le type int^^ mittent.

Les tracés XXXI et XXXII se rapportent à «les malades atteimi^ de tlèvre intermillente quotidienne bien caractérisée, cliei lesqik«/| des accès ont anticipé les uns sur les autres, de telle sorte que dans l'intervalle des paroxysmes, la température, au lieu île s'abaisser au chinVe normal ou au-dessous, comme c'est la régd-, est restée fébrile.

■ F. Ponts. Souffles cardiaques inorganiques. Souffles vasculaini. — Dans les accès réguliers, le pouls s'accélère en même lenrps que la lempéralure monte, mais la fréquence du pouls n'est pas toujours en rapport avec l'élévation de la température.

A la fin des accès, le pouls se ralentit souvent, en même Umps que la température tombe au-dessous de la normale, parfois on ne trouve plus à ce moment que 48 à 52 pulsations par minute.

Lorain a étudié, à l'aide du spbygmo^raphe, le'^ variations liu pouls pendant les accès.

■ On juge très bien du stade par les tracés du pouls, dit Lorain {op. cit., p. 15); il est petit et tremblé dans le stade du frisson, plus ample sans exagération dans le stade de chaleur, encore plui ample dans le stade de sueur. ■

On obser>'e souvent des souffles anémiques à la base du ci£uret dans les vaisseaux du cou, je n'ai pas à insister sur les cai^etères de ces souffles.

Itauzier a constaté, chez des malades alteints de fièvre intenniltente, l'existence d'un souffle cardiaque coïncidant avec le premier bruit et ayant son maximum au voisinage de ta pointe ; ce suiilHf ne se prolongeait pas dans les vaisseaux du cou et il s'accoinp gnait quelquefois d'un dédoublement du deuxième bruit à la base'. D'après Rauzier, il s'agirait d'une insuffisance mitralc fonctionn''ll<i

Ascoli a cité un cas qui se rapproche des faits observés par Rauzier.

J'ai souvent chercbé en vain le souffle décrit par Rauzier, 'f crois pouvoir dire, tout au moins, qu'il se rencontre rarement.

Quadri a étudié l'état de ta pression artérielle cbez 10 malaà'i atteints de difTérentes formes du paludisme, les unes légère

s localisations cardiaques de l'impBludbm? aigu, i

^^tres graves; il a constaté, dans tous les cas, une hypotension ^onl le degré était variable *.

G. Éruptions^ herpès, urticaire^ etc. — On observe fréquemment de rherpès à la suite des accès de fièvre intermittente; en général, I ^éruption, très limitée, siège à la face : lèvres, joues, ailes du nez, quelquefois aux oreilles ou sur les muqueuses.

Chez un malade atteint de fièvre intermittente, j*ai observé une éruption d'herpès qui occupait les lèvres, les ailes du nez et toute la muqueuse de la voûte palatine; la muqueuse était douloureuse, rouge, et sur ce fond rouge on distinguait les vésicules d'herpès sous forme de petites taches blanches, légèrement saillantes, bien séparées les unes des autres.

Après rherpès, l'éruption la plus commune dans la fièvre intermittente est, sans contredit, Turticaire^

Chez certains malades, chaque accès s'accompagne d'une éruption ortiée plus ou moins abondante qui disparaît avec l'accès; Zeissl a observé une série de 14 accès de fièvre tierce accompagnés de papules ortiées grosses comme des œufs de pigeon '.

Plusieurs malades chez lesquels j'ai noté l'urticaire, m'ont dit qu'avant d'avoir les fièvres et même avant de venir en Algérie, ils avaient eu une ou plusieurs poussées d'urticaire, il existait donc dans ces cas une prédisposition qui, du reste, n'est pas nécessaire. L'urticaire palustre peut se présenter sans accès fébriles (V. Formes larvées), mais le fait est très rare.

P. Moscato, A. Billet et Vaccari ont publié des observations d'éruptions rubéoliformes ou scarlatiniformes accompagnant les accès palustres, affectant la même intermittence que ces derniers et cédant comme eux à l'emploi de la quinine \

Miron a observé à Bucarest une éruption généralisée de purpura chez une petite fille de trois ans et demi atteinte de fièvre palustre ^

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