MiROif , Soc, méd. des hôp., 23 juin
Le purpura, rare dans les infections récentes, est assez commun chez les cachectiques.
J'ai noté fréquemment l'existence de taches ombrées; dans tous ces cas, il y avait des Pediculi pubis; la relation de cause à effet qui a été signalée par Moursou et Duguet entre ces parasites et les taches ombrées, est aujourd'hui hors de doute ^
P. Moscato et G. Fazio ont observé chacun un cas de mélanodermie palustre*.
H. Présence des hémamibes dans le sang. Anémie. — L'examen du sang, fait pendant les accès, révèle toujours la présence de quelques-unes des formes parasitaires qui ont été décrites dans le chapitre IV.
C'est au début des accès ou dans les heures qui précèdent l'apparition du frisson que l'examen doit être fait de préférence.
On aura soin de procéder à cet examen avant de commencer le traitement par la quinine qui fait disparaître, et parfois très rapidement, les hématozoaires.
Dans l'intervalle des accès les parasites disparaissent, en général, plus ou moins complètement de la grande circulation, les corps en croissant, plus résistants que les autres éléments parasitaires, se retrouvent dans les intervalles d'apyrexie.
Au début des accès (quand le parasite est représenté par de grandes formes), on trouve en général des hémamibes en voie de segmentation; à la fin de l'accès, les leucocytes mélanifères se montrent en plus ou moins grand nombre.
En même temps que la présence des parasites caractéristiques, l'examen du sang révèle une diminution marquée du chiffre des hématies ; la numération des globules du sang permet de constater les progrès rapides de l'anémie, à la suite de chaque nouvel accès de lièvre. La destruction des hématies est d'autant plus considérable que les accès sont plus forts et plus prolongés.
Les variations qui se produisent dans le nombre des leucocytes ont été étudiées déjà.
La peau pâlit et prend, surtout au niveau des parties découvertes, une teinte terreuse; j'ai signalé plus haut les caractères de l'anémie palustre, je n'ai pas à y revenir ici.
L'altération du sang explique la tendance aux hémorragies.